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L'info' - Française


Charlie
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Même principe que pour la quotidienne anglaise, on regroupera ici tout type d'information qui traitera du football français, des époques passées au football tricolore d'aujourd'hui.

 

 

 

LE JOUR OÙ SAINT-ETIENNE A DONNÉ SON PREMIER TITRE AU PSG

 

 

http://www.sofoot.com/le-jour-ou-saint-etienne-a-donne-son-premier-titre-au-psg-167774.html

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C'est clair que Ronnie était plus assidu et performant dans les boîtes de la capitale que sur les terrains de L1.

C'était trop le mec : "j'ai envie de jouer aujourd'hui, je vais gagner le match tout seul". Dommage que ce ne soit arrivé que contre l'OM quasiment :D

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Bon je dois admettre que je vais trouver plus facilement des informations sur le football français que le foot anglais, mais pas d'excuse pour mes projets futurs je serai obligé d'être bilingue :D

 

 

QUAND MONACO ÉLIMINAIT LE REAL MADRID

 

 

Ce soir, l'AS Monaco aura fort à faire pour renverser la vapeur face à la Juventus. Une victoire en quart de finale retour qui s'annonce compliquée, mais pas forcément impossible pour les hommes de Leonardo Jardim. La preuve ? Il y a onze ans, l'équipe monégasque sortait le Real Madrid au même stade de la compétition.

 

 

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Un but. Un tout petit but. C'est ce qu'a concédé l'AS Monaco la semaine dernière lors de son déplacement au Juventus Stadium face à la Vieille Dame, en quarts de finale aller de Ligue des champions. Sur penalty, qui plus est. Une frustration d'une défaite sur le fil à laquelle s'ajoute le fait d'avancer vers son match retour avec la différence de buts la plus emmerdante qui soit : perdre 1-0 à l'aller, c'est presque tout le temps synonyme de victoire par deux buts d'écart obligatoire au retour. Mais des montagnes comme celles-ci, l'AS Monaco en a déjà retourné dans son passé européen. Face au Borussia Mönchengladbach, défaite 1-0 puis victorieuse 4-2 au second tour de la Coupe UEFA 1996-97, par exemple. Ou bien face au Real Madrid, battue 4-2 à Santiago-Bernabéu, mais vainqueur 3-1 au retour à Louis-II, lors de la Ligue des champions 2003-2004. Une prouesse qui avait alors définitivement lancé l'épopée européenne des Rouge et Blanc.

Un 4-2 pour un 7 contre 1 à Bernabéu

Certes, l'AS Monaco a déjà accompli un exploit cette saison en Ligue des champions. Au tour précédent, les hommes de Leonardo Jardim ont infligé un 3-1 à Arsenal dans son Emirates Stadium. Mais tout second de Premier League que soit le club de Londres, les Monégasques vont devoir puiser encore plus dans leurs ressources s'ils souhaitent s'imposer face à la Juventus, en particulier dans un stade Louis-II qui ne leur réussit pas forcément cette année. Après tout, on parle du futur champion d'Italie, capable d'écraser de quinze points ses concurrents en Serie A. Il y a onze ans de cela, le Real Madrid campe aussi en tête de la Liga. Mais avec sa tripotée de Galactiques (Zidane, Figo, Ronaldo, Beckham, Roberto Carlos, Raúl), le Real Madrid n'a qu'une seule idée en tête, qui vire presque à l'obsession : gagner sa Décima, sa dixième Ligue des champions. De son côté, l'AS Monaco a éliminé poussivement le Lokomotiv Moscou en huitièmes de finale, qualifiée grâce à une victoire 1-0 à domicile après avoir perdu 2-1 en Russie. 
 

 

De fait, on se demande à quelle sauce vont être mangés les petits Princes de Monaco, dont la cote est fixée à 7 contre 1, face à l'ogre du roi Juan Carlos. À Santiago-Bernabéu, contre le cours du jeu et juste avant la pause, les Monégasques ouvrent le score grâce à Squillaci sur un cafouillage dans la surface, et Jean-Michel Larqué commence à pousser des « Oh ! Oh ! Oh ! » de vieux monsieur en extase. Même si Helguera égalise au retour des vestiaires sur corner, l'AS Monaco tient le match nul jusqu'à la 70e. En dix petites minutes, le Real plante trois banderilles par Zidane, Figo puis Ronaldo. Morientes réduira bien le score dans la foulée, mais les hommes de Didier Deschamps entrent sur le Rocher avec quatre buts dans la valise dont deux d'écart. Autant dire que le match retour s'annonce mission impossible.

Une Madjer pour disqualifier le Real

OK, Monaco, ce n'est pas la France, mais c'est tout comme, tout du moins en matière de football. Et impossible n'est pas français, comme le disait Napoléon en 1808 lorsqu'il s'avançait dans la Sierra Guadarrama pour prendre Madrid d'assaut. Malgré l'ouverture du score de Raúl à Louis-II, l'AS Monaco repart au combat et finit par égaliser d'une frappe croisée de Giuly à l'entrée de la surface. Un timing parfait pour faire douter les visiteurs. Le timing, Morientes sait ce que c'est mieux que quiconque, lui qui claque une tête, comme suspendu dans les airs, dans la lucarne de Casillas au tout début de la seconde mi-temps. Derrière, Giuly glisse une Madjer entre les jambes de Helguera, et l'AS Monaco est qualifiée par les demi-finales de la Ligue des champions. 

 

 

Ce match du 6 avril 2004 fera l'effet d'un déclencheur pour l'AS Monaco. Si le club rouge et blanc s'effondre à la photo finish en championnat de France, il réussit une nouvelle prouesse : battre à plate couture le Chelsea fortuné de Roman Abramovitch (3-1 à l'aller, puis 2-2). Malheureusement pour les Monégasques, ils retrouveront en finale le Porto de José Mourinho, autre équipe sensation de la compétition. Défaite 3-0, l'AS Monaco sort néanmoins la tête haute en Ligue des champions, principalement parce que le club s'est offert le scalp du champion d'Espagne en titre en quarts de finale. Avant d'affronter la Juventus à Louis-II, les hommes de Leonardo Jardim savent donc ce qu'il leur reste à faire : réviser leurs classiques.

 

 

http://www.sofoot.com/quand-monaco-eliminait-le-real-madrid-199676.html

 

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  • 2 semaines après...

ALAIN GIRESSE, CE GÉANT

 

 

Il fallait bien y passer un jour. Alain Giresse, joueur exemplaire de classe, de respect et d’efficacité, a été décoré ce lundi de la Légion d’Honneur. C’était « chez lui » , à Bordeaux, au milieu de ses potes, et par son pote. 47 sélections en Équipe de France, 586 matches en Première Division, et une décoration de plus au palmarès. On y était pour vous… 

 
 

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Alain Giresse et sa décoration

Alain Giresse : 162 centimètres de talent pur, façonné par son club de toujours. Fasciné par ses nombreux fans aujourd’hui, encore, toutes générations confondues. Parce que ce type-là, à Bordeaux, c’est l’emblème du club, celui d’une histoire. Celui d’une légende. Celle qui a fait qu’à la fin des années 70 et dans la décennie suivante, ce n°10 de poche est devenu la star du football français. Après, ou avecMichel Platini, l’autre "number ten" planétaire. C’est selon. Et ce n’est pas cette « ombre au tableau » – comme l’on peut dire quand on est bordelais – qu’a été son passage à l’Olympique de Marseille (1986-1988), qui va ternir son image. Justement, cette image, elle est mise à l’honneur, ce jour, en Gironde. Au Haillan, Château Bel Air, même. Quoi de mieux que la maison cossue du Prince de Lescure, pour rendre hommage à ce garçon, au profil si humble ? Rien. Cette fête est sienne. Nôtre, aussi, amoureux du foot, amoureux du jeu. Et pour cela, les deux compères, Michel et Alain, sont là. Là pour échanger de bons mots, et surtout un bout d’étoffe rouge. Alors, pas celui qui voyait l’ex Stéphanois arborer autour du bras gauche le drapeau tricolore, ni celui rouge et blanc que portait Little Big Man, en marine et blanc, durant 519 matches de championnat. C’est le ruban de la Nation : la Légion d’Honneur. Ben oui, c’est comme ça, et tout de suite. Ou du moins, un peu tardivement, manifestement, car les quinquagénaires florissants, ils auraient dû la faire avant leur cérémonie.

