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Articles intéressants sur le foot


Ryan
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Messages recommandés

Intéressant et pour une fois pas trop long. :lol:

Comment tu fais pour tomber sur ces articles Samael ?

le talent cette question  :lol:

 

je cible mes recherches sur des sujets qui m'intéresse ( sur le dernier : analyse du catenacio) et après je lis (bon je suis aider je peux finir un bouquin de 500 pages en 2 heures) et je met ici ceux que je juge les plus intéressants.

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Nice, roi de l'attaque placée

 

 

 

Si son registre offensif est très varié cette saison, l'équipe de Claude Puel excelle surtout dans la préparation et la conservation, la qualité de passes, les déplacements de jeu et l'utilisation combinée de la largeur et de la profondeur. La preuve contre Lyon.


Il y a deux mois, contre Bordeaux, Nice avait déjà fait le coup. Une séquence de vingt-et-une passes et soixante-deux secondes conclue par un but de Ben Arfa, le deuxième d’une partie survolée ce soir-là 6-1. Vendredi dernier, face à Lyon, l’équipe de Claude Puel a remis ça à la 19ème minute, quasiment à l’identique. A nouveau vingt-et-une passes, soixante secondes cette fois montre en main, et au bout de la chaîne, un but de Germain, celui qui a fait basculer le destin du match.

Puisqu’il a les milieux de terrain faits pour échanger dans le coeur du jeu (N. Mendy, Koziello et Seri) et puisqu’il est moins bien outillé pour défendre et aller au duel, Nice aime avoir le ballon. C’est aussi l’une des équipes les plus joueuses de L1 et celle qui attaque, probablement, avec le plus d’intelligence. Elle ne joue pas spécialement haut, aucune autre d’ailleurs ne passe aussi peu de temps qu’elle dans la moitié adverse (seulement 22% de ses actions), mais quand elle y est, elle sait y être efficace (près de 5 tirs cadrés par match en moyenne). Si les 30 buts qu’elle a déjà marqués démontrent néanmoins que son registre est très varié (jeu parfois plus direct, frappes de loin, exploits individuels de Ben Arfa, attaques rapides, centres, coups de pied arrêtés...), c’est cependant sur attaque placée qu’elle se montre la plus habile et la plus redoutable. A l’image de son premier but contre Lyon que nous décortiquons ici.

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Pour pallier les absences et s'adapter au 4-4-2 en losange de Lyon, Claude Puel avait changé d?organisation (3-4-1-2) et inversé son triangle au milieu (avec Seri en pointe haute derrière les attaquants). (Capture d'écran Canal + Sport) (L'Equipe)

 

 


A la récupération, tout est en place
Au début, Nice a éprouvé un peu de mal à animer le 3-4-1-2 qu’avait mis en place Claude Puel (c’est la première fois de la saison qu’il abandonnait son 4-4-2 en losange) et à trouver ses repères en l’absence des suspendus (R. Pereira, Bodmer, Wallyson) et, accessoirement, des blessés (Pléa, Le Bihan, M. Traoré). En particulier, à bien resserrer dans l’axe et à ressortir proprement le ballon de derrière. Mais sur l’action qui amène le premier but, on constate néanmoins que lorsque Koziello récupère le ballon en position médiane, l’équipe est alors bien en place, bien équilibrée et qu’elle est prête déjà à amener beaucoup de monde dans la zone de finition. Avec ses deux joueurs de couloir (Pied et Hult) et son trident offensif (Ben Arfa-Seri-Germain), où le milieu ivoirien n’hésite pas à venir s’intégrer à l’attaque et s’intercaler entre ses deux partenaires.

 

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Tout commence avec une récupération médiane de Koziello le long de la ligne de touche, côté gauche. L'action va alors repasser par derrière, puis se déplacer sur la droite selon le circuit Hult-Le Marchand-Baysse-Genevois. (Capture d'écran Canal + Sport) (L'Equipe)

 

Déplacer le jeu, utiliser la largeur
Avant de trouver le bon décalage et de déclencher la bonne accélération, Nice excelle dans la conservation de balle et il aime souvent se ménager des temps de préparation assez longs (12 passes et 31 secondes sur l’action qui amène le troisième but de Koziello). Une fois que le ballon repart vers l’arrière (passe de Hult pour Le Marchand), c’est d’abord sa patience, son habileté à déplacer le jeu et à utiliser la largeur qui vont chercher à étirer la défense lyonnaise, à la mettre hors de position et à trouver de l’espace. La séquence se développe à droite, revient dans l’axe (N. Mendy, Seri), repart sur la gauche, revient à nouveau sur la droite et c’est une première passe profonde de Baysse et un relais de Seri pour Pied qui crée une forme de déséquilibre chez l’adversaire.

 

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La seizième passe de la séquence, celle de Pied pour Germain, combinée avec l'appel de Ben Arfa, qui fixe Yanga Mbiwa et Morel, aurait pu déjà faire la différence. Il en faudra cinq de plus... (Capture d'écran Canal + Sport). (L'Equipe)

 

 

 


C'est dans l'axe que tout se termine

Servi dos au but un peu trop derrière lui et serré de près par Gonalons, Germain fait repartir l’action à nouveau sur la gauche. C’est ensuite une passe intérieure de Le Marchand pour Seri qui va amorcer le mouvement final. Grâce à la fois au bon déplacement vers la droite de Ben Arfa (le seul joueur de champ niçois à ne pas toucher la balle durant la longue séquence) et à la capacité de Seri à percuter et éliminer en un contre un (d’abord Darder, puis Tolisso) dans un poste de numéro 10 inhabituel, Nice réussit enfin à créer la supériorité numérique dans l’axe à vingt-cinq mètres du but lyonnais et à s’offrir ainsi des possibilités de passe profonde dans l’espace (Germain), voire dans les intervalles.

 

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Après avoir utilisé toute la largeur pour déplacer le jeu, c'est dans l'axe que Nice va placer l'accélération décisive grâce à Seri, au bon déplacement de Ben Arfa et à l'appel de Germain dans la profondeur. (Capture d'écran Canal + Sport) (L'Equipe)

 

 

 


La dernière passe dans la profondeur
C’est toujours celui qui demande le ballon et son appel qui déclenchent la passe, en l’occurence Germain. L’attaquant niçois part dans le dos de Gonalons (lequel garde les yeux fixés sur la balle) et vient se glisser entre le central lyonnais et Rafaël, la passe de Seri est parfaitement dosée, et c’est alors sa qualité individuelle qui crée la différence et se concrétise par un but. Qualité de contrôle du pied droit pour s’emmener le ballon dans la course et éviter le retour de Rafael. Qualité de toucher de balle pour lober ensuite Lopes du gauche et gagner son duel. Mais aussi qualité de sang-froid et justesse technique pour pouvoir enchaîner le tout.

 

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Au moment de conclure, le trident d'attaque (Seri-Ben Arfa-Germain) et les deux joueurs de couloir (Pied et Hult) se retrouvent idéalement placés dans les 25 derniers mètres pour transpercer la défense lyonnaise. (Capture d'écran Canal + Sport) (L'Equipe)

 

 





http://www.francefootball.fr/news/Nice-roi-de-l-attaque-placee/610203


Modifié par Charlie
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Article pas du tout intéressant, mais notez toute l'amertume réunie dans une seule phrase :D :D :D Quel rageur !

 

White Hart Lane a eu un coup de chaud. Menés après vingt minutes de jeu après un grossier cafouillage dans la défense des Spurs conclu par Ashley Barnes, les hommes de Mauricio Pochettino ont finalement réussi à inverser logiquement la tendance dimanche face à Burnley (2-1). Juste assez pour remettre trois points dans la gueule à Manchester United.

 

Modifié par Duncan Edwards
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  • 2 semaines après...
LEXIQUE TACTIQUE

 

 

La tactique, ça ne fait pas toujours rêver. Aux considérations théoriques s’ajoute tout un vocabulaire, plus ou moins pontifiant, permettant de définir des systèmes ou des rôles précis. Petit guide en deux parties (à compléter) pour pouvoir s’y plus retrouver facilement, sans se prendre trop au sérieux…

 

 

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POSTES ET RÔLES

Ailier inversé
Joueur offensif de couloir qui évolue à l’opposé de son côté naturel. Un droitier côté gauche, par exemple. Avec la disparition des ailiers de débordement, dits “traditionnels”, ainsi que du rôle de numéro 10 à l’ancienne, ces ailiers inversés sont soit des attaquants reconvertis, dont l’objectif est de partir de l’aile pour s’ouvrir le chemin du but en repiquant sur leur bon pied ; soit des meneurs de jeu excentrés, qui partent du couloir pour glisser dans l’entrejeu, entre les lignes défensive et du milieu de terrain de l’adversaire. Exemples: Robben, Ribéry, Neymar, Cristiano Ronaldo, Bale, Hazard…

Variante : “Mince, j’ai encore inversé les ailiers et les milieux défensifs” (Luis Fernandez).

Box-to-box
Milieu de terrain complet dont le volume de jeu et l’activité l’amènent à évoluer de sa surface jusqu’à celle de l’adversaire, défendant autant qu’il attaque. Profil historiquement associé au football anglais, mais en disparition sous l’effet de la spécialisation des rôles. Exemples: Steven Gerrard, Paul Scholes, Yaya Touré…

Variante : “Je vais de boîte en boîte” (Pascal Feindouno).

Carrileros
Terme espagnol initialement employé pour désigner les joueurs de couloir d’un milieu en losange (aussi appelés interiores, notamment dans un milieu en V), il peut également faire référence aux latéraux occupant une position intermédiaire, entre défenseurs et milieux de terrain, dans les systèmes à trois défenseurs centraux, comme le 3-4-2-1 napolitain de Walter Mazzari. Exemple: non mais en fait, personne n’utilise ce mot.

Variante : “Dans un milieu en losange inversé, on appelle ça un carrileros” (Xavier Gravelaine).

Double pivot
Traduction littérale de “doble pivote”. Référence à l’association de deux joueurs devant la défense, chacun apportant offensivement à tour de rôle plutôt que se spécialisant dans une tâche offensive ou défensive. Exemple: le milieu de Manchester City avec Yaya Touré et Fernandinho.

Variante : “Quand je prends le ballon, je pivote deux fois autour de moi-même” (Jérôme Rothen).

Enganche
Voir Trequartista.

Variante : “Enganche! Enganche! Enganche!” (Jean-Michel Larqué).

Faux numéro 9
Attaquant axial seul en pointe sur le papier, mais qui se comporte comme un milieu supplémentaire en décrochant. De plus en plus employé pour désigner des numéros 9 dont le rôle n’est pas de marquer mais de mener le jeu offensif. Exemples: Ibrahimovic, Benzema, Messi, Fabregas au Barça.

Variante : “J’ai encore fait mon numéro de faux 9” (Fred).