 
Lacombe, Rocheteau, Trésor, Tigana...

 

Mais à Bordeaux, peu importe la date, pourvu que le millésime soit bon ! « Alain, la Légion d’Honneur, c’est comme en Équipe de France : il a été sélectionné pour la première fois en 1974 et il est devenu indiscutable en 1980 ! Là, il l’a eue en 2007 et il l’a reçoit en 2012 ! Il a toujours des périodes de transition où il réfléchit un peu » , plaisante Platini. On l’a compris, "Gigi" a fait traîner la consécration. Pas étonnant, quand on le connait un peu. «  Il fallait que cette remise ait lieu ; on m’avait décerné la Légion d’Honneur il y a cinq ans. Donc, il fallait passer aux actes,explique un Giresse visiblement heureux de faire ça au bercail. Bon, je trainais, mais voilà, il fallait trouver un lieu… On m’avait dit de le faire sur Paris, mais je me suis demandé ce que j’allais faire là-bas, ajoute-t-il.Les Girondins, très gentiment, m’ont mis Le Haillan à disposition, puis le président de l’UEFA est venu aussi, en sacrifiant un jour de ses vacances pour venir la remettre. (…) Il fallait aussi essayer de réunir et cibler, pour ce que je pouvais attendre de ce type de remise. » C’est donc fait. Et devant du beau monde, puisque les Bernard LacombeDominique Rocheteau, Marius Trésor, Patrick Battistion, Jean Tigana, Thierry Tusseau,Léonard SpechtAlain Roche, Albert Gemmrich, Roland Guillas, Nicolas De Tavernost, Francis Gillot et son staff, étaient là, entre autres. Bref, sur les coups de midi, ça sent la grande classe. Ça reluque le cocktail, aussi. Et le discours. Normal. Mais ça, ce n’était pas pour nous ! « Cérémonie privée  » , prévient la sécurité. Top secret ? Bon, on peut comprendre, mais c’est quand même bien nul.

Malgré ça, les invités passent et s’arrêtent quand même un peu, histoire de rappeler qu’à la différence de certaines promotions actuelles, eux sont cool, respectueux et polis. Ils aiment le foot, quoi. Des vrais mecs, comme on les aime. Et "Platoche" d’y aller gaiment. « Bon, ça fait un peu vieux combattants  » , s’amuse-t-il. Et encore, c’est en un mot. «  Mais je trouve que c’est une belle opportunité de se retrouver entre copains, et de faire plaisir à une personne très forte du football français, notre ami Alain Giresse, distille-t-il avec sincérité. Il m’a demandé, et m’a fait ce grand honneur de lui donner la Légion d’Honneur. C’est donc avec plaisir que l’on vient ici. En même temps, on retrouve toute une période, celle de l’Équipe de France qui, à l’époque, était en majorité composée de joueurs des Girondins de Bordeaux. C’est bien que ça se fasse au Haillan, que le président de l’UEFA soit à Bordeaux, ville qui va accueillir l’Euro 2016… Il y a de beaux symboles. » Bah ouais ! Et ça semble si facile de parler au passé, quand on a de l’humour. «  Il y a quelques années, avec Alain, on allait chercher la coupe. Maintenant, soit on donne les coups d’envoi, soit on remet des coupes ou des médailles, ajoute rieur le triple Ballon d’Or. Bon l’âge passe pour tout le monde, mais c’est bien car là, c’est une reconnaissance de l’État Français, et de personne d’autre.  » 

«  Giresse est un grand  » 

C’est que Giresse, il la mérite sa croix de Chevalier. Que ça martyrise son humilité ou pas. « Alain est un géant, qui a un mental, une tenue et un comportement exemplaires, affirme Michel Hidalgo, son ancien sélectionneur. Il a toujours été comme ça dans sa vie. C’est un grand et il mérite cette Légion d’Honneur, même s’il aurait pu la mériter bien avant. Elle sera portée par quelqu’un d’exceptionnel.  » Amen. Mais au fond, qu’en pense réellement l’intéressé ? « Je voulais que Michel me la remette, parce qu’il l’a ! Car pour remettre la Légion d’Honneur, il faut l’avoir, fait observer avec malice la star girondine, pour qui « ça tombait sous le sens » . Je voulais surtout rester dans mon univers, ici, entouré de ma très bonne période girondine et de celle de l’Équipe de France. C’est un peu solennel, mais je ne sais pas si mon émotion n’est pas plus grande de voir tout le monde, en fait, que d’avoir la médaille, précise-t-il, presque coupable. Ok, c’est une reconnaissance de la Nation, mais les faits d’armes dans le football ne sont pas ceux que Napoléon avait prévus ! Mais je la porterai…  » Comme il a porté très haut le football français

 

 

 

http://www.sofoot.com/alain-giresse-ce-geant-160782.html

Modifié par Charlie

 

 

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L’Euro 1984 demeure le symbole d’une équipe au zénith, 
portée par un milieu de terrain technique, atypique. Retour sur quatuor (Platini-Giresse-Fernandez-Tigana) royal. Bleu-blanc-rêve.

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Par Jean Julien Ezvan 
Juin 2016

Histoires de France. Le tennis a, dans le sillage, des Mousquetaires marqué les premières années de la Coupe Davis, le rugby et ses pionniers vainqueurs de Grands Chelems héroïques ont diffusé la magie de la «French Flair», les Bleus se sont au début des années 80 rappelé au bon souvenir de la planète foot avec un «carré magique.» Epris de jeu, d’espace, de liberté. Yannick Noah se souvient du contexte : 

Le Rubik’s cube a été inventé en 1974, la France va, elle, s’amuser avec les figures, le panache et l’inspiration de son carré magique. De 1981 (première pierre posée contre les Pays-Bas, dans un match couperet pour la qualification pour la Coupe du monde 1982 en Espagne avec trois n°10 au milieu de terrain avec Platini-Giresse-Genghini) à 1986 (le chef d’oeuvre de Guadalajara contre le Brésil étant la dernière rhapsodie de Platini-Giresse-Tigana-Fernandez), l’audace technique a ébloui les spectateurs du monde entier et laissé des fragrances d’absolu à ses acteurs les plus emblématiques(«Je m'étais juré de ne plus marquer un but en équipe de France, je voulais rester sur le but marqué le jour de mon anniversaire contre le Brésil», a, dans Complément d’enquête, raconté Michel Platini).«A cette époque, on ne gagnait jamais. Je pouvais juste me raccrocher aux Verts de Saint-Etienne, puis aux Bleus demi-finalistes au Mondial en 1982. Je me souviens d'un doute constant et d'un scepticisme ambiant. C'est quoi la motivation, si ce n'est la revanche, exister, l'amour ? Oui, il fallait prouver.»

Un quatuor dans lequel les rôles pouvaient s’inverser, Platini s’amusant à raconter qu’il lui est arrivé de jouer «numéro 6.» Un milieu de terrain français inscrit comme l’archétype du beau jeu. La campagne 1984 durant le Championnat d’Europe s’incrustant, avec le premier titre d’une équipe de France, comme leur chef d’œuvre collectif. Celle du «Magic Square» comme disent les Anglais qui aiment ce chiffre composant souvent les groupes de rock.

L’histoire de l’équipe de France comporte trois chapitres phares : 1958 avec l’empreinte rémoise (Robert Jonquet-Roger Piantoni-Just Fontaine complété par Raymond Kopa parti au Real Madrid), 1998-2000 un socle sans faille (entre 1996 et 2000, Lilian Thuram-Laurent Blanc-Marcel Desailly et Bixente Lizarazu, devant Fabien Barthez) disputé 28 matches sans en perdre aucun (21 victoires, 7 matches nuls) laissant le virtuose Zinédine Zidane s’épanouir et étourdir ses rivaux. 

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L’équipe de France de 1958 (de gauche à droite : Robert Jonquet, Raymond Kopa, Roger Piantoni et Just Fontaine)
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Les champions du monde 98 (Laurent Blanc, Lilian Thuram, Marcel Desailly - Bixente Lizarazu, Fabien Barthez)

Entre ces deux équipes de légende, la bande à Platini avait réussi à se hisser au sommet. En agitant avec le sourire.  
Retour sur une intuition et une ambition françaises.

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CHAPITRE 1 
SEVILLE, UNE CICATRICE POUR ENTRER DANS 
LA COUR DES GRANDS
 

8 juillet 1982, Séville (stade Ramon Sanchez-Pizjuan). La beauté du diable. Un match parabole de la vie, mariant splendeur et laideur, saupoudrant ses coups de cœur et ses coups bas. Ses coups de baguette magique et ses coups de théâtre.«Aucun film au monde, aucune pièce ne saurait transmettre autant de courants contradictoires, autant d'émotions que la demi-finale perdue de Séville», résuma Michel Platini. «Si elle nous a fait énormément de peine, cette défaite nous a aussi beaucoup fait du bien. C'est ce soir-là qu'on a compris qu'on avait le potentiel pour viser haut. C'est grâce à cette défaite qu'on a été champion d'Europe deux années plus tard. Quand je déborde au Vélodrome contre le Portugal, c'est pour éviter de revivre les tirs au but de Séville», racontera à Corse-Matin Jean Tigana, de longues années après. Sans avoir jamais revu une image de la rencontre. De peur de réveiller de vielles douleurs d’une défaite fondatrice. Sur une certitude, celle que tout était possible. Sans renier ses principes et idéaux.

Flash-back à Séville écrasé de chaleur et de tension. 1-1 à la fin du temps réglementaire de la demi-finale de la Coupe du monde, la France vole durant la prolongation. Marius Trésor sur une reprise de volée d’avant-centre, puis Alain Giresse propulsent les Bleus dans une autre dimension. Thierry Roland s’égosille «la France est en finale». Mais il reste 22 minutes… Rummenigge et Fischer jettent la lune dans le caniveau, forcent l’équipe de Michel Hidalgo à passer par de cruels tirs au but qui laisseront les Français exsangues, battus par la solidité allemande, la morgue d’Harald Schumacher, le froid réalisme de ses attaquants.

Le chancelier Helmut Schmidt adressera un télégramme à François Mitterrand : «Le jugement de Dieu qui, selon la mythologie classique, entre en jeu dans chaque combat entre deux peuples a voulu que cette chance échoie au camp allemand dans ce match. Nous sommes de tout cœur avec les Français qui méritaient d’aller de l’avant tout autant que nous.»Jean Tigana : «Tout le monde pleurait, les joueurs, le staff, les dirigeants. Moi j'ai pleuré sur le terrain, dans le vestiaire, dans le bus. C'est la seule fois où j'ai mouillé un terrain de football avec des sanglots.» 
 

Michel Platini racontera : «Mon meilleur souvenir est une défaite (Séville), mon pire souvenir une victoire (NDLR : le titre en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions en 1985 avec la Juventus Turin, lors du drame du Heysel).» Michel Hidalgo (lire ci-dessous) glissant, lui : «Séville, c’est le pire et le meilleur souvenir. Mais il faut accepter, ce n’est que du foot…»

France-RFA, une rencontre définitivement classée parmi les plus grands matches de la Coupe du monde, avec Italie-RFA 1970, RFA-Pologne 1974, RFA-Hongrie 1954 et France-Brésil 1986.

Après cet épisode, ces Bleus ne seront plus jamais les mêmes. La France a joué, fidèle à son idéal. Assise sur la créativité de son carré magique (Platini-Giresse-Tigana-Genghini qui, blessé laissera sa place en cours de match à Patrick Battiston qui sera victime d’une agression du gardien de but allemand). Elle se drape une dernière fois dans «la victoire dans la défaite» chère à Ernest Hemingway mais elle s’inscrit (avec 16 buts, elle a été l’équipe ayant inscrit le plus de buts dans ce Mondial) surtout comme une référence. Une douce source d’inspiration alliant efficacité et romantisme. Elle rêve de l’Euro 1984, Luis Fernandez ne va pas tarder à faire son apparition…

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CHAPITRE 2
MICHEL HIDALGO : «AVEC CE MILIEU, ON AVAIT UNE BELLE ÉQUIPE»
 
LA GENESE

«Je jouais en 4-3-3 mais quand vous n’avez plus 3 attaquants, un à droite, un à gauche et un au centre et que vos milieux marquent, il faut savoir s’adapter. C’est la raison pour laquelle nous sommes passés à 4 milieux de terrain et 2 attaquants. Il faut savoir tenter.»

Cliquez sur le côté des images ou faites glisser la barre blanche avec votre souris pour comparer les photos.

PHILOSOPHIE

«L’essentiel n’est pas la vitesse mais la technique. Car quand on dispose de joueurs comme Platini et Giresse, il faut leur donner le ballon dans les pieds et tout est simple. Nul besoin de sortir de grandes écoles pour comprendre cela. De grands techniciens m’ont confié qu’ils auraient aimé avoir cette équipe. Avec ce milieu, on avait une belle qualité de jeu.»

LA CLÉ DU SUCCÈS 

«Le goût des autres. J’aimais le jeu mais j’aimais surtout les hommes. Il y avait cela, l’aspect humain. Ce n’était pas seulement de grands joueurs mais aussi de grands hommes. Extraordinaires. Leur volonté n’était pas seulement de faire avancer le ballon mais de partager. J’ai été admiratif de ces joueurs. Je voyais ce qu’ils faisaient au quotidien et ce qu’ils donnaient sur le terrain.»

1984

«On était encore marqués par 1982. Il nous manquait des joueurs comme Marius Trésor. Et puis on était marqués par ce qui nous était arrivé en 1982. Sur la ligne de départ, il y avait l’Allemagne, l’Espagne… On se sentait capables de réussir quelque chose mais il y avait le poids de 1982. Nous étions sortis avec la satisfaction de ce que nous avions réalisé mais nous avions également pris un sérieux coup au moral. On ne savait pas comment les joueurs allaient réagir. En fin de compte à part le premier match tendu et la finale, nous avons bien joué, avec des joueurs spectaculaires Le match contre le Portugal ayant été le plus animé avec une fin de match exceptionnelle. On a pris le mental au fil des matches.»

LA FINALE FRANCE-ESPAGNE.

«On y croyait. Encore fallait-il gagner. On avait trouvé le style de l’équipe. Et on avait l’expérience. Une finale, il faut la gagner, pas seulement bien la jouer. Et on l’a gagnée. C’est le premier titre de l’histoire du foot français.»

«1982, PLUS FORT QUE 1984»

«Quand on me croise, la chose dont on me parle immédiatement c’est 1982. Depuis 1984, il y a eu d’autres titres, 1998 et 2000. Les gens se souviennent de cela, moins de 1984. Mais 1982, c’est resté profondément ancré. C’est même incroyable comme cela a marqué les gens. L’arbitre nous a tués. Ce qui manque toujours, c’est de ne pas avoir joué de finale de Coupe du monde. On était partis avec un désir immense de Coupe du monde…»

QUE RESTE-T-IL DU CARRÉ MAGIQUE ?

«Le plaisir. Celui diffusé par les souvenirs. Et celui toujours intact de se revoir. J’ai assisté à la rencontre OM-PSG (le 7 février 2016) avec Jean Tigana. On se retrouve toujours avec émotion. Les choses conservées ? On m’a demandé tellement de choses, il me reste des maillots, des chaussettes mais ce qui reste surtout ce sont les souvenirs…»

DES REGRETS ?

«J’ai fait une petite erreur. J’avais avec moi, Henri Michel, mon adjoint, un ami. Je lui avais dit qu’avec l’accord de la fédération, je lui laisserais l’équipe après 1984, cela faisait 8 ans que j’étais à la tête des Bleus. Mais avec le recul, avec les joueurs qu’on avait, avec les résultats qu’on avait, avec le système qu’on avait mis en place, j’aurais dû rester…»

DE HIDALGO À DESCHAMPS 

«Je crois à la réussite des Bleus. L’équipe est relativement jeune et s’appuie sur des joueurs de qualité. Didier a suffisamment d’expérience pour savoir comment mener à bien ce tournoi. La seule chose que j’ai envie de lui dire c’est qu’il a une chance extraordinaire de vivre ce genre de rendez-vous à domicile. Qu’il le vive à fond.»