Libéro
Défenseur en surplus par rapport aux attaquants adverses, chargé de couvrir les erreurs éventuelles des autres défenseurs. Dans une défense à trois centraux, le libéro évolue généralement en retrait de deux défenseurs “stoppeurs”, mais il peut aussi jouer devant eux et être le premier attaquant de son équipe, à l’image de Franz Beckenbauer. Avec la généralisation de la défense à quatre et du marquage de zone, un défenseur occupe tour à tour les rôles de stoppeur et de libéro, en fonction du placement des attaquants adverses. Exemple: Nikos Liberopoulos.

Variante : “Je te libère pour la finale” (Slaven Bilic à Laurent Blanc).

 

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Makelele rôle
Le “rôle Makelele”, du nom de l’ancien milieu de terrain défensif français, désigne une sentinelle uniquement dédiée aux tâches défensives et donc complètement déchargée de la construction du jeu. C’était la fonction de Claude Makelele au sein de l’entrejeu du Real des Galactiques. Exemples: Alou Diarra, Mavuba…

Variante : “J’ai souvent tenu ce rôle” (Rocco Siffredi).

Mezzala
Terme italien désignant les relayeurs dans un milieu à trois, qui évoluent généralement devant une sentinelle.

Variante : “Je mets ça là, on verra bien” (Laurent Blanc à propos de Lucas Moura).

Neuf et demi
Attaquant de soutien mobile et technique, généralement associé à une pointe fixe, qui fait le lien entre le milieu de terrain et l’attaque par ses décrochages. Exemples: Djorkaeff, Roberto Baggio, Rooney, Tevez…

Variante : “J’en suis à neuf demis” (Sidney Govou).

Regista
Littéralement “réalisateur”. Meneur de jeu qui évolue dans une position très reculée sur le terrain, ce qui lui permet d’organiser le jeu devant sa défense avec plus de liberté, depuis une zone moins peuplée par les adversaires. Andrea Pirlo incarne parfaitement la notion de regista. Exemples: Busquets, Gerrard récent, Xabi Alonso…

Variante : “Régis t’as encore marché sur la prise de la sono” (le réalisateur de France-Honduras avant les hymnes).

Sentinelle
Milieu défensif unique positionné devant la défense, “en sentinelle” du milieu de terrain. L’équivalent d’un libéro de l’entrejeu. Exemples: Gonalons, Mavuba, Carrick, Busquets…

Variante : “J’ai rien vu venir” (Alou Diarra).

Stoppeur
Défenseur chargé de marquer un attaquant adverse. Censé être moins technique et plus physique que le libéro. Exemples: Desailly, Puyol, Vidic…

Variante : “Arrête de dire des conneries, Jean-Alain” (un commentateur de beIN Sport).

Trequartista
Expression italienne (littéralement: “trois-quart”), qui fait référence à un meneur de jeu évoluant entre le milieu et la défense adverse. Pivot offensif de son équipe, le trequartista est un meneur de jeu, mais peut être amené à marquer lui-même des buts. Synonyme espagnol: enganche. Exemple: Yannick Jauzion.

Variante : “Zizou choisissait les trois-quarts de l’équipe” (Raymond Domenech).

 

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PRINCIPES ET PHILOSOPHIES

Catenaccio
Tactique défensive popularisée par l’Inter d’Helenio Herrera dans les années 60. Originellement, ce système employait un libéro très en retrait de quatre autres défenseurs, qui appliquaient un marquage individuel. Expression aujourd’hui largement galvaudée car employée pour désigner une équipe à l’approche très défensive.

Variante : “L’important c’est les serrures trois points” (Pablo Correa).

Décrochage
Un joueur décroche lorsque, sans ballon, il quitte la zone qu’il est censé occuper dans l’organisation de base de son équipe pour demander le ballon dans une autre zone du terrain. Objectifs: créer une supériorité numérique inattendue dans une zone, chercher les espaces entre les lignes adverses…

Variante : “C’est pourquoi je voudrais, enfin si vous le permettez, dézoner en paix” (Nicolas Anelka).

Football total
Totaalvoetbal en néerlandais. Principe de jeu développé par Rinus Michels à l’Ajax Amsterdam dans les années 70, basé sur un mouvement perpétuel, un pressing constant et la participation de tous les joueurs à toutes les phases du jeu (offensive, défensive), notamment via une permutation extrême des postes. Nécessitait une grande polyvalence des joueurs, et a suscité l’augmentation des exigences athlétiques.

Variante : “Au total, on n’a pas beaucoup joué au football” (un ancien joueur de Jean Fernandez).

Gegenpressing
Littéralement, “contre-pressing”. Tactique offensive utilisée par Jürgen Klopp au Borussia Dortmund. Elle s’appuie sur une récupération de balle très haute et nécessite des joueurs offensifs rapides, travailleurs et disciplinés. Elle repose sur un principe simple: au moment d’enclencher un mouvement offensif, les adversaires ne sont pas tous en position. Reprendre rapidement le ballon et jouer dans la verticalité permet de profiter de ce désordre temporaire pour obtenir un accès rapide au but.

Variante : “Les Portugais étaient visiblement gegenpressés de rentrer à la maison” (Joachim Löw).

Horizontalité
Désigne un jeu latéral, sur la largeur, avec peu de progression vers le but adverse et donc stérile. Fréquent lorsqu’une équipe de possession n’arrive pas à créer des décalages.

Variante : “J’ai souvent fait la différence à l’horizontale” (Sergio Busquets).

Kick ‘n’ Rush
Style de jeu qui consiste à rechercher, dès que possible, un jeu direct avec de longs ballons vers l’avant. Historiquement associé au football anglais. Des journalistes britanniques ont évoqué l’influence d’un climat difficile sur la naissance de cette façon de jouer, mais cette explication est un peu simpliste (les Britons sont juste des rustres, en fait).

Variante : “J’aime encore plus le headkick and run” (Brandao).

Marquage en zone
Stratégie défensive dans laquelle chaque défenseur a une zone à couvrir, plutôt qu’un adversaire spécifique à marquer. Le défenseur ne s’occupe que du joueur pénétrant dans sa zone. Cela permet de conserver une organisation défensive, un alignement stables et de préserver la mise en place tactique de base. L’entraîneur italien Arrigo Sacchi a popularisé le marquage de zone à l’AC Milan à partir de la fin des années 80. Applicable également sur coups de pied arrêtés, en particulier lorsqu’une équipe manque de joueurs bons dans les airs.

Variante : “Notre marquage sur corner, c’est la zone” (Mario Zagallo, juillet 1998).

Marquage individuel
Stratégie défensive qui consiste à attribuer à chaque défenseur un adversaire spécifique. Le défenseur doit alors le marquer quelle que soit sa position sur le terrain. Délaissé aujourd’hui, le marquage individuel a pourtant longtemps été la norme. Lors de la généralisation du W-M, à partir des années 30, les attributions de marquage se faisaient souvent automatiquement, via les numéros des joueurs, qui définissaient les postes de chacun (le 4 marque le 9, le 3 marque le 7…).

Variante : “J’aime bien marquer chacun de mes adversaires” (Nigel de Jong).

Pressing
Action de courir vers le porteur du ballon pour réduire son espace et son temps d’action, ainsi que celui de ses coéquipiers proches. Objectifs: récupérer la possession, soit directement par une interception, soit indirectement en forçant une mauvaise passe adverse, ou ralentir la construction.

Variante : “J’ai inventé le pressing au Stade de Rince” (Albert Batteux).

 

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Sapin de Noël
Nom donné à l’organisation en 4-3-2-1, popularisée par Carlo Ancelotti à l’AC Milan. Ce schéma, large à sa base et étroit à son sommet, repose sur quatre défenseurs, trois milieux à vocation plus ou moins défensive, et sur deux joueurs offensifs en soutien d’un unique attaquant de pointe.

Variante : “J’avoue que Lugano, c’était pas un cadeau” (Leonardo).

Tiki-taka
Terme utilisé originellement pour décrire le style de jeu espagnol lors de la Coupe du monde 2006, basé sur une succession de passes courtes au sol. Depuis, l’expression a été principalement affectée à la philosophie développée au Barça par Pep Guardiola.

Variante : “En 2014, c’était plutôt Titanic-cata” (Vicente Del Bosque).

Transition
Moment du jeu lorsqu’un bloc-équipe passe de sa configuration offensive à son organisation défensive, ou inversement. Le Borussia Dortmund de Jürgen Klopp exploite ces quelques secondes pour dépasser l’adversaire et se retrouver très vite devant son but.

Variante : “La transition a été un peu difficile” (David Moyes).

Verticalité
Désigne un jeu qui progresse rapidement et beaucoup vers le but adverse, dans la longueur du terrain.

Variante : “Je prenais mieux la profondeur que Fred, d’après Madame” (Sylvain Wiltord).

W-M
Système tactique créé au milieu des années 1920 par Herbert Chapman, entraîneur d’Arsenal. Disposé en 3-2-2-3, d’où son nom (les cinq joueurs défensifs forment un M sur le papier, les cinq offensifs un W), le W-M était le dispositif tactique majeur jusqu’en 1953 et le “match du siècle” entre la Hongrie et l’Angleterre. La nette victoire hongroise (6-3) a révélé ses failles et marqué le premier pas vers le 4-2-4 utilisé par le Brésil en 1958.

Variante : “Pour les arbitres, je préconise le WC” (un supporter).

 

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http://cahiersdufootball.net/blogs/les-de-managers/lexique-tactique/

 

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Une vidéo de stade2 sur le recrutement des jeunes et ses dérives. Le sujet étant vaste et intéressant je développerais un peu plus tard quand j'aurais plus de temps :

 

http://www.footballcoachvideo.com/business-du-recrutement-des-jeunes-footballeurs-stade-2-f-leveque/

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Villarreal 1-1 FC Barcelone : l’analyse tactique

 

http://www.chroniquestactiques.fr/liga-villarreal-1-1-fc-barcelone-analyse-tactique-defense-position-surface-reparation-messi-17660/

 

 

 

 

COUPE DU MONDE : QUI C'EST LES PLUS FORTS ?

 

 

http://www.cahiersdufootball.net/article-infographies-coupe-du-monde-continents-pays-buts-5327

Modifié par Charlie

 

 

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"Au milieu des années 70, l’AS Saint-Etienne a réveillé et décomplexé un football français moribond. Point d’orgue des prestations stéphanoises sur la scène continentale, la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions disputée face au Bayern Munich le 12 mai 1976 à Glasgow. A l’occasion du 40e anniversaire de cet événement, retour sur l’épopée des Verts, de sa genèse aux turbulences que le club a commencé à traverser quelques années après."


 


http://sport24.lefigaro.fr/webdoc/as-st-etienne-epopee-des-verts-1976/


 

 

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Ronaldo, peut-être le plus beau gâchis de l'histoire. Attention je ne dis pas qu'il a foiré sa carrière ou quoi, mais je me suis souvent demandé ce qu'il se serait passé s'il n'avait pas eu ces horribles blessures. Il était toujours monstrueux après mais ce n'était plus la même chose. Quand il était à son top, c'était absolument incroyable, j'avais jamais vu ça et je ne sais pas si je le reverrais un jour.