ALAIN GIRESSE 

Date de naissance : 2 août 1952 
Lieu de naissance : Langoiran 
Taille : 1m62 
Poste : Milieu 
Nombre de sélections : 47

MICHEL PLATINI 

Date de naissance : le 21 juin 1955 
Lieu de naissance : Joeuf 
Taille : 1m79 
Poste : Milieu 
Nombre de sélections : 72

JEAN TIGANA 

Date de naissance : le 23 juin 1955  
Lieu de naissance : Bamako (Mali) 
Taille : 1m72 
Poste : Milieu 
Nombre de sélections : 52

LUIS FERNANDEZ 

Date de naissance : le 2 octobre 1959  
Lieu de naissance : Tarifa (Espagne) 
Taille : 1m81 
Poste : Défenseur / Milieu 
Nombre de sélections : 60

CHAPITRE 3
L’EURO EN 5 ACTES ET 9 BUTS DE PLATINI
 

Le casting : 8 équipes, 2 groupes (France, Belgique, Yougoslavie, Danemark dans le A ; RFA, Espagne, Portugal, Roumanie dans le B), 8 stades (Parc des Princes, stade Bollaert, stade de La Beaujoire, stade Gerland, stade Geoffroy Guichard, La Meinau, stade Vélodrome), 16 jours de compétition, 15 matches. Sur la ligne de départ figure notamment la RFA, tenante du titre et championne du monde.

Acte 1, France-Danemark, Peur bleue et carton rouge

12 juin, Paris (Parc des Princes). La France ouvre SON Euro (le premier sur son sol depuis 1960) et se heurte longtemps au mur danois bâti devant Ole Qvist. Jusqu’à la 78e minute. Tigana tacle, récupère et trouve Giresse en profondeur qui cherche instantanément Lacombe dans la surface. Le ballon intercepté par un défenseur danois échoue sur Platini dont la frappe du droit à l’entrée de la surface, détournée par la tête d’un défenseur, trompe le gardien danois. Libéré le stratège fête son but et glisse sur le dos pour le plus grand plaisir du Parc. La partie est émaillée de deux fausses notes. Âpre, elle scelle la fin de carrière d’Allan Simonsen, Ballon d’Or 1977, sorti sur blessure après un choc violent avec Yvon Le Roux. Manuel Amoros, auteur d’un coup de tête sur Jan Lauritzen écope, lui, d’un carton rouge en toute fin de rencontre. Il écopera de 3 matches de suspension.

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France-Danemark 1-0. But : Platini (78e) pour la France. Acte 2, France-Belgique, inauguration  en fanfare à La Beaujoire

16 juin, Nantes. Le cauchemar belge. Finaliste de l’édition 1980, la Belgique qui présente une équipe expérimentée (Jean-Marie Pfaff, Enzo Scifo, jan Ceulemans, Frank Vercauteren, Erwin Vnadenbergh…) cède rapidement (4e), Platini reprenant astucieusement du gauche à l’entrée de la surface un coup franc indirect de Battiston repoussé par la barre transversale. Le n°10 de l’équipe de France ajoutant un penalty frappé en force au centre, avant une tête smashée au point de penalty sur un coup franc de Giresse. Le stratège de Bordeaux (33e) et Fernandez (43e) inscrivant les autres buts d’une équipe de France en fête dans le stade de la Beaujoire qui vivait sa grande première.

France-Belgique 5-0. Buts : Platini (4e, 74e, 89e, Giresse (33e), Fernandez (43e), pour la France.

Acte 3, France-Yougoslavie, Platini revoit la vie en Vert

19 juin, Saint-Etienne. Face aux artistes yougoslaves (Nenad Stojkovic, Dragan Stojkovic, Mehmet Bazdarevic, Safet Susic, Zlatko Vujovic…), la France court après le score (Sestic 32e). Platini égalise sur coup franc (59e, en se décalant, avec vice d’un mètre, par rapport à l’endroit indiqué par l’arbitre pour frapper), puis donne l’avantage aux Bleus sur une splendide tête plongeante au point de penalty (62e) à la réception d’un centre tendu de Battiston, avant de donner plus d’ampleur au score en plaçant une frappe du gauche sur une ouverture en profondeur de Ferreri (78e). Le stratège qui a quitté Saint-Etienne à la fin de la saison 1981-82 n’a pas raté son retour à Saint-Etienne et l’œillade à se vertes années.

Acte 4, France-Portugal, le rush de TiganaFrance-Yougoslavie 3-2. Buts : Platini (59e, 62e, 77e), pour la France ; Sestic (32e), Stojkovic (84e) pour la Youslavie.

23 juin, Marseille. 14 ans avant Lilian Thuram, un défenseur, Jean-François Domergue se mue en sauveur en demi-finales d’un tournoi international, en inscrivant ses deux seuls buts en bleu. Le Portugal joue bien dans le sillage de Chalana, s’appuie sur le réalisme de Jordao pour faire trembler la France qui deux ans après la demi-finale de la Coupe du monde perdue aux tirs au but contre la RFA voit se promener les fantômes de Séville… Au fond d’une prolongation arrachée in-extremis, Tigana d’un raid rageur troue la défense lusitanienne et trouve en retrait aux 6 m, Platini qui ne laisse aucune chance à Bento. Le capitaine des Bleus inscrit son 8e but dans l’Euro, se lance dans une course folle bras droit levé. Dans le stade Vélodrome en transe, Zinédine Zidane (12 ans), ramasseur de balles d’un soir, n’en perd pas une miette. 16 ans plus tard, en demi-finale, toujours contre le Portugal, une nouvelle fois (en prolongation), le meneur de jeu des Bleus effectuera la même course, dans un troublant mimétisme…

Acte 5, France-Espagne, une «Arconada» propulse les Bleus dans l’histoireFrance-Portugal 3-2 après prolongation. Buts de Domergue (24e et 114e), Platini (119e), pour la France ; Jordao (74e et 93e) pour le Portugal.

27 juin, Parc des Princes. La rencontre est serrée, nouée. Une faute sur Lacombe, à l’entrée de la surface, offre aux Bleus un coup franc. Une occasion en or pour Michel Platini dans son jardin. Luis Arconada, pose sur des cuisses solides semble maîtriser la frappe mais s’allonge sur le ballon qui finalement lui échappe. Une bévue qui vient ternir la carrière fabuleuse du portier basque. Bellone (pour le seul but d’un attaquant dans cet Euro) clôt le score dans les arrêts de jeu. Les Bleus sont champions d’Europe. Platini a inscrit 9 buts. En visitant toute la panoplie du buteur (deux du droit, deux du gauche, deux de la tête, deux sur coup franc, un sur penalty). Certains observateurs placeront, plus tard, ce tournoi-référence et son influence au niveau de celles de Johan Cruyff (1974) et Diego Maradona (1986). Moins de deux mois plus tard, le fol été 1984 du foot français sera prolongé lors des JO de Los Angeles, devant plus de 100 .000 spectateurs au Rose Bowl de Pasadena, la France bat le Brésil 2-0 et se couvre d’or.

 France-Espagne 2-0. Buts : Platini (56e), Bellone (91e), pour la France.

CHAPITRE 4
UN «CARRE» ET DES SOUVENIRS…
luis.png LUIS FERNANDEZ
«Ce carré jouait les yeux fermés»

«Il est devenu magique parce qu’il était complémentaire. Qu’il jouait les yeux fermés. Chacun connaissait son rôle. Moi j’étais la sentinelle, qui reste bien en place et se charge de la récupération du ballon en freinant les attaques adversaires. Jeannot (Tigana) devait lui se projeter vers l’avant, avec sa faculté à éliminer les adversaires. Il avait plus de liberté pour attaquer. Alain (Giresse), avec sa technique, son intelligence et sa morphologie particulière, devait organiser le jeu. Et Michel (Platini), c’était le talent, un leader, un meneur d’hommes. C’était le numéro 10, qui pouvait être le numéro 9... Platini. Ce qui faisait la richesse de ce carré magique, c’était la qualité des uns et des autres, cet assemblage de personnalités et de talents. On s’entendait très bien tous les quatre. Il y avait une sacrée ambiance entre nous. A part ‘’Platoche’’ qui m’a pourri une fois contre le Brésil parce que j’avais perdu un ballon qui avait amené un penalty, que Zico a heureusement raté, on s’entendait très bien. On jouait aux cartes ensemble, à la belote, au poker. On était proches, on rigolait suffisamment. Jeannot  était un bout en train, Platoche aussi, Gigi était un peu plus réservé. On était content de se retrouver, de jouer ensemble. On était solidaire et uni. Aujourd’hui encore, on est heureux de se voir. On sent qu’on a beaucoup de souvenirs ensemble et qu’on n’est pas près de nous les effacer. Le meilleur souvenir ? Le match contre le Brésil (en quarts de finale de la Coupe du monde 1986, les Bleus se qualifiant aux tirs au but), ce scénario… C’est une finale de Coupe du monde que l’on a joués.» 

photo1.png MICHEL PLATINI

«Michel Hidalgo a implanté sa philosophie du football. Son souhait était de jouer attractif, un football offensif basé sur une bonne technique et de bons joueurs. Il a créé un milieu de terrain avec quatre joueurs créatifs qui pourraient sortir une passe à tout moment. Il a bâti une équipe techniquement très forte et intelligente qui savait se placer, revenir et défendre, mais, surtout, ils ont une philosophie d'attaque. Un des grands mérites de Michel Hidalgo a été de trouver et de placer plusieurs numéros 10 au milieu de terrain.» (sur le site de l’Uefa)«Une philosophie d’attaque»

didier.png DIDIER DESCHAMPS 

«Ce sont mes premiers souvenirs de football, même si j’en avais quelques-uns avant, comme la Coupe du monde 1982. J’étais dans une tranche d’âge où tous les matches n’étaient pas télévisés. C’est la première grande victoire collective du football français. J’étais à fond derrière les Bleus, déjà.» (L’Est Républicain).«Mes premiers souvenirs de football»

petit.png EMMANUEL PETIT
«La plus belle équipe à regarder»

«Ce tournoi 1984 a été parfait pour l’équipe de France. Ils avaient le meilleur buteur. Cela a probablement été la plus belle équipe à regarder, probablement meilleure même que nous (en 1998) en termes de qualité de jeu et je pense également qu’ils étaient plus forts physiquement et mentalement. Je me souviens de la Coupe du monde en Espagne quand ils ont été battus en demi-finales, je pense que cette génération méritait de remporter la Coupe du monde.» (BBC).

bernard.png BERNARD GENGHINI
«Platini était au dessus de tout le monde»

«À l'Euro 84, il y avait Platini et tous ses buts. Il était au-dessus de tout le monde, même s'il y avait de bons joueurs à côté. Lui, il était au summum de ce qu'il savait faire (…) Le jeu était plus ouvert, plus technique, plus tourné vers l'avant.» (So Foot)

CHAPITRE 5
QUE SONT-ILS DEVENUS ?
 
Joël Bats

Entraîneur des gardiens de but de l’Olympique lyonnais

Philippe Bergeroo

Entraîneur de l’équipe de France féminine

Albert Rust

Entraîneur des gardiens de but de l’équipe de France féminine.

Manuel Amoros

Ancien consultant et animateur pour OM TV

Patrick Battiston

Responsable de l’équipe de CFA des Girondins de Bordeaux.

Maxime Bossis

Président de la commission de la Coupe de France, consultant pour beIN Sports.

Jean-François Domergue

Directeur du développement du football à l’UEFA.

Yvon Le Roux

Spécialiste dans la location de terrains et d'autres biens immobiliers à Plabennec.

Thierry Tusseau

Agent commercial en Gironde pour les champagnes Lanson et de nombreux domaines viticoles.

Luis Fernandez

Sélectionneur de la Guinée, animateur sur RMC.

Jean-Marc Ferreri

Consultant sur M6, W9, RTL et OMTV

Bernard Genghini

Président de l’AGIIR Florival, club né de la fusion des clubs de Guebwiller et Issenheim.

Alain Giresse

Sélectionneur du Mali

Michel Platini

Ancien président de l'UEFA, privé de toute activité en relation avec le football jusqu'en 2024

Jean Tigana

Propriétaire d’un domaine viticole à Cassis.

Bruno Bellone

Conseiller technique au sport au Cannet Rocheville.

Daniel Bravo

Consultant pour beIN Sports.

Bernard Lacombe

Conseiller du président Jean-Michel Aulas à l’Olympique Lyonnais.

Dominique Rocheteau

Vice-président du conseil de surveillance de l'AS Saint-Étienne.

Didier Six

Entraîneur au Maroc

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CHAPITRE 6
LES ASSOCIATIONS LÉGENDAIRES
Gyula Grosics, Jozsef Bozsik, Sandor Kocsis, Ferenc Puskas (Hongrie, finalistes de la Coupe du monde 1954)

Ils restent les acteurs marquants de celle qui demeure «l’équipe en or». Une Hongrie novatrice au niveau de la stratégie avec des lignes plus souples articulée autour d’un 4-2-4 qui fera des émules.

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Pelé-Tostao-Gerson-Rivelino (Brésil, vainqueurs de la Coupe du monde 1970)

L’association de joueurs offensifs pensée et alignée par Mario Zagallo dans la sélection du capitaine Carlos Alberto étonne, intrigue, inquiète au Brésil. Rien ne leur résistera lors du Mondial 1970 au Mexique (6 victoires, 19 buts inscrits, dont 4 en finale contre l’ltalie courageuse, offensive mais balayée).

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Johan Cruyff - Johan Neeskens - Johnny Rep (Ajax Amsterdam, Pays-Bas, finalistes de la Coupe du monde 1974, vainqueurs de la Coupe d’Europe des clubs 1973).

Rouflaquettes et cheveux longs, flèches oranges symboles du «football total» (pressing haut, polyvalence, inspiration), ils vivent et jouent comme un groupe de rock. Stars d’un système mis en place par Rinus Michels (qui fut désigné entraîneur du XXe siècle par la Fifa).

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Daniel Passarella-Osvaldo Ardiles-Mario Kempes (Argentine, champions du monde 1978)

Un capitaine volcanique, un cerveau au sang-froid, un buteur sublimé, l’Argentine de Luis Cesar Menotti (qui s’était privée au dernier moment d’un prodige nommé Diego Maradona) réussit son pari de décrocher sa première Coupe du monde.

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Falcao-Cerezo-Zico-Socrates (Brésil, éliminés en quarts de finale du Mondial 1982)

Ils avaient tout. L’élégance et l’efficacité. La puissance et le toucher. Le goût du beau et le sens du spectacle. Leur seul tort, l’absence de titre. Paolo Rossi faisant pleurer des millions de Brésiliens lors de la Coupe du monde en Espagne, en 1982.

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Rivaldo-Ronaldo-Ronaldinho (champions du monde 2002).

Un stratège, un revenant, un artiste. Deux Ballons d’or (un, Ronaldinho, qui le serait plus tard), une éphémère associaiton de bienfaiteurs le temps d’un tournoi maîtrisé en Corée du Sud et au Japon.

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Iker Casillas-Xavi-Andres Inesta (Barcelone, Espagne, lauréats de l’Euro 2008 et 2012, du Mondial 2010)

Le capitaine emblématique, les milieux relayeurs-créateurs, symboles d’altruisme, accompagnés de Villa ou Torres ont réconcilié l’Espagne avec son équipe nationale en trustant les titres à l’Euro (2008,2012) et au Mondial (2010).

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Neuer-Lahm-Schweinsteiger-Müller (Bayern Munich, Allemagne, vainqueurs de la Ligue des Champions 2013 et du Mondial 2014)

Un gardien qui révolutionne le poste, un arrière d’aile infatigable, deux milieux de terrain solides et inspirés. Le Bayern Munich (lauréat de la Ligue des Champions 2013) pose ses pièces maîtresses sur l’échiquier du football mondial 40 ans après Sepp Maier, Franz Beckenbauer, Paul Breitner et Gerd Muller, collectionneurs de titres avec le Bayern et la RFA. 24 ans après Andreas Brehme-Lothar Matthaüs-Jurgen Klismann (Inter Milan, Allemagne 1990) qui incarnaient un mélange de rigueur et d’expérience. 

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http://sport24.lefigaro.fr/webdoc/platini-tigana-giresse-fernandez-le-carre-magique-des-bleus/

 

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Érigé en modèle, le jeu à la nantaise a permis aux Canaris de développer un football porté par des principes pensés et mis en pratique dans les années 1960 par un visionnaire : José Arribas puis transmis à des générations de joueurs par d’autres grands entraîneurs dont Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix.
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Lorsque le FC Nantes devient champion de France pour la première fois en 1964, à l’issue de sa première saison en D1, il le doit beaucoup à celui qui guide ses joueurs depuis le bord du terrain : José Arribas. Arrivé à Nantes en juillet 1960, l’entraîneur d’origine basque espagnole est un parfait inconnu. Cafetier dans une petite commune de la Sarthe, il s’occupe de l’équipe amateur dont le jeu offensif fait déjà écho. C’est là que le président du FCN, Jean Clerfeuille, le recrute. Un pari audacieux et un acte fondateur.