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RINUS ET CORTEX

 

 

 

 

 

Rinus Michels, c'est l'entraîneur du grand Ajax et des himalayesques Pays-Bas de 1974. Rinus Michels, c'est l'un des rares inventeurs, il y a 50 ans, du football qu'on pratique aujourd'hui, en 2013. Rinus Michels, c'est la naissance du football moderne. 

 
 
 
 

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Rinus Michels lors d'une conférence de presse apéro

« Je ressens une satisfaction extrême pour des raisons que je ne veux pas expliquer. » Rinus Michels a la voix brisée d'émotion : ses Oranjeviennent de terrasser 2-1 la RFA au stade de Hambourg en demies de l'Euro allemand 1988. Michels est enfant de la guerre et comme tous ses compatriotes, y compris ses jeunes joueurs, il nourrit des sentiments anti-germaniques bien légitimes… Une fois l'Euro 88 acquis en finale contre l'URSS (2-0) au stade maudit de Munich de 1974, Rinus en remettra une couche : « Nous avons gagné le tournoi, mais nous savons tous que la demi-finale était la vraie finale. » Il est question de la guerre, encore, mais aussi de la revanche symbolique sur cette Allemagne qui avait brisé une deuxième fois le cœur de tout un pays en 1974, avec la défaite finale contre la Mannschaft de Beckenbauer (1-2)... À l'Euro 88 figure dans l'effectif de Michels un joueur emblématique, Arnold Mürhen (37 ans) : c'est le dernier rescapé du grand Ajax des années 70, l'Ajax du football total ! Car c'est Rinus Michels qui fut l'artisan technique et tactique de la révolution du jeu insufflé à Amsterdam à la fin des années 60.

 
 

Un détail crucial, d'abord : Rinus a été un grand attaquant ajacide entre 1946 et 1958. Buteur prolixe, il s'était fait une petite réputation au pays avec un quintuplé inscrit contre l'ADO avec Ajax (8-3)… Rinus a toujours pensé « offensif » , « attaque » , « buts » ! Le football total, donc… Déjà, il est normal que ce soit en Hollande, où on est au four et au moulin, que ce concept ait vu le jour (joke). Avant d'en arriver vers 1971 au fameux système-étalon reposant sur un 4-3-3, Michels a un peu tâtonné précédemment avec un 4-2-4 audacieux. La finale de C1 69 perdue 1-4 contre le Milan AC aurait convaincu Michels de densifier un peu plus son milieu de terrain… Qui sont les joueurs ? Dans les buts, Stuy, à qui il est demandé de participer au jeu en « gardien volant » , entre autres en relançant hors de sa surface et en anticipant en deuxième libero les raids d'un attaquant adverse du fait du positionnement haut du bloc ajacide. En défense, de droite à gauche : Suurbier, Hulshoff, Blankenburg (un Allemand) et Krol. Milieu : G. Mürhen, Nesskens, Haan. Attaque : Rep, Cruijff et Keizer. Chacun de ces noms a l'aura d'un chapitre de la Bible. Quel est leur rôle ? Multiforme, mais en tenant compte d'abord de leurs qualités individuelles propres. Car le football total de Michels est, avant tout, plus une façon de jouer qu'une stratégie rigide. L'apport tactique nouveau, ce sont les défenseurs devenus offensifs, mais à condition que l'attaquant puisse couvrir son partenaire. Ainsi, Krol peut monter dans le couloir gauche, mais Keizer devra couvrir. Idem à droite avec les montées ravageuses de Suurbier, mais que Rep protège par un repli rapide. Plus généralement, c'est par un système de coulissage (the position switching) que chacun doit occuper la place d'un partenaire qui se déplace, latéralement ou verticalement : Cruijff peur reculer en milieu axial si Neeskens se projette devant, etc. L'Ajax est un bloc fluide qui se déploie en attaque et qui se contracte en situation défensive où chacun dans sa zone, attaquants compris, participe au pressing. Les attaquants défendent et les défenseurs attaquent… À la récup, on se projette très vite devant pour exploiter le moindre espace : ce sont les fameuses « attaques par vague » caractéristiques de l'Ajax. Les remontées de balle prennent souvent 3 à 4 passes, pas plus. Une trouvaille tactique révolutionnaire permet à l'Ajax de jouer avec un bloc placé haut : le piège du hors-jeu (off-side trap) actionné autrefois par Vasović, puis par Blankenburg. À son signal, la ligne défensive remonte précipitamment pour piéger l'attaquant adverse. Inutile de rappeler que chaque joueur doit posséder un bagage technique très élevé et savoir faire la passe juste. Petit détail : les observateurs seront fascinés par les fameuses transversales ultra précises pour changer le jeu. Des transversales souvent suivies de contrôles aériens (et orientés vers l'avant), la jambe levée très haut. Un truc maîtrisé y compris par les défenseurs…
Un faux romantique Mais le football du grand Ajax seventies repose sur l'inspiration géniale de Johan Cruijff. Comme on le disait à l'époque : à l'Ajax il y a deux entraîneurs, Michels sur la touche et Cruijff sur le terrain… D'abord, Cruijff échappe au positionnement fixe et peut se balader sur tout le front de l'attaque, se placer au milieu ou relancer la mécanique des lignes arrières. C'est lui aussi qui replace ses partenaires selon sa vision de l'espace et son appréciation de la vitesse de circulation du ballon : la balle doit arriver à tel endroit, à tel joueur, selon tel tempo ! Un truc de fou qui maintient l'équipe concentrée à 200 %, attentive aux gestes et aux ordres du n° 14. Et là, il n'y aucune analyse tactique à faire : c'est Cruijff et sa science mystérieuse qui décident et c'est aux autres de comprendre vite. Car les inspirations de Cruijff sont fulgurantes… Autre invention géniale du foot total : la polyvalence ! Chaque joueur connaît les caractéristiques de tous les postes et doit savoir s'y installer selon les circonstances. Ruud Krol, latéral gauche, est aussi capable de jouer libéro. Neeskens, milieu défensif axial est capable de jouer défenseur latéral droit ou se projeter devant comme un pur attaquant (meilleur buteur Oranje au Mondial 74, 5 buts !). Le milieu Arie Haan jouera défenseur axial avec les Oranje en 74, etc. La cohésion quasi télépathique qui subjugue le monde du foot tient aussi au fait que les joueurs ont grandi ensemble dans les équipes de jeunes avec les mêmes préceptes de jeu. Swaart, ailier droit d'avant Johnny Rep : « Quand je voyais Suurbier monter devant, je savais que je devais reculer : personne n'avait à me le dire. Au bout de deux ans, chacun savait ce qu'il avait à faire, et comment et où se positionner en fonction des autres. » 

Dernière caractéristique, entre autres, du football total : une condition physique hors norme que Michels développera par un entraînement physique harassant. Car il faut être sans cesse concentré et en mouvement : outre les dribbles mortels de Cruijff, c'est aussi par la vitesse des déplacements et des transmissions que l'Ajax se crée des espaces devant. Se trouver des espaces ! Le foot total de l'Ajax consiste à étirer l'adversaire (avec deux ailiers), faire sortir les axiaux défensifs de leur base (on joue encore l'individuelle stricte à l'époque), déséquilibrer par le dribble, faire exploser le bloc adverse par des accélérations soudaines individuelles ou collectives… Même le jeu aérien est pris en compte : sur les 5 buts marqués lors des trois finales victorieuses de C1 (1971, 72, 73), trois buts furent marqués de la tête ! Tout était mis en œuvre pour faire plier des adversaires regroupés en défense. Car l'époque est au foot bunkérisé : les victoires des C1 1972 et 1973 (avec Stefan Kovačs ayant remplacé Michels, mais avec le même jeu) contre l'Inter, puis contre la Juve seront autant de défaites du jeu défensif destructeur des clubs italiens trop cyniques… Détail important : Rinus Michels exige de ses joueurs qu'ils se fassent respecter ! Le jeu dur fait aussi partie du foot pratiqué par l'Ajax et la Hollande 74 que Michels drivera. C'est un aspect méconnu du foot hollandais que l'on qualifie abusivement de « romantique » . Dans les années 60, il fallait en passer par là pour affronter en coupes d'Europe les cadors physiques anglais, italiens et allemands ou des pays de l'Est. Une question de vie ou de mort pour le petit football néerlandais… Dans les années 60, Michels virera de l'Ajax tous les défenseurs manquant de « caractère » !
Un concert de Whitney Houston avant la finale de 1988 Rinus Michels appliquera les mêmes préceptes du foot total de l'Ajaxavec les Pays-Bas en 1974, avec pas mal de joueurs ajacides dans le 11 de départ. Un match anthologique ? Hollande-Brésil (2-0), bien sûr ! En demies (deuxième phase de poules en fait). Du foot total illustré. Premier but de Nesskens, milieu défensif axial qui se mue en pur n°9 sur un service de Cruijff, attaquant axial mais ici décalé en ailier droit. Et deuxième but de Cruijff en pur n°9, sur centre de l'arrière gauche Krol transformé en ailier gauche et lancé par Rensenbrick (ailier gauche, reculé ici en milieu) : imparable ! Les Brésiliens sont à la rue, dépassés par la vitesse de cette équipe protéiforme. En Amérique du Sud (surtout au Brésil et en Argentine), Rinus Michels est considéré comme le maître tacticien absolu : le plus bel hommage de deux grands pays de foot… La féerie légendaire et inoubliable des Oranje74 finira tristement avec une défaite en finale contre la RFA (1-2). La vérité, c'est que la Mannschaft pratiquait aussi une autre forme de football total. Mais ça c'est une autre histoire… Rinus Michelscoachera notablement le Barça (champion d'Espagne 1974 avec Johan 1er) et mettra en place la fameuse Dutch Connection qui révolutionnera avec lui, puis avec Cruijff, Van Gaal et Rijkaard le FC Barça. Michels coachera donc aussi les Oranje 88, champions d'Europe. Une autre merveille de jeu illustré par le but du siècle, la volée de Van Basten contre l'URSS en finale (2-0) sous les yeux incrédules du vieux Rinus qui se prend la tête dans les mains, sidéré. Van Basten a planté sur un centre du bon vieux Arnold Muhren. Michels, Van Basten, Murhen : trois générations ajacides au service éternel du beau jeu. Belle symbolique… Détail important : lors de cet Euro, Rinus Michels a troqué son traditionnel 4-3-3 (qui n'a pas fonctionné contre l'URSS au premier tour, 0-1) pour un 4-4-2 plus réaliste, avec devant sa paire milanaise Van Basten-Gullit. Preuve une fois de plus, que le football total de Michels appliqué en 1971 ou en 1988 est avant tout plus une façon de jouer qu'une stratégie rigide. Autre signe d'intelligence : l'Ajacide Michels a bâti son équipe sur le PSV Eindhoven très « germanique » vainqueur de la C1 88 avec Guus Hiddink. Enfin, en 88, les Oranje découvrent un autre Rinus, plus cool, et pas « le Général » . Ce surnom vient de sa discipline de fer exigée de tout temps et de son ton volontiers cassant, comme son humour aux vannes très sèches (Michels était aussi un géant d'un mètre 85 qui en imposait). Il s'en expliquera à Ruud Gullit : « Quand j'étais à l'Ajax, le foot n'était pas pro comme maintenant. Ta génération et toi avez appris à l'être. Vous connaissez tout de vos obligations. Je n'ai donc plus à être dur avec vous. » Pour la petite histoire, les Oranje iront voir un concert de Whitney Houston la veille de la finale contre l'URSS… Le vieux Rinus avait aussi beaucoup appris sur l'approche psychologique de gestion de groupe. Michels drivera une dernière fois les Pays-Bas à l'Euro 88, une équipe fantastique, mais qui se fera piéger par l'improbableDanemark repêché in extremis et mené par un Brian Laudrup on fire… Rinus Michels a été consacré meilleur entraîneur du XXe siècle par la FIFA. Une évidence.

 

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01/08/2013
 

Parler du football italien, c’est parler de ses grands champions, de ceux qui ont fait sa gloire. J’aurai pu parler de Meazza, de Rivera, de Riva, de Baresi, de Baggio, de Totti, de Zoff ou de Pirlo... J’ai finalement choisi de parler de Giacinto Facchetti. Parce qu’il représente trois choses qui nous viennent tout de suite à l’esprit quand on pense au football italien. La classe et l’élégance, d’abord, cette fameuse “classe à l’italienne”. La culture de la gagne, ensuite, puisque l’on parle ici d’un joueur qui a (presque) tout gagné et qui compte l’un des plus beaux palmarès de sa génération. L’art de la défense, enfin, puisqu’il est l’un des plus grands défenseurs de l’histoire du football, le représentant ultime du catenaccio. Et donc, par extension, de la contre-attaque... Cipe, son surnom, représentait le football italien dans ce qu’il avait de meilleur. Pour ces raisons, le choix de Facchetti me paraissait être le meilleur, comme une évidence. Et puis, un signe du destin n’a fait que confirmer ceci quand, le 23 juillet dernier, l’immense Djalma Santos nous a quitté. Le brésilien avait été l’un des premiers arrières latéraux à monter. L’italien aura ensuite porté ce statut “d’arrière-ailier” au pinacle. Retour sur la vie d’un seigneur du ballon rond.

Giacinto Facchetti est né le 18 juillet 1942, en pleine Seconde Guerre Mondiale, à Treviglio, en Lombardie. Jeune, ce fils de cheminot hésite entre le football et l’athlétisme, ayant même une préférence pour ce dernier, se rêvant en champion olympique de 100 mètres. Son physique impressionnant (1m88 pour 85 kilos) faisait en effet de lui un superbe athlète, doté qui plus est d’une vitesse de course impressionnante, puisqu’il était capable de courir le 100 mètres en moins de 11 secondes.
A la fin des années 50, il court même le 80 mètres en 8’’9, soit à un dixième du record national de Livio Berruti, qui deviendra champion olympique du 200 m à Rome en 1960 !

Mais le gamin avait un rêve, et quel rêve : jouer pour l’Inter Milan, le club qu’il supportait depuis son plus jeune âge. A 14 ans, il fut repéré par un certain Giuseppe Meazza et fit un essai chez les Nerazzurri, mais il ne fut pas retenu. Nullement découragé, Giacinto joua alors pour le club de sa ville natale, le CS Trevigliese, où il était utilisé comme avant-centre, pour utiliser au mieux sa grande taille. Ses performances sont remarquées, le joueur brillant par sa technique, sa puissance et surtout sa vitesse, proprement hallucinante pour un tel gabarit. 
Sur le départ et convoité aussi par l’Atalanta Bergame, il donne sa préférence à l’Inter Milan et est recruté par le nouvel entraîneur, le franco-argentin Helenio Herrera, qui sort de deux saisons exceptionnelles avec le FC Barcelone.
Facchetti réalise alors son rêve de gosse en rejoignant l’Internazionale. Il ne la quittera jamais. 
Son premier jour au club, il est appelé par erreur Cipelletti par Helenio Herrera. Son surnom de Cipe, qu’il gardera toute sa vie, vient de là.
De plus, sa rencontre avec Il Mago va bouleverser sa vie et sa carrière. Séduit par les qualités et l’intelligence du jeune homme H.H. annonce la couleur d’entrée : “Ce garçon sera un pilier essentiel de mon équipe”. La prédiction d’Herrera s’avèrera vraie et Facchetti brillera au-delà de ses espérances. 

Helenio Herrera veut profiter au maximum de la vitesse de Facchetti et le repositionne arrière gauche dans son 5-3-2 (ou 3-5-2), le fameux catenaccio
Mais le joueur ne se contente pas de défendre, comme ses contemporains à ce poste. Il est également un redoutable contre-attaquant, un véritable ailier, qui vient apporter le surnombre sur les côtés en phase offensive. Herrera part en effet du principe que si l’adversaire est bloqué, son équipe à tout le loisir de contre-attaquer. 
En bloquant les espaces et en adoptant une tactique à priori défensive, H.H. veut en fait développer un football offensif basé sur la vitesse, avec une remontée de balle rapide sur les côtés, notamment par les arrières latéraux. Et Facchetti, en bon sprinter qu’il est, excelle dans ce domaine. Le défenseur surpersonique, encouragé par son mentor, invente alors ce qu’on appellera ensuite le joueur de couloir. 
Herrera l’utilise comme une véritable rampe de lancement, capable de déborder et de centrer pour ses attaquants, Mazzola, Luis Suarez ou Jaïr, ou de marquer. 
Dôté d’une très grosse frappe de balle et d’un très bon jeu de tête, Facchetti est en effet le défenseur qui détient le record de buts en Serie A, avec 59 buts en championnat. Si les légendaires brésiliens Nilton et Djalma Santos avaient montré la voie des arrières offensifs, c’est véritablement Giacinto Facchetti qui est considéré comme le premier défenseur à attaquer. 
On disait qu’il transformait les ailiers en arrières, tant il montait. “Avec lui, c’était l’ailier adverse qui était le plus souvent au marquage” se souviendra Herrera. A une époque où passer la ligne médiane pour un défenseur est une hérésie, c’est une révolution !
"Il a inventé quelque chose de magique en étant le premier arrière à monter et à déstabiliser les défenses en fixant son adversaire direct. C’est pourquoi il restera dans l’histoire du football. La précision de ses centres était exceptionnelle alors qu'il venait de fournir un énorme effort et de courir comme un fou pour remonter le ballon. Il en fallait du talent pour faire ça", expliquera son ancien équipier Luis Suarez.



Facchetti est lancé dans le grand bain à 18 ans, le 19 mai 1961, face à l’AS Roma au Stadio Olimpico (victoire 2-0) et il marque son premier but dès son deuxième match, face au Napoli. 
Pourtant, les débuts du géant sont compliqués : il joue peu, il est parfois mauvais et il subit de nombreuses critiques. C’est grâce à la confiance d’Herrera et à force de travail et de volonté que le numéro 3 nerazzurro va se façonner, passer du coureur au footballeur, progresser, et s’imposer dans le onze de l’Inter et devenir le mythique joueur qu’il est devenu. 
A sa troisième saison, il devient enfin un titulaire indiscutable et remporte son premier titre, le Scudetto 1962-1963, que l’Inter attendait depuis neuf ans. C’est le point de départ de la Grande Inter, qui régnera sur l’Italie, l’Europe et le monde au milieu des années 60. 
C’est également lors de cette saison qu’il est sélectionné pour la première fois avec la Nazionale, le 27 mars 1963 face à la Turquie (1-0).

Entre 1964 et 1966, le club d’Angelo Moratti, père de l’actuel président Massimo Moratti, va tout rafler : deux Scudetti, deux Coupes d’Europe des Clubs Champions et deux Coupes Intercontinentale. C’est simple, l’Inter est le meilleur club du monde et Facchetti son joueur emblématique et son âme. 
C’est l’Inter des Mazzola, des Luis Suarez, des Picchi (le capitaine), des Burgnich, des Sarti, des Jaïr, des Corso... En bref, la plus belle génération de joueurs qu’ait connu le club milanais.
Lors de la finale de la Coupe d’Europe 1964 face au Real Madrid de Di Stefano, qui dispute là son dernier match sous le maillot merengue, l’Inter surclasse tactiquement son adversaire, et Facchetti, au marquage d’Amancio, est à son sommet. Les Nerazzurri l’emportent 3-1 et triomphent pour la première fois dans l’épreuve reine, en étant la première équipe à ne pas concéder de défaite dans la compétition (7 victoires et 2 nuls). 

 
Quelques jours plus tard, fatigués, les interistes s’inclinent 2-0 face à Bologne en match d’appui pour le titre de champion d’Italie et Facchetti marque même contre son camp. Mais l’Inter se console en gagnant en septembre 1964 sa première Coupe Intercontinentale, contre les argentins de l’Independiente, 1 à 0 en match d’appui (après une défaite 1-0 et une victoire 2-0).

La saison suivante, l’Inter prend sa revanche en gagnant son neuvièmeScudetto, tout en s’adjugeant sa seconde C1 consécutive. En ½ finale retour face à Liverpool, Facchetti livre l’une des plus grandes prestations de sa carrière. Terrassée 3-1 à l’aller, l’Inter doit absolument l’emporter par trois buts d’écarts (la règle du but à l’extérieur n’existe pas encore) pour se qualifier. Les milanais mènent 2-0 au bout de dix minutes, et c’est leur arrière gauche, qui a passé son match à attaquer, qui va les délivrer à la 62è minute, avec un vrai but d'avant-centre.

 
En finale, l’Inter bat le Benfica Lisbonne d’Eusebio à San Siro (1-0) et devient, avec ce deuxième titre, le club italien le plus titré en Coupe d’Europe. Dans la foulée, les nerazzurri remportent également leur deuxième Coupe Intercontinentale, encore face à l’Independiente (3-0, 0-0).

 
En 1966, le club d’Angelo Moratti remporte son dixième Scudetto et, du même coup, sa première Stella ! Cette saison là, le numéro 3 inscrit 10 buts en Serie A, un record pour un défenseur. 

A cette époque, Facchetti est le meilleur joueur du monde à son poste, et il termine même 2è au scrutin du “Ballon d’Or de France Football” en 1965, à huit petits points du lauréat Eusebio, et devant son coéquipier Luis Suarez. 
Entre 1962 à 1967, ses meilleures années, qui coïncide avec l’apogée de la Grande Inter, il joue 205 matchs toutes compétitions confondues et marque 29 buts, tout en faisant le métier derrière et en distribuant de nombreuses passes décisives.
En plus de son palmarès et de ses statistiques, le joueur est réputé pour son fair-play légendaire, sa classe et son élégance, sur et en dehors des terrains.
Facchetti inspire ses contemporains, et non des moindres. Le “Kaiser” Franz Beckenbauer avouera avoir “appris de lui à se projeter en attaque" et Jock Stein, le mythique entraîneur du Celtic Glasgow dira s’être inspiré de lui pour former son arrière gauche Tommy Gemmel. Ironie du sort, c’est ce dernier qui crucifiera l’Inter en finale de la C1 1967.
Très populaire, Facchetti est aussi l’un des premiers footballeurs a apparaître dans des publicités. On peut le dire, c’est une “star”. Cipe est alors au sommet de sa gloire.