Expression collective et maîtrise du ballon

Pour José Arribas, Nantes est ce port qui en 1936 permit au bateau sur lequel il avait trouvé refuge avec sa mère, son frère et sa sœur, d’accoster après avoir fui Bilbao et la Guerre civile espagnole. Son père en sera victime. L’entraîneur nantais, adepte du football offensif brésilien et de celui du Liverpool de Bill Shankly, ne tarde pas à connaître de bons résultats à la tête du FC Nantes. Surtout, c’est par le jeu déployé que les Nantais se distinguent.

Raynald Denoueix, arrivé au club en 1966 à l’âge de 17 ans après un stage de détection, est un témoin privilégié de cette période de genèse où le jeu à la nantaise se construit et se façonne. “Le FC Nantes venait de remporter deux titres consécutifs avec un style de jeu marqué. Le plus important, c’est l’expression collective. C’est même fondamental. Et le principe de jeu majeur repose sur la maîtrise du ballon, avec des échanges courts et rapides.

Ses principes de jeu étaient avant tout collectifs”. Le jeu à la nantaise repose également sur des joueurs qui possèdent des qualités physiques. Volume de jeu, vitesse, aptitude au duel, complémentarité des joueurs : l’équipe possède toute cette panoplie sur laquelle José Arribas développe l’assise du FC Nantes. Le stade Marcel-Saupin vibre aux exploits d’une équipe au jeu offensif et fluide, à une touche de balle. Partisan d’un football en mouvement, José Arribas va perpétuer jusqu’en 1976 un jeu créatif et inspiré, où le collectif prime sur l’individuel. “José Arribas n’était pas un théoricien mais un intuitif”.

Jouer juste

Le jeu à la nantaise, ce sont des entraînements qui font également la part belle à l’inventivité et où se travaillent les fondamentaux : vitesse, technique et tactique. “On s’entraînait au début parc de Procé avant de migrer au Grand Blottereau puis aux Basses- Landes. Nous nous adaptions dans le contenu des séances d’entraînement à notre environnement. Ainsi, dans le parc de Procé, ça monte, ça descend, tout ce qu’il faut pour se faire de bonnes jambes.

Les vieilles tribunes en bois du stade, proches du terrain, servent alors à faire des bondissements de toutes sortes. On faisait de la pliométrie avant de connaître ce terme. Si le jeu était dynamique, il le devait en partie à cette préparation spécifique. Une collaboration avec le C.H.U. de Nantes débuta à cette période, permettant au fil des saisons de mieux connaître tous les efforts nécessaires à réaliser en match.

Le FC Nantes était à l’avant-garde dans les méthodes de préparation et de suivi”. Car c’est bien l’efficacité qui est recherchée et basée sur le “jouer juste”. L’entraînement est comme un laboratoire où se répètent sans cesse les gammes. Au foot, ce sont les passes. Avec des exercices qui privilégient le mouvement. “C’est le maître-mot. Interdit d’être arrêté, de recevoir le ballon à l’arrêt !”

Espace libéré

Faire des passes. Recevoir et donner le ballon. Permettre de jouer en une touche de balle. Cela implique donc pour les joueurs de se fondre dans un collectif. “Mais il doit permettre aux individus d’exprimer au maximum leurs qualités. Les entraînements privilégiaient les jeux sans ballon et sur petits périmètres : cela pouvait déstabiliser les nouveaux joueurs ! Cette approche favorisait le mouvement et l’intelligence du positionnement. Ainsi, un bon joueur doit connaître ses partenaires, anticiper ses courses et ses appels, se projeter avant que le ballon ne soit transmis et surtout jouer dans l’espace libéré par le travail et les appels de ses partenaires.

Car c’est l’appel qui déclenche la passe”. Raynald Denoueix décline ainsi ce qui fit la force et l’essence même de ce jeu à la nantaise qu’il perpétua en tant qu’entraîneur, succédant à Jean-Claude Suaudeau en 1997, avec deux Coupes de France –en 1999 et en 2000– et avec le huitième et dernier titre de champion de France remporté en 2001. Système exigeant, le jeu à la nantaise a souligné l’importance de l’entente sur le terrain entre les joueurs. “Le faire et le vivre ensemble. Jouer en synchronicité. Une intelligence collective comme fil conducteur.

Tous ces principes constituent des repères, qui permettent aux joueurs d’appliquer en match ce  qu’ils ont répété à l’entraînement. Dans ces conditions, on peut agir efficacement. Le plaisir qui en découle est très important et il permet aussi de gagner. C’est ce que j’ai cru comprendre et aussi éprouver”, souligne Raynald Denoueix.

Héritage

“Le jeu à la nantaise? Un label pour toujours, une identité construite au fil du temps, la force d’une expression collective, l’esprit de conquête : il constitue une référence pour tous les amoureux du beau football.

Sur ce socle, le FC Nantes s’est bâti un palmarès éloquent : huit titres de champions de France, trois fois vainqueur de la Coupe de France, cent matches de Coupe d’Europe. La qualité du jeu déployé – offensif, attractif et spectaculaire – repose sur des principes immuables et partagés : la technique en mouvement et la maîtrise collective, la vitesse d’exécution et le jeu à une touche de balle, la disponibilité permanente autour du porteur du ballon, l’intelligence tactique et la créativité, la solidarité et le sens de l’équipe”, témoigne Gilles Rampillon, l’un des dépositaires de ce jeu durant plus de dix saisons de 1971 à 1982, consacrées par trois titres de champion de France (en 1973, 1977 et 1980) et la Coupe de France en 1979.

Ça n’est pas un hasard si le centre sportif de la Jonelière qui abrite le siège social, le centre d’entraînement et de formation du FC Nantes porte le nom de celui qui inventa le jeu à la nantaise. José Arribas a laissé un héritage considérable avec deux générations de joueurs, dont certains comme Jean-Claude Suaudeau ou Raynald Denoueix deviendront formateurs et entraîneurs. Et au-delà des victoires et des titres conquis, le jeu à la nantaise porte en lui une certaine idée du football. Où le succès ne doit pas être un objectif mais : “une conséquence du travail accompli collectivement”.

http://www.nantes.fr/home/actualites/ville-de-nantes/sport/archives/2013/70-ans-du-fc-nantes/le-jeu-a-la-nantaise.html

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UN RÈGNE MOUVEMENTÉ

 

Bien avant l'affaire VA-OM, la présidence de Bernard Tapie aura été marquée par les soupçons, les rumeurs, les accusations et les révélations. Inventaire de quelques péripéties plus ou moins drôles...

 

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Faute de certitudes – mais pas de présomptions – chacun se fera sa propre idée de l'ère Tapie, selon qu'il considère que l'affaire VA-OM n'a été qu'un dérapage isolé, ou bien l'ultime épisode d'un système impliquant que "pour les dirigeants de l'OM, tricher était devenu une seconde nature", selon le mot de Jean-Jacques Eydelie.


15 décembre 1988. À la mi-temps de Nice-OM, les numéros 6 et 3 marseillais sont tirés au sort pour le contrôle antidopage. Papin (n°9) et Thys (n°2) se présentent au terme de la rencontre. Germain (n°6) et Di Meco (n°3) ont été remplacés bien avant le coup de sifflet final et ont quitté le stade... Avec une ligne de défense originale (ils prétendant avoir lu les numéros tirés au sort à l'envers), les dirigeants et joueurs phocéens s'en tirent en appel, contre une rallonge de l'amende.

20 mai 1989. Pendant que l'OM bat Auxerre 2 à 1, Lens, bon dernier de D1 (3 victoires pour 27 défaites), offre le titre aux Marseillais en tenant en échec le PSG (0-0). Les jours suivants, les Parisiens dénoncent le versement de primes par l'OM aux Lensois afin de les "sensibiliser" aux enjeux de cette rencontre.

18 octobre 1989. OM-AEK Athènes. Selon l'imprésario Ljubomir Barin, Jean-Pierre Bernès l'a chargé d'acheter les joueurs de l'AEK pour leur réception au Vélodrome. Les Grecs dans la combine devaient entrer sur le terrain avec les chaussettes baissées, mais l'arbitre leur ayant fait remonter dans le couloir des vestiaires, "Tapie est entré dans une rage noire", racontera Barin au juge Philippon, dans le cadre de l'instruction sur le procès des comptes de l'OM (en 1997, portant sur la période 1987-1990).