 
Facchetti participe à sa première Coupe du Monde avec l’Italie, lors du Mondial anglais de 1966. L’expérience va malheureusement virer à la catastrophe. Après une victoire sur le Chili et une défaite face à l’URSS , l’Italie va, à la surprise générale, s’incliner contre à la Corée du Nord (0-1) dans une rencontre qui sera connue ensuite sous le nom de "match de la honte". Eliminés dès le premier tour, gli Azzurri recevront des tomates à leur retour au pays.
A partir de là, Facchetti devient le capitaine de la sélection nationale, Il Capitano, un surnom qui ne le quittera jamais. En 94 sélections, Facchetti sera en effet capitaine à 70 reprises, un record qui tiendra longtemps, avant que Maldini en 2002 puis Cannavaro en 2010 ne le dépasse.
Facchetti a d’ailleurs souvent désigné le premier comme son successeur, ne lui trouvant qu’un seul défaut, celui “d’avoir choisi l’AC Milan”.
En mai 1967, Facchetti subit deux nouvelles grosses désillusions en perdant à trois jours d’intervalle la Serie A lors de la dernière journée, aux dépens de la Juve, et la Coupe d’Europe contre les Lisbon Lions du Celtic Glasgow. Ces deux échecs et la retraite du Capitano Picchi annoncent le déclin de la Grande Inter; qui “mourra” définitivement un an plus tard, avec une médiocre cinquième place en championnat et les départs conjugués des bâtisseurs de cette équipe de légende, Herrera et le président Moratti.

Cette même année 1968, Facchetti, brassard de capitaine au bras et au poste de milieu droit, connaît la consécration en remportant le premier (et unique à ce jour) Championnat d’Europe des Nations de laNazionale. A domicile, les italiens prennent une éclatante revanche sur le Mondial précédent en triomphant, non sans mal néanmoins. Après des éliminatoires parfaitement maîtrisés, ils doivent avoir recours au tirage au sort pour éliminer l’URSS en ½ finale après un match nul et vierge (les tirs aux buts n’existaient pas encore). C’est Facchetti, en tant que Capitano, qui choisira le bon côté de la pièce !
En finale, l’Italie doit s’y prendre à deux fois pour dominer la Yougoslavie (1-1 puis 2-0) et remporter le trophée.

Deux ans plus tard, c’est donc avec le statut de champion d’Europe en titre que la Squadra Azzurra attaque le Mondial mexicain de 1970. Après un premier tour poussif (une victoire et deux nuls), l’Italie sort le grand jeu face au pays hôte en ¼ (4-1) puis la RFA en ½ (4-3 ap) dans le “match du siècle”. Lors de ce dernier match, Facchetti est à son sommet, menant avec sérénité et brio son équipe vers la victoire, et remportant le duel à distance avec Franz Beckenbauer, qui finira le bras en écharpe. "C'était un vrai capitaine. Nous jouions tous les deux sur le flanc gauche et quand j'étais fatigué ou en difficulté, il était toujours derrière moi pour me soutenir, ou pour m'offrir des balles de but quand tout allait bien. La sélection, c’était le sommet pour lui", dira de lui Luigi “Gigi” Riva, meilleur buteur de l’histoire de la Nazionale.
Même le Roi Pelé l’adoubera : "Lorsque je le voyais sur le terrain, j'étais soufflé de voir la vitesse à laquelle il allait".

 
Mais en finale, les italiens, fatigués par les efforts consentis face aux allemands, ne pèsent pas bien lourd face au Bresil magique de Pelé, Tostao, Rivelino, Carlos Alberto et cie, peut être la plus grande équipe de tous les temps, qui l’emporte 4-1. Même Facchetti ne peut rien face à son adversaire direct, Jairzinho, auteur du troisième but. Mais Il Capitano est conscient que, malgré l’échec, les joueurs italiens peuvent être fiers d’eux, et leurs supporters le savent. 
"Après la défaite contre la Corée du Nord (NDA : En 1966), on voulait me condamner aux travaux forcés à perpétuité. Quatre ans plus tard, à la suite de la demi-finale contre l'Allemagne, la police a dû protéger mon épouse, que les tifosi locaux voulaient porter en triomphe. Malgré ses défauts, le football est une des rares choses qui fait parler en bien de l'Italie", analysait-il alors avec philosophie.

 
Les saisons suivantes, Facchetti, malgré les résultats moins bons de son club, continue de jouer à un très bon niveau. Il tient encore un rôle essentiel dans le Scduetto remporté en 1971, le quatrième et dernier de sa carrière, et dans le parcours européen de 1972, qui voit l’Inter s’incliner en finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions face à l’Ajax Amsterdam de Johann Cruyff (0-2).

Après un Mondial 1974 décevant (élimination en phase de poules à la différence de buts), Facchetti, vieillissant et n’ayant plus le physique pour jouer sur un côté, est repositionné comme libero. C’est lui-même qui en fait la demande à son ex-coéquipier et entraîneur de l’Inter entre 1974 et 1976, Luis Suarez. A ce poste, Facchetti se charge uniquement de la défense et il excellera jusqu’à la fin, en sélection comme en club. 
En 1975, il est expulsé pour la première et unique fois de sa carrière (une rareté pour un défenseur, surtout en 728 matchs professionnels), qui plus est pour avoir applaudi ironiquement une décision arbitrale, et non pour un mauvais geste. 
Encensé pour son fair-play et son respect tout au long de sa fabuleuse carrière, Cipe est également réputé pour son étincelante forme physique. Entre le moment où il est passé titulaire, en 1962, et son ultime saison, en 1977, il tourne à 40 matchs de moyenne par saison, preuve d’une condition physique et d’une hygiène de vie irréprochables : ni tabac, ni alcool.

En 1977, après la retraite de Sandro Mazzola, Facchetti devient enfin capitaine, à 35 ans, pour sa dix-huitième et dernière saison à l’Inter, son unique club professionnel. 
Mais alors qu’il gagne le brassard en club, il le cède en sélection. En effet, le 16 novembre 1977, il dispute son 94è match et dernier match avec la Nazionale (avec laquelle il inscrivit 3 buts) face à l’Angleterre à Wembley.
Cette saison-là, il joue moins, à cause de blessures, mais remporte son dernier trophée, son unique Coppa, après deux échecs en finale. Le 7 mai 1978, pour son dernier match, disputé contre Foggia à San Siro, il marque même contre son camp ! Une bévue minime au regard d’une carrière magnifique.
Il est retenu par Enzo Bearzot pour le Mondial 1978, mais, se jugeant insuffisamment remis d’une blessure, il décline la sélection et cède sa place à un jeune joueur de 20 ans encore inconnu, Antonio Cabrini, de la Juve, qui deviendra champion du monde quatre ans plus tard.
Alors qu’il avait l’occasion de clore sa carrière par une quatrième Coupe du Monde, Facchetti fait encore ici preuve de son élégance et de sa grandeur d’âme.

Facchetti n’aura connu qu’un seul club pendant dix-huit ans, l’Inter, comme il l’avait rêvé petit. 
Ce bandiera aura disputé 634 matchs (et marqué 75 buts !), toutes compétitions confondues, sous les couleurs nerazzurri. Pour lui, “L’Inter est une passion”, comme il le déclarera si joliment. Longtemps, il gardera le record de matchs joués pour l’Internazionale, avant d’être dépassé par deux autres illustres défenseurs, Giuseppe Bergomi, qui dira à son sujet que “lui et moi, nous sommes probablement les deux meilleurs défenseurs que l'Italie ait jamais connue", puis par son digne héritier, Javier Zanetti, dont il est l’idole et la référence absolue. 
Il s’y est aussi bâti un énorme palmarès, avec comme point d’orgue les quatre Scudetti et les deux Coupes d’Europe de la Grande Interd’Herrera et Moratti.
Avec la Nazionale, Facchetti disputa 94 matchs en quatorze ans, étant le recordman de sélections de son époque, avant d’être dépassé par son ami Dino Zoff, puis par deux de ses “fils”, Paolo Maldini et Fabio Cannavaro, et bientôt, par Gianluigi Buffon.
Avec un Championnat d’Europe et une finale de Coupe du Monde, il aura bien évidemment fait l’histoire et la gloire de sa sélection, mais c’est surtout en tant que capitaine qu’il aura durablement laissé son empreinte chez les Azzuri, dont il est pour l’éternité le Capitano. Fabio Cannavaro le dira si bien au moment de sa mort : “Il est le vrai capitaine de la sélection”. 

 

Après sa carrière de joueur, Facchetti restera toujours fidèle à l’Inter, excepté un passage de neuf mois en tant que vice-président de l’Atalanta Bergame en 1980. 
Tout d’abord membre du staff, il gravit un à un les échelons d’un club qu’il aime profondément. Aux côtés de Trapattoni pour le Scudetto de 1989, il devient ensuite conseiller personnel du président Massimo Moratti, le fils d’Angelo Moratti, lors qu’il accède au pouvoir en 1995. 
En 2001, il est élu vice-président, puis, le 19 janvier 2004, il devient le 19è président de l’histoire de l’équipe nerazzurra, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort. 
Cette même année 2004, il est nommé au FIFA 100, les 125 plus grands joueurs vivants selon Pelé. Fachetti était également membre de la Commission du football à la FIFA et Ambassadeur de la FIFA contre le racisme.

Au printemps 2006 éclate le scandale du Calciopoli. A ce propos, Massimo Moratti livrera une anecdote louant la sportivité sans égale de Cipe, après son décès : “Il y'a quelques mois de cela je te demandais (NDA : à Facchetti), mi-plaisantant mi-sérieux, comment on avait jamais réussi à avoir un ami arbitre, afin de se sentir au moins une fois protégés, et toi, avec un regard doux et sévère en même temps, me répondit que je ne pouvais pas te demander cela, que tu n'en étais pas capable. Fantastique ! Ta grande dignité n'en était pas capable, ta naturelle honnêteté n'en était pas capable.
Le 9 juillet, la Nazionale remporte à Berlin face à la France la quatrième Coupe du monde de son histoire, le seul titre qui ait échappé à Facchetti. On l’ignore encore, mais à ce moment là, le président de l’Inter se sait atteint d’une tumeur au pancréas. 

Et le 4 septembre 2006, Giacinto Facchetti décède des suites de sa maladie, à seulement 64 ans. Il laisse derrière lui une femme et quatre enfants (Barbara, Vera, Gianfelice et Luca). 
Et des millions de tifosi inconsolables, qu’ils soient d’Italie, évidemment, ou du monde entier... 
C’est tout le monde du football qui est en deuil, car aimer ce sport, c’est aimer ses plus grands représentants, et Facchetti trône tout là-haut, au Panthéon. Avec Facchetti, c’est une certaine idée du football qui disparaît. 
La famille nerazzura sera bien sûr la plus touchée et la première a réagir, par l’intermédiaire de Massimo Moratti, en ses mots simples mais ô combien révélateurs : “Merci d’avoir honoré l’Inter.” Dans la foulée, son numéro 3 sera retiré. Une première dans l’histoire du club.
Peu après sa mort, “Le prix Giacinto Facchetti, il bello del calcio”, est instauré par le quotidien La Gazzetta dello sport et récompense un personnage pour son attitude fair-play dans le football. 
Il fut notamment remporté par Paolo Maldini (en 2008) et par Javier Zanetti (en 2012), ses deux héritiers, en sélection et en club.

Suite à sa disparition, s’en suivront des hommages sincères, témoignant de l’affection et du respect que suscitait, à juste titre, Giacinto Facchetti.
De ses anciens partenaires et amis, Dino Zoff (“J'ai de grands souvenirs avec lui, nous avons longtemps joué ensemble en sélection. Il était impossible de ne pas l'aimer. C'était une personne fantastique sur et hors de la pelouse. Le football italien perd l'un de ses plus précieux personnages et moi un ami extraordinaire"), Roberto Boninsegna (“Je ne peux ni ne veux y croire. Il m’a offert tellement de buts, je ne pourrai jamais l’oublier”), Gigi Riva (“Nous perdons une personne splendide, un dirigeant honnête, propre, exemplaire. Je perds un compagnon avec qui j’ai partagé de belles aventures”), ou Sandro Mazzola (“On le croyait immortel. Ce n’est pas juste. On a grandi, vécu, vieilli ensemble. C’est un peu de moi qui s’en va... Giacinto, c’est un ange qui ne nous quittera jamais”). 

Ou d’autres personnalités, du monde du football ou non, tels que Romano Prodi, alors président du Conseil (“Le sport italien est orphelin. La mort de Facchetti est une grande douleur pour tout le pays”), Sepp Blatter, président de la FIFA (“Nous gardons de lui le souvenir d'un footballeur extraordinaire, d'un dirigeant compétent, mais avant tout d'un grand homme. Il a apporté toute sa science et son humanité à l'Inter de Milan, mais aussi à tout le football italien, européen et mondial. Giacinto laisse derrière lui un grand vide. Nous ne l'oublierons jamais”), Gennaro Gattuso (“Sa mort nous peine car il incarnait le sport. Il était aimé même de ses adversaires”) et bien sur Javier Zanetti (“C’était un exemple pour nous tous, un homme qui était toujours présent à nos côtés, dans les bons comme dans les mauvais moments. J'avais un lien privilégié avec lui”).
Le plus bel hommage est peut-être celui de Gianni Rivera, son adversaire au Milan AC : “C’est le meilleur qui s’en va. Le plus propre moralement. Un type si intègre. Notre football, qui sort du plus grand scandale de son histoire (NDA : le Calciopoli), n’avait jamais eu autant besoin de lui. Giacinto n’était jamais apparu dans une magouille, dans une sale affaire. Jamais. Il faisait du bien au foot. Il le faisait vivre. Il était de l’Inter, moi du Milan. Mais, quand on s’est rencontrés, il n’y a jamais eu de problème. Il était encore plus grand homme que joueur.” 

Fidèle, que ce soit à son club, l’Inter, ou à sa sélection, avec lesquels il aura tout connu, les succès comme les désillusions, Cipe fait partie de ses joueurs qui ont fait évoluer le football tactiquement et techniquement. En compagnie d’un Beckenbauer à la même époque, il a contribué à la sortie de l’hyperspécialisation des postes et à la naissance de la diversification des compétences, par sa polyvalence et son apport autant offensif que défensif.
Élégant, respectueux et fair-play, sur et en-dehors des terrains, Fachetti aura marqué les esprits et forcé le respect et l’admiration de chacun, comme joueur et comme homme. 
Le mot de la fin sera pour Luis Suarez : “Une fois sa carrière achevée, il est resté un seigneur.” Tout est dit.

 

http://www.sofoot.com/blogs/c-e-solo-il-calcio/giacinto-facchetti-le-seigneur-149796.html

 

De rien Samael :D

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PLATINI, LE MILLÉSIME 1984

 

 

Triple Ballon d'or, double demi-finaliste en Coupe du monde, légende à la Juventus Turin... Michel Platini a été un grand joueur. L'espace de deux semaines en juin 1984, il a même été divin.

PAR NICOLAS JUCHA  VENDREDI 27 MAI 2016

 

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Platini, le millésime 1984

Ole Qvist, Jean-Marie Pfaff, Zoran Simović, Manuel Bento, Luis Arconada. Cinq gardiens, cinq pays différents, mais trois points communs : ils ont disputé l'Euro 84, croisé le chemin de l'équipe deFrance, et pris au moins un but par Michel Platini. Un record à 9 réalisations et la performance d'avoir marqué à chaque match. Dans toutes les configurations possibles : gauche, droite, tête, coup franc, penalty, en force, en finesse, avec chance... « Contrairement au Mondial 82 en Espagne ou à celui de 86 au Mexique, il est arrivé dans le tournoi à 100% physiquement » , se souvient Bernard Genghini, membre de l'épopée de l'Euro. « D'habitude, Platoche, il était bougon, il s'inquiétait de beaucoup de choses pour le bien de l'équipe, mais là, on le sentait serein, en forme. » Et alors que les Bleus sont en train de batailler face à une solide équipe danoise pour leur entrée dans la compétition, c'est le numéro 10 qui débloque la situation après un exploit personnel deJean Tigana à la récupération. Sur un mauvais renvoi de la défense,Platini reprend sans réfléchir, sa frappe est détournée et trompe Qvist. « Cette touche de réussite est annonciatrice de la suite » , estime Ferreri, qui est alors un bleu chez les Bleus, mais a saisi que « Platoche, c'était le boss. » Pour Genghini, c'est le second pion qui l'a marqué, contre une équipe de Belgique censée être le second gros poisson du groupe, mais qui se fait victimiser à Nantes, 5 à 0. Dès la quatrième minute, Patrick Battiston envoie une mine en coup franc sur la barre,Platini réceptionne et fusille Pfaff du gauche. « La manière dont il récupère la balle et la puissance qu'il met dedans du gauche, c'est révélateur de l'énorme confiance et de l'énorme détermination qui l'habitent à ce moment. » Dans un match où la France régale collectivement, le joueur de la Juventus claque deux autres buts, un penalty du droit, et une tête. « Il en était à 4 buts en 2 matchs, on a compris qu'il était lancé dans un truc grandiose » , se resitue Genghini. « Et quand il a enchaîné un deuxième triplé contre les Yougoslaves, le doute n'était plus possible. » 
 
«   Je ne suis pas revenu à Mulhouse pour m'occuper des buvettes   »
« On lui donnait tout le temps le ballon »
Alors que les hommes de Michel Hidalgo sont qualifiés pour les demi-finales, ils s'arrachent tout de même pour vaincre la bande à Sušić, décidée à mourir à la tête haute. Jean-Marc Ferreri s'y revoit. « Je me souviens bien, car c'est moi qui donne le ballon à Platini sur son égalisation du gauche. » Suivie d'une tête plongeante et d'un coup franc que le capitaine avait annoncé à la pause à Bruno Bellone. Sept buts après la phase de poules, c'est du jamais vu, mais le meilleur joueur français n'a pas encore tout lâché. En demi-finale, même si le Portugal est proche de gâcher la fête, il conclut en finesse sur une offrande de Jean Tigana au bout du bout de la prolongation. « Pas le plus facile à mettre » , assure Ferreri, « car il y a la fatigue, la pression, l'enjeu, mais lui réussit le contrôle parfait, prend le temps nécessaire, et reste lucide pour lever le ballon face aux deux défenseurs portugais qui se sont retrouvés au sol. » L'Arconada du match final contre l'Espagne n'est qu'un petit coup de pouce du destin pour un joueur hors norme. « Difficile de dire si c'est lui qui a emmené l'équipe ou l'équipe qui l'a porté, mais c'était celui qui avait les clés, et toutes les conditions étaient réunies pour qu'il réussisse. » D'ailleurs pour Ferreri, s'il ne faut retirer aucun mérite à son ancien capitaine et sélectionneur, « on lui donnait tout le temps le ballon. Dès que Jeannot Tigana ou Luis Fernandez récupérait, la consigne c'était de donner à Gigi (Alain Giresse ndlr) ou à Platoche » . Pour Genghini en revanche, le doute n'est pas possible, Platini a bien enclenché une dynamique vertueuse : « Il marchait sur l'eau, il était à son meilleur niveau, et donc tout a suivi derrière. » Surtout que le numéro 10 français, entre meneur de jeu et avant-centre, « avait tout pour marquer : l'adresse, la vision, l'intelligence, le sang-froid... Et surtout il aimait ça, être en position de buteur. » 22 ans plus tard, son record de buts tient toujours, et, comme pour celui de Just Fontaine en Coupe du monde, bien malin celui qui saura prédire l'arrivée d'un challenger pour le lui contester.
 
 
 
 
 
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Une carrière hors du commun

Véritable monument du football Français et du sport en général, Michel Platini est-il le joueur du siècle avec Maradona ou Pelé ? En tous les cas, ce joueur d’exception inspire l’estime générale par son brio et son panache. Il est bel et bien le grand homme du football Français avec Zinedine Zidane.

A la Juventus de Turin, on l’avait désigné « le joueur du siècle » car il a marqué au passage 368 buts en 680 matches professionnels. Michel Platini a disputé 72 rencontres avec les Bleus et il a pu marquer 41 buts. Le numéro 10 Français a surtout conduit l’équipe de France au sommet du monde dans les années 80.

Son enfance

Fils d’Aldo et d’Anna Platini, né le 21 Juin 1955 à Joeuf, Michel Platini a sept ans lorsque ses parents quittent le centre de Joeuf, petite ville proche de Metz où sa mère tient un café des sports. Et c’est là que naît une véritable passion avec les copains pour le ballon rond. A 11 ans, Michel signe sa première licence à Joeuf en catégorie poussins. Avec les conseils précieux de son père Aldo, par ailleurs professeur de mathématiques,  ce petit prodige se forme balle au pied sans avoir un physique impressionnant. Il passe des heures à jouer au ballon et à surtout travailler sa technique dont celle des coup-francs dont il devient le maître incontesté.