21 octobre 1989. Le Girondin Didier Sénac fait état à son capitaine Patrick Battiston d'un coup de fil de son ami Philippe Vercruysse, avant le match Bordeaux-OM (3-0), l'invitant à provoquer un penalty sur Jean-Pierre Papin, contre une somme de 200 ou 500.000 francs (Sénac ne se souvient plus). Les deux joueurs concernés évoqueront ensuite une "plaisanterie" sans conséquence, et la Commission nationale de discipline ne donnera pas suite.

11 novembre 1989. Caen-OM (0-2). Jean-François Domergue, manager du SM Caen, admet avoir reçu, à deux reprises, des propositions de Jean-Pierre Bernès lui proposant 500.000 francs en échange d'une mauvaise prestation du gardien Philippe Montanier. Domergue affirmera à la CND qu'il n'a pas pris au sérieux "ces propos énoncés avec sourire et ironie"

25 avril 1990. ASSE-OM (0-0). Quelques jours après le match, Claude Bez remet à la Commission nationale de discipline l'enregistrement (qu'il dit avoir acheté à des inconnus à l'aéroport de Marseille) d'une conversation téléphonique au cours de laquelle Bernard Tapie demanderait à Jean-Pierre Bernès d'intervenir auprès de Laurent Fournier afin qu'il ne joue pas à 100% de ses moyens. Deux mois plus tard, Fournier est transféré à Marseille. Faute de pouvoir identifier l'authenticité de la bande, la CND classe l'affaire.

24 mars 1990. Stade brestois-OM (2-1). Le président breton, François Yvinec, certifie que son attaquant Roberto Cabanas a reçu, la veille du match, un appel de l'agent Manuel Garcia, lui suggérant de simuler une blessure au bout d'un quart d'heure. Auteur des deux buts de son équipe, Cabanas dira n'avoir pas tenu compte de cette sollicitation.

6 novembre 1990. OM-Lech Poznan (6-0). Après le carton de l'OM en huitième de finale de C1, les dirigeants polonais affirment que leurs joueurs ont été drogués en buvant du jus d’orange au cours de leur séjour marseillais.

6 avril 1991. Spartak Moscou-OM (0-3). En enquêtant sur les comptes de l'OM quelques années après les faits, le juge Philippon découvre qu'avant la demi-finale de la C1 contre le Spartak Moscou, Jean-Pierre Bernès a demandé à l'homme d'affaires Jean-Louis Haguenauer (ami de Manuel Amoros et dirigeant d'une société d'import-export à Moscou) d'organiser la corruption des joueurs moscovites via des intermédiaires de sa connaissance (dont Vaguiz Khidiatouline, ancien joueur du TFC). L'OM l'emporte sur trois monumentales erreurs des défenseurs. Deux mois plus tard, 375.000 dollars sont versés par l'OM et aboutissent après un circuit complexe sur un compte dont est bénéficiaire Jean-Louis Haguenauer, lequel se chargera de la redistribution auprès des joueurs. La saison suivante, l'entraîneur du Spartak affirme que ses joueurs ont été achetés, mais après enquête, l'UEFA (qui n'entendra pas les joueurs) classe l'affaire.

15 décembre 1991. Les dirigeants rennais fulminent : leurs joueurs auraient bu du jus d’orange suspect dans leur hôtel marseillais… au point de s'endormir entre Marignane et Marseille.

7 mars 1992. L'OM bat Nantes à la Beaujoire. Jean-Jacques Eydelie affirme avoir été auparavant contacté par un joueur de l'OM lui déclarant "Je sais que, l'année prochaine, tu seras à Marseille, ce serait bien que, pour ce match-là, tu nous aides". Eydelie dit avoir refusé, mais tout de même touché une "prime exceptionnelle" de 300.000 francs (en raison de la victoire marseillaise) quelques semaines après son arrivée à Marseille.

17 mars 1993. OM-CSKA Moscou (6-0). Guennadi Kostiliev, l'entraîneur russe, affirme que ses joueurs ont été malades en ingérant un thé frelaté et qu'il a reçu un appel téléphonique lui proposant de laisser filer le match en échange d'une forte somme d'argent. Plus tard, Kostiliev informera l'UEFA n'avoir jamais entendu parler de corruption autour du match perdu par son équipe au Vélodrome. Eydelie affirme qu'au match aller comme au match retour, les boissons des Moscovites ont été "trafiquées". 

21 Avril 1993. Bruges-OM (0-1). Deux jours avant le match, l'OM transfère 311.000 dollars via un compte en Suisse, vers une banque bruxelloise, où un intermédiaire belge, Michel Tincler, retire la somme en liquide. Il reconnaîtra avoir agi sur demande d'Alain Laroche (directeur financier du club), pensant, selon ses dires, toucher un dessous-de-table pour une transaction immobilière.

20 décembre 2003. Croyant démentir les accusations de Waddle et Cascarino sur les pratiques pharmaceutiques de l'OM des années 90, Bernard Casoni déclare au Monde"On nous appliquait dans le bas du dos un pistolet à air comprimé qui comprenait plusieurs fléchettes, quatre je crois. Le but était de stimuler les glandes surrénales qui sécrètent naturellement des hormones. C'était plus psychologique qu'autre chose : il suffisait que tu fasses un bon match pour que tu aies envie de recommencer".

 

 

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LE JOUR OÙ L'OM PERDAIT LE TITRE À LESCURE


 


De cette saison 1998-1999, quelques images restent encore bien présentes quatorze ans après : le pétard allumé par Jay-Jay Okocha pour son premier match en France, l'Olympique lyonnais qui retrouve l'Europe, le PSG qui lève le pied lors de la dernière journée pour donner le titre à des Bordelais, qui torpillaient quelques mois plus tôt au Parc Lescure leur seul rival pour le titre, l'Olympique de Marseille (4-1), pour le tournant du championnat.


 


 


http://www.sofoot.com/le-jour-ou-l-om-perdait-le-titre-a-lescure-163933.html


Modifié par Charlie

 

 

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OLYMPIQUE DE PARIS VS MARSEILLE ST-GERMAIN

Tant de joueurs ont endossé les maillots de l'OM et du PSG que nous avons composé deux équipes de transfuges: une jolie et une moins.
 
Passer de Paris à Marseille ou faire le chemin inverse n'a pas posé problème à un grand nombre de footballeurs, que ces transferts aient suscité l'indifférence, avant l'invention de la "rivalité ancestrale" entre les deux clubs, ou fait scandale dans la période récente. Sans oublier les trocs entre le PSG de Canal+ et l'OM de Tapie.

 

Force est de constater qu'en dehors de George Weah (et encore était-il en fin de carrière quand il rejoignit la Provence), Roche ou Angloma, ces échanges n'ont pas concerné de très grands joueurs: on dénombre majoritairement, dans cet effectif virtuel, des soutiers laborieux et des espoirs déçus ou en passe de l'être.

Aussi, ce qui frappe, c'est l'homogénéité de nos deux équipes-type. Au point qu'on n'est pas très sûr de celle qui sortirait vainqueur. Ces deux clubs ont enrichi la légende de tant de fiascos et de situations scabreuses qu'un tel match obéirait difficilement à une quelconque logique.

 

 

La dream team

 

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Tu préfères jouer n°10 face à un milieu Cana-Pardo, ou que ta femme t'annonce qu'elle reviendra quand tu seras triple champion d'Ultimate fighting – le jour où Jérôme Le Banner annonce son retour? La dream team OM-PSG est sans aucun doute une équipe de poètes (Il se dit qu'elle aurait inspiré Aragon avant l'écriture du Crève Cœur), et encore, Yvon Le Roux est dans celle d'en face, lui qui avait enseigné si finement l'art de l'arrachage de tendons. 

 

Bernard Pardo doit surtout sa place à son année marseillaise. Celui que Michel Platini sélectionneur a souvent appelé en équipe de France pour ses talents d'aboyeur aura ruiné sa carrière en marchant dans un trou de la pelouse et ne pourra jouer que six matches à Paris. Parfois, le destin ne veut pas. 

 

À eux deux, les attaquants valent 111 buts en 265 matches (55 buts en 137 matches à Paris et 5 buts en 19 matches à l'OM pour Weah, 14 buts en 47 matches à Paris et 23 buts en 62 matches à l'OM pour Maurice). 