Le jeune Michel Platini crée déjà sa légende lors de son passage à Metz alors qu’il n’a que 15 ans. Intégré au centre de formation, il doit passer des tests physiques et respiratoires et là, c’est le drame. Le sympathique Président Molinari du club raconte : « C’est à la fois une histoire banale de dysfonctionnement et en même temps quelque chose d’assez dramatique. Etant jeune Platini n’avait pas un côte extraordinaire. Les entraineurs de l’époque trouvaient qu’il avait un gros c**. Par contre il avait une belle frappe mais on disait aussi qu’il n’avait jamais eu de sélection en équipe Lorraine junior… Michel vient donc faire un stage à Metz et, dans l’après midi, il y a une séance de spiromètre pour mesurer le volume respiratoire. Ils partent du stade et vont en face, au Palais des Sports, où se trouvait un médecin, qui n’était pas médecin du club mais qui était là pour ces exercices en questions. Il est toujours médecin à Metz d’ailleurs. Quand il me voit il change de trottoir. Il fait souffler Michel et tape sur son rapport ‘Inapte à la pratique du haut niveau’. Comme il y avait des inconnus sur son futur, qu’on ne savait pas pour la vivacité, on a un peu trainé, mon directeur sportif et moi, t’y vas toi, j’y vais moi… Le président de Nancy a été beaucoup plus réactif que nous, il a embauché Aldo Platini son père. Il a fait signer Michel comme ça. Cette affaire Platini m’avait tellement énervé que je me suis dit le prochain Platini, si Platini il y a , on va le prendre. Bon ce fut Bernard Zénier et Patrick Battiston… »

Son talent naissant lui vaut de passer un test au centre de formation du FC Metz mais il est recalé à l’épreuve du spiromètre.
 Les médecins révèlent que Michel a une capacité respiratoire insuffisante. Metz n’a pas mesuré à quel point c’était dommage de laisser filer cette étoile du ballon à l’AS Nancy Lorraine. Le numéro 10 marque d’ailleurs 6 buts lors de son premier match en 1972. Une grande carrière est lancée.

Les débuts de Platoche à Nancy

Michel-Platini-lors-de-ses-ann%C3%A9es-%Platoche débarque donc avec son père à Nancy en 72. Il a 17 ans.Très vite, il s’impose comme un pion essentiel de l’équipe malgré la descente en 74. A force de s’entrainer sous la neige, il perd peu à peu son gros c**, sa frappe de balle fait le reste. Travailleur acharné, il fait du rab et passe son temps à tirer des coups francs par dessus un mur de mannequins en plastique (une révolution !), qu’il pleuve ou qu’il vente. Nancy remonte aussi sec en D1 et glane un titre de champion de D2. Dans le 11 du chardon, on retrouve quelques joueurs très intéressant Carlos Curbelo, Jean-Michel Moutier le gros gardien, Paco Rubio ou encore son vieux complice Olivier Rouyer.

Michel Platini poursuit sa brillante carrière toujours à Nancy où il inscrit 25 buts en championnat lors de la saison 1976-1977. Ce qui permet d’installer l’AS Nancy Lorraine à une brillante 4ème place en fin de saison.

Emmenés par son n°10 d’exception, les Nancéens glanent une 4ème place en 77 puis remportent la Coupe de France en 1978, au dépend de l’OGC Nice. L’unique buteur de la finale est un certain… Michel Platini. Il reste une saison de plus en Lorraine pour jouer l’Europe avant de rejoindre le club phare du moment : l’AS Saint Etienne. De retour du mondial argentin de 1978, il est jugé responsable de l’élimination des Bleus au premier tour et le public le prend en grippe. Lors d’un match face à Saint-Etienne, soucieux de faire taire les critiques, il se jette sur tous les ballons et, sur un tacle, se casse la malléole externe. Il ratera la Coupe d’Europe mais gagnera le coeur des français.

Michel Platini commence à connaître la célébrité car il a l’occasion d’embrasser le président de la République de l’époque Valérie Giscard Destaing
 lors de la remise de la coupe de France 1978. Cette coupe constitue le premier grand trophée de sa carrière. Helas, au retour de la Coupe du Monde 78, Platini se blesse et cela l’empêche d’accompagner ses copains de Nancy à la coupe des vainqueurs de coupes.

Michel Platini devient en 1978 le 3ème meilleur joueur européen. A Nancy, il partage sa passion du football avec de bons joueurs comme Paco Rubio ou encore Bernard Zenier.

De Nancy à sa première sélection chez les Bleus

En 1972-73, il commence sa carrière en 1ère division sous les ordres d’Antoine Redin. 
Il effectue son 1er match en division 1 à l’occasion de Nancy – Nîmes le 2 Mai 1973 au stade Marcel Picot.
 Dix jours plus tard, le numéro 10 marque ses deux premiers buts face à l’Olympique Lyonnais. La saison suivante, il participe encore à quelques rencontres en 3ème division puis s’installe définitivement dans l’équipe première à seulement 18 ans. 
En Juin 1974, malheureusement l’AS Nancy Lorraine descend en division 2.
 Avec Olivier Rouyer et Philippe Jeannol, Nancy survole la compétition. 
L’équipe de Michel Platini inscrit la bagatelle de 73 buts en 32 matches
. Ensuite, le stratège Lorrain entame une nouvelle aventure en effectuant son service militaire au Bataillon de Joinville en 1975. Il est nommé capitaine de l’équipe de France de football et inscrit 2 buts face à l’Ile Maurice le jour de ses vingt ans.

Michel Platini dispute son dernier match officiel avec Nancy le 1er Juin 1979 face à Lille et en guise de cadeau d’adieu offre à ses fidèles supporters et à ses dirigeants un doublé dans ce match.

Les débuts de Platini avec l’Equipe de France

Michel-Platini-en-Equipe-de-France-225x3Dans le football Français, le nom de Michel Platini commence sérieusement à circuler dans les bouches des spécialistes. On le voit de plus en plus au sein de l’équipe de France A. Ce rêve se concrétise puisque le 7 Mars 1976 Michel Platini connaît sa première sélection chez les Bleus de France au parc des Princes à l’occasion du match amical face à la Tchécoslovaquie. Michel Hidalgo est alors le sélectionneur de cette équipe tricolore. A un quart d’heure de la fin, la France obtient un coup-franc à l’entrée de la surface de réparation. Henri Michel, titulaire de 47 sélections, se place devant le ballon mais Michel Platini est aussi à ses côtés. Lequel des deux va tirer ce coup-franc ? Le gardien adverse tchèque se pose la question. Le petit nouveau ose dire tout doucement à l’oreille du capitaine Henri Michel : « Tu me glisses le ballon et je marque« . Michel Platini se lance, brosse le ballon de l’intérieur du pied et le ballon se loge dans la lucarne du but Tchèque. Voici le premier but chez les Bleus du futur stratège et buteur et quel but ! Un coup-franc d’une précision millimétrée qui permet alors à l’équipe de France d’arracher le match nul 2-2. Michel Hidalgo sent bel et bien naître aux yeux des supporters et de la France entière en ce joueur l’âme d’un patron que l’équipe cherche depuis un petit moment et dont elle a tant besoin.

C’est en sélection nationale où Michel va véritablement exploser. Ainsi, le 16 Novembre 1977 dans un Parc des Princes archi comble que l’équipe de France l’emporte 3 buts à 1 face à la Bulgarie. Ce match de qualification offre aux Bleus une qualification pour le Mundial 78 qui a lieu en Argentine. Les Bleus n’avaient pas participé à une phase finale de coupe du monde depuis 1966. Le deuxième but libérateur face aux Bulgares est marqué par Platini d’une superbe frappe de 25 mètres.

Juste avant de partir en Argentine disputer le Mundial, il offre une première coupe de France à Nancy.
 Le seul but de la finale de la coupe de France 1978 est marqué par Michel Platini qui d’une frappe en pivot trompe le portier Niçois Dominique Baratelli.
 Il gagne ainsi la seule coupe de France de sa carrière. On dit de ce joueur qu’il est décisif dans les matches.

L’échec de la Coupe du Monde 1978

Michel-Platini-lors-du-Mondial-1978-en-AL’équipe de France formée de jeunes talents comme Maxime BossisMarius Tresor ou autres Lacombe, parvient à se qualifier pour le Mondial 78 en Argentine. On attend beaucoup de ce nouveau prodige Michel Platini à cette coupe du monde. Les tricolores de Michel Hidalgo profitent du talent de ce jeune joueur. Cette équipe très jeune et généreuse confirme son bon niveau en allant arracher le match nul en amical en Italie. Ce fut d’ailleurs le début de la notoriété de Michel Platini en Italie. Dino Zoff doit certainement encore se souvenir aujourd’hui de ces deux coup-francs de Michel Platini tirés et placés au ras du poteau (un des 2 fut refusé). Ou encore ce match amical remporté face au grand Brésil de Zico, Cerezo et Rivelino au parc des princes (1-0, but de Platini). Les Bleus ont donc pas mal d’atouts pour pouvoir aller loin dans la compétition en Argentine. Seulement, elle tombe dans un groupe redoutable avec l’Italie, l’Argentine et la Hongrie.

Le premier match dans ce Mundial 78 se solde par une victoire italienne (2-1) malgré le but le plus rapide dans une coupe du monde jusqu’ici. En effet, après un débordement et un centre de Didier Six, une tête victorieuse de Bernard Lacombe permet d’ouvrir le score. Seulement, les Italiens marquent par 2 fois et gagnent ce match. Face à l’Argentine, Passarella ouvre le score sur pénalty juste avant la mi-temps. Platini égalise mais les argentins chez eux parviennent à l’emporter 2-1. Enfin, contre la Hongrie, avec un maillot à rayures vertes et blanches, les Bleus bien malheureux gagnent 3-1 mais ne se qualifient pas pour le 2ème tour de ce Mundial 78. Résultat des courses, l’occasion est ratée mais la leçon est retenue.

 Les années vertes avec les stars de Saint-Etienne
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Son arrivée dans le Forez coïncide avec la période star des Verts : Johnny Rep, Jacques Zimako, Gérard Janvion, Jean-François Larios, Dominique Rocheteau, les internationaux s’empile comme des perles mais le club ne parvient pas à triompher.

L’objectif de gagner la coupe d’Europe ne sera jamais atteint, malgré quelques coups d’éclats comme face à Hambourg où, Platini, vexé par les déclarations de l’entraineur allemand Jupp Derwall en colle 2 pour une victoire 5-0 en Allemagne. En effet, quelques semaines avant le match, après une défaite de la France face à la RFA, ce dernier avait traité Michel Platini de « général qui conduit ses troupes au combat et les observe de l’arrière avec ses jumelles« 

Il répondra d’ailleurs à cette attaque « Tiens aujourd’hui j’avais laissé tomber mes jumelles. ». Le bilan stéphanois de Platini restera d’ailleurs assez mitigé. Il gagne bien un titre de champion en 1981 mais connait 2 défaites en finale de coupe de France, en 1981 face à Bastia puis en 1982 face au PSG. Malgré son sens de l’humour, Platini sait aussi être rancunier. Suite à une sombre histoire de gonzesse, il s’attachera à pourrir la carrière de Jean-François Larios…du moins c’est ce qu’il se dit. Éclaboussé sans l’être par l’affaire de la caisse noire, et éblouissant au mondial espagnol, il quitte St Etienne en 1982 pour rejoindre la Juve.

Bilan de Platoche à Saint-Etienne

Platini rejoint alors le meilleur club Français de l’époque l’AS Saint-Etienne. Il y réalise de beaux exploits notamment en coupe d’Europe. Par exemple, en Novembre 1979, battus à l’aller par le PSV Eindhoven, les verts infligent un 6-0 mémorable. Seulement, Michel ne parvient pas à complètement se plaire dans ce club. Le manque de contacts humains et le cercle familial moins proche l’empêche de réaliser de grands exploits. 
Sa première saison est réalisée sans plus, il finit 3ème de division 1,
 insuffisant pour la renommée de ce club. Platini inscrit pourtant 16 buts en championnat. 
La saison suivante, en 1980-1981, chez les verts sera une véritable récompense puisqu’il parvient à remporter le titre de champion de France
. Sa notoriété en France et en Europe est grandissante et la pression en club et en équipe de France est grande. Toute la France compte sur Platini pour espérer gagner des titres.

Avec Saint-Etienne, Michel Platini ne gagne qu’un seul titre : celui de Champion de France en 1981.

Le Mondial 1982 : le début de la gloire pour les Bleus

reprise-de-vol%C3%A9e-de-Michel-Platini-18 Novembre 1981 : France – Pays-Bas au Parc des Princes, match qualificatif pour le Mondial 82, les Bleus l’emportent 2-0 avec un coup franc magistral de devinez qui. De plus, la France réussit à gagner 2-0 face à l’Italie en amical le 23 Février 1982, exploit que les Bleus n’avaient pas réalisé depuis 62 ans. Au printemps 1982, Platini décide de s’envoler à l’étranger afin d’évoluer dans son jeu. D’origine italienne, Michel gagne le coeur des Italiens qui s’intéressent à lui depuis déjà plusieurs années. Il choisit la Juventus de Turin, l’un des plus grands clubs d’Europe. Vient alors la coupe du monde 82 en Espagne.

Les Bleus de Michel Platini parviennent à passer le 1er tour de la compétition après avoir perdu son premier match face à l’Angleterre (1-3) mais redressé la barre face au Koweit (4-1) et résisté face à la Tchécoslovaquie (1-1). Le deuxième tour aura été rendu plus facile par la bande à Hidalgo (1-0 face à l’Autriche et 4-1 face à l’Irlande du Nord). Puis arrive ce match historique en demi-finale face à la RFA de Rummenigge. Ce match nous a tous coupé le souffle, il aura été digne d’une pièce de théâtre dramatique. Après avoir mené 3-1 dans les prolongations, les Bleus de Platini se font d’abord rejoindre dans les prolongations et échouent dans la séance des coups de pied de réparation. Didier Six et Maxime Bossis manquent leur pénalty mais Michel Platini réussit le sien. Tous les supporters Français sont abattus et sont passés d’une joie extrême à une tristesse et un chagrin profond. Michel Platini échoue donc à la porte de la finale de ce Mundial 82 qui fit l’Italie de Paolo Rossi sacrée championne du Monde. La France est sous le choc et laisse filer la 3ème place de la compétition (2-3 face à la Pologne).

Lors du Mondial 1982, les Bleus de Platoche échoue au porte de la finale en se faisant éliminer en demi au terme d’un match horrible pour la France face à la RFA.

Michel découvre le Calcio et la Juventus

platini-bleus1-300x199.jpgLe 18 Août 1982, Michel Platini découvre le Calcio et la passion du football en Italie. Le football en Italie est une véritable religion, les stades sont remplis tous les week-end et les supporters attendent Platini avec impatience. Platini effectue des débuts difficiles dans le championnat Italien mais parvient à s’imposer puisqu’il disputera la finale de la C1 face à Hambourg le 25 Mai 1983. Malheureusement, Platini échoue 0-1 dans sa première finale européenne. Mais le stratège Français devient en Décembre 1983 le deuxième Français, après Raymond Kopa, à inscrire son nom au palmares du prestigieux ballon d’or. En Mai 1984, Platoche remporte son premier scudetto et devient le meilleur buteur du calcio (20 buts). De plus, il s’offre avec la Juve la coupe des vainqueurs des coupes en finale face à Porto (2-1). Que de titres pour ce joueur d’exception ! Aucun joueur Français n’avait égalé son talent jusqu’ici.

C’est à la Juve que Platini connait la consécration planétaire; triple ballon d’or (1983, 84, 85) il termine meilleur buteur ces 3 mêmes saisons et remporte un pléiade de titres :

Coupe d’Italie 1983, Coupe des Coupes 1984, Champion d’Italie 84 et 86, Coupe des clubs champions 1985, celle du Heysel.

Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d’une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l’ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l’ignorance de l’ampleur du drame. La saison suivante est très éprouvante pour lui, et il termine la saison sur les rotules.Victime d’une pubalgie tenace, il dispute le mondial mexicain sur une jambe. Lessivé, il raccrochera la saison suivante, après une formidable carrière pour un joueur inapte à la pratique du haut niveau. Doté d’une technique hors du commun, d’un sens du jeu incroyable et d’une rapidité d’exécution phénoménal il arrivait à compenser un physique très moyen. A la Juve, il a sans doute trouvé son poste de prédilection : 9 et demi, Boniek étant chargé de la conduite du jeu.

Le 29 Mai 1985, Platini remporte la coupe d’Europe des clubs champions avec la Juve face à Liverpool (1-0 sur un pénalty de Platini)
. Mais de cette soirée, on retiendra cette tragédie du Heysel qui restera gravée dans le coeur de Michel et du monde entier.

Avec la Juventus, Michel Platini remporte une pléiade de titres.

Le titre Européen de 1984 et la 3e place du Mondial 1986 La Coupe d’Europe des nations 1984 en France

platini-bleus3-300x194.jpgDurant cet Euro 84 en France, Michel Platini devient véritablement un monument du sport Français. Il réussit à inscrire la bagatelle de neuf buts dans la compétition ! Un contre le Danemark (1-0), trois face à la Belgique de Scifo (5-0) dans le tout nouveau stade de la Beaujoire à Nantes, de nouveau trois contre la Yougoslavie à Geoffroy-Guichard (3-2), un précieux face au Portugal en demi-finale (3-2 ap) et un coup-franc réussi au Parc des Princes en finale face à l’Espagne (2-0). Le capitaine des Bleus apporte à la France son premier titre suprême de champion d’Europe à Paris avec un milieu de terrain magique (Giresse, Tigana et Fernandez). Les Français aimeraient tant retrouver une statue de cette étoile du football ou encore retrouver sa statue de cire au Musée Grévin. Comment ne pas être sensible à ce talent balle au pied ? Comment ne pas se lever lors de ses coup-francs réussis ? Comment éviter de constater son intelligence de jeu et sa distribution de balle de qualité ? Platini a conquis le coeur des Français et de la planète entière et encore aujourd’hui en 2004, je trouve dans les kiosques les quotidiens et magazines qui le mettent en couverture aux côtés de Zidane ou de Pelé.

Ce joueur a tout compris sur la vision du jeu, ce chef d’orchestre a cette sensation du geste juste. Son sens de l’anticipation est phénoménal, son adresse et son sang froid apportent à l’équipe des résultats.

Le 21 Août 1985, il remporte avec les Bleus la Coupe intercontinentale face à l’Uruguay (2-0).
 Puis en Automne 1985, il envoie les Bleus au Mexique après avoir marqué deux buts décisifs face à la Yougoslavie au parc des princes. Platini se sent alors fatigué mais se retrouve face à ce nouveau challenge de remporter enfin une coupe du monde, titre qui manque à son palmarès déjà bien rempli.

Michel Platini était le principal artisan du titre européen en 1984 puisqu’il était le véritable chef d’orchestre dans cette équipe de France. Que ce soit Joël Bats le gardien de but d’exception, Maxime Bossis ou encore Patrick Battiston, que ce soit les Tigana, Fernandez ou encore Giresse, que ce soit les Lacombe, Papin, ou autres Dominique Rocheteau, tous les joueurs, oui, tous, étaient conscients que dans cette équipe le patron était bel et bien Michel Platini. Sans lui, les Bleus ne parvenaient pas à bien distribuer le jeu, à bien faire circuler le ballon et à apporter la lumière dans le jeu et l’organisation de l’équipe.

Le Mondial 1986

platini-bleus5-300x189.jpgLe staff de l’équipe de France compte de nouveau sur le talent de Michel Platini au Mexique en 1986 et sur la force du  reste de l’équipe. Le numéro 10 souffre terriblement des adducteurs mais réussit à passer le premier tour de la compétition sans trop de difficultés. Après un laborieux France – Canada (1-0), les Bleus font match nul face à l’URSS (1-1) et s’imposent face à la Hongrie (3-0). Les voilà en huitième face à l’Italie que Michel connait bien. Le Turinois marque dans ce match d’un petit lob du pied droit (2-0) et offre des passes en or à ses coéquipiers.L’Italie, championne du Monde 82 se retrouve donc renvoyée chez elle par la France.

Vient ensuite ce match historique en quart de finale face au grand Brésil de Zico à Guadalajara. Un match d’une beauté légendaire qui rentre d’ailleurs facilement dans le top 10 des plus beaux matches de l’histoire du football. Le Brésil ouvre le score mais Platini égalise (1-1 à la fin du temps réglementaire). On retiendra de ces 90 minutes un superbe spectacle avec très peu de fautes, un jeu offensif des deux côtés, une fête dans les tribunes avec la samba brésilienne et surtout ce pénalty arrêté par Joël Bats face à Zico en deuxième mi-temps. Viennent alors les penaltys et ce tir loupé par le joueur étoile Platini mais Luis Fernandez envoi les Bleus au paradis lors de son penalty réussi. On se souvient tous du « Oui mon petit, bravo mon petit » crié par Thierry Roland au micro. Malheureusement, vous connaissez tous la suite…L’echec face à la RFA, oui encore eux. 0-2, des Bleus impuissants, fatigués, sans fraîcheur physique. Les supporters Français sont attérés, consternés mais se consolent grâce à cette troisième place obtenue face à la Belgique (4-2 ap). Le rêve d’un Mondial pour Platini s’envole…

Après avoir éliminée l’Italie en 8e de finale, la France réalise un match anthologique pour sortir le Brésil en quart. En demi, les Bleus subissent la lois de leurs bourreaux, les Allemands, avant de terminer 3e du Mondial 1986.

Michel Platini dispute son dernier match officiel avec l’équipe de France le 29 Avril 1987 au Parc des Princes face à l’Islande (2-0)
. Les Français sont tristes de le voir partir et sont conscients qu’ils ont perdu une étoile du football… Une véritable perle du ballon rond. On pense aux Maradona, Pelé, ou autres Johan Cruyff… Oui, 
Michel Platini tire sa révérence avec la Juventus ensuite face à Brescia le 17 Mai 1987 à presque 32 ans
. Une larme est versée, une étoile s’est envolée… 
353 buts au total dans sa carrière (41 en équipe de France, 127 avec Nancy, 82 avec Saint-Etienne et 103 qui ont fait le bonheur de la vieille dame turinoise).

http://www.fanafoot....anciens/platini

 

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