Avec respectivement 8 et 14 clubs visités, Jérôme Leroy et Xavier Gravelaine ne pouvaient pas rater un passage dans les deux capitales du foot français. La défense, elle, se divise entre un côté qui a la classe, et un autre qui l'a moins. On vous laisse deviner lequel. 

 

Tomislav Ivic a entraîné les meilleurs joueurs, il est donc tout indiqué pour le poste. Dans les cages, Alonzo est indiscutable. 

 

 

 

La nightmare team

 

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Cette fois-ci, les attaquants pèsent huit buts en 90 matches. Il faut dire qu'avec une paire de pourvoyeurs qui pèse moins lourd que le seul Yvon Le Roux, les ballons n'arriveraient pas toujours dans de bonnes conditions. 

 

Certains pourront être surpris de voir André Luiz arrière gauche. C'est parce qu'il jouait à un poste défensif à Marseille. Il n'est devenu milieu offensif à Paris que parce qu'il était le seul joueur doté d'un minimum de technique dans tout l'effectif. 

Défensivement, on note que c'est avant tout la vitesse, la rigueur et l'élégance qui sont privilégiés. Avec Bruno Germain et Stéphane Dalmat à la récupération, c'est tout le bloc équipe qui s'avance fissuré.

 

Tomislav Ivic a entraîné les pires joueurs, il est donc tout indiqué pour le poste. Dans les cages, Alonzo est indiscutable. 

 

 

Ils auraient pu être sur le terrain

 

La liaison Paris-Marseille ou vice-versa étant très fréquentée, on peut aisément remplir le banc de notre équipe hybride, en ayant des solutions pour chaque ligne: Claude Lowitz, Bruno N'Gotty, Modeste M'Bami, Laurent Fournier, Daniel Bravo, Peter Luccin, Benoit Cauet, Jean-Pierre Destrumelle, Jean-Pierre Tokoto, Jean-Pierre Dogliani, Marcel De Falco, Peguy Luyindula, Pascal Nouma, Saar Boubacar, Michel N'Gom... Tous sont sélectionnables

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LE JOUR OÙ ROTHEN A REFUSÉ CHELSEA PAR AMOUR

 

En 2004, Jérôme Rothen est la plus belle patte gauche d’Europe. Avec Monaco, il s’est amusé avec toutes les défenses du Vieux continent. Le Barça, la Juventus mais surtout Chelsea lui font les yeux doux. Le Blond a le choix. Par amour, il va signer au PSG et dire non à Abramovich en personne. Enfin presque.

PAR MATHIEU FAURE  JEUDI 2 JANVIER 2014

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Rothen face à Chelsea (C1 2004)

Mario Melchiot a joué à Rennes mais il a surtout disputé une demi-finale de Ligue des champions avec Chelsea en 2004. Ce soir-là, l’ancien joueur de l’Ajax est dans le même secteur que Jérôme Rothen. Un type que l’Europe ne connaît pas. Un petit blond qui joue avec des godasses blanches, une coupe de cheveux à l’ancienne et un seul dribble au CV : la toupie (qui consiste à tourner en rond en ne se servant que de son pied gauche). Bref, le Batave se dit qu’il va passer une soirée à la cool face à cet ailier provincial. Surtout que les Blues deClaudio Ranieri mènent rapidement deux buts à zéro et entrevoient la route vers la finale de Gelsenkirchen (à l’aller, Chelsea s’était incliné 3-1). Mais JR n’est pas d’accord. Alors l’homme joue et l'histoire se met doucement en route. 

 

Rothen débute son show. Melchiot commence par se faire casser les reins en fin de première période sur la réduction du score monégasque. Sur un débordement tout en toucher de balle, Rothen régale Morientes dont la reprise de la tête termine sur le poteau des Anglais avant qu’Ibarra ne prolonge la balle dans les buts. Pendant 90 minutes, Rothen va dégoûter Chelsea et Melchiot. Lors du coup de sifflet final, Rothen et Monaco ont tenu le choc (2-2) et valident leur billet pour la finale. Déçu, Roman Abramovich, le patron de Chelsea, espère néanmoins terminer la soirée avec une bonne nouvelle. Le Russe est un homme de fixette. Ce jour-là, il ne jure que par Jérôme Rothen. Il veut le voir. Cela fait de longs mois que les scouts anglais tournent autour du Français. L’ancien Troyen sait qu’il partira en fin de saison. Son parcours européen lui a ouvert les vestiaires des plus grands clubs européens : JuventusFC Barcelone et Chelsea. Ils sont trois à se disputer la gauche caviar de Monaco. Dans les travées de Stamford Bridge, le patron de Chelsea court dans tous les sens. Il zieute, sue, cherche et gueule : « Where is Rothen ? Where is Rothen ? » . Roman veut finaliser le transfert d’homme à homme. A l’ancienne. Sauf que Rothen se planque.

« Moi tu vois, le poster du PSG je l'ai, je suis dessus » 

L’histoire raconte que le joueur se cache dans un salon privé du stade. D’autres parlent d’une cachette secrète au cœur de la salle de test anti-dopage. Quoi qu’il en soit, le Français fait tout pour fuir le richissime propriétaire. Pourquoi ? Parce qu’il ne sait pas dire non. Il ne veut pas dire non. Pas à lui. Pas comme ça. Pas de visu. La raison ? Rothen a déjà donné sa parole au Paris SG, son club de cœur. Dans la capitale, Francis Graille et Vahid Halilhodzic ont œuvré en secret pour approcher le joueur que toute l’Europe désire. Pour l’époque, le montant est relativement élevé (11 millions d’euros). Mais ce sont surtout les sentiments qui ont fait la différence. Enfant de Paris, Rothen a grandi avec le PSG dans son cœur. Il voulait absolument réaliser son rêve. Jouer au PSG valait tous les sacrifices du monde. Aussi bien financiers que sportifs. Pour toucher son rêve du doigt, Rothen a dit non a tout le monde. Quitte à foutre sa carrière en l’air. 

Difficile de lui en vouloir. Même avec du recul et cinq années très moyennes à Paris, Rothen n’a jamais regretté son choix. « C’est mon club de cœur, je ne regrette rien. Toute ma carrière, j’ai toujours essayé de tirer le maximum de ce que je pouvais, avec les qualités que j’avais. Quand tu réalises ton rêve, il n’y a rien de plus beau » , disait-il sur L’Equipe.fr en 2013. Rothen n’est pas du genre à regarder en arrière. En 2010, il s’était confié dans nos colonnes sur son rapport très passionnel avec le PSG. Là encore, le cœur parle : « J'ai passé cinq années là-bas. Peu de joueurs passent autant d'années dans ce club. Même si la fin gâche un peu les choses, j'ai vécu des moments forts, gagné des coupes et j'ai réalisé mon rêve. Je reste dans les murs. Si demain, j'arrête ma carrière, les gens sauront que Rothen est passé à Paris. Pour moi, j'ai marqué l'Histoire du club. Et pourquoi pas écrire encore quelques lignes... Je suis dans l'équipe des trente-cinq ans, ça veut dire des choses. Cet amour, je l'ai, et il ne s'effacera pas. Moi tu vois, le poster je l'ai, je suis dessus et on ne peut pas m'enlever, cet amour pour le PSG, c'est là et ça restera. Ça en embête certains mais c'est comme ça. » Ça n’embête personne, Jérôme. Même Roman Abramovich s’est fait une raison. Il a finalement pris Arjen Robben.

 

http://www.sofoot.com/le-jour-ou-rothen-a-refuse-chelsea-par-amour-179083.html

 

 

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RAYMOND KOPA, L’HOMME DE DEUX FOOTBALLS


 


Raymond Kopaszewski, dit Kopa, vient de nous quitter. Cet immense footballeur laisse derrière lui un mémorable palmarès, que ce soit avec « son » Stade de Reims ou bien sûr le Real de Madrid. Il est surtout le premier grand joueur français à avoir été internationalement reconnu, ce qui, d’une certaine manière, a permis au ballon rond tricolore de prétendre s’installer à la table des hautes instances. Histoire d’un homme parti des mines du Pas-de-Calais pour remporter des coupes d’Europe, qui défendit les droits des joueurs pros contre les « patrons » des clubs en étant assez malin pour savoir capitaliser sur son statut (plus loin que d’acheter un bar-tabac à son nom) en en faisant une marque.


 


PAR NICOLAS KSSIS-MARTOV 



VENDREDI 3 MARS

 


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http://www.sofoot.com/raymond-kopa-l-homme-de-deux-football-439646.html


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