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L'info' - quotidienne


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89 réponses à ce sujet

#1
Charlie

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Un sujet où chaque jour sortira une information, un article, un scoop, une révélation, un documentaire sur l'histoire du championnat anglais (ancienne Premier League + nouvelle Premier League (1992).

 

 

 

Je débute avec ça:

 

BRIAN CLOUGH ET L’ÉCHEC SALVATEUR À LEEDS UNITED

 

 

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Modifié par Charlie, 15 janvier 2017 - 01:16.

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#2
MacLeod

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Mais où vas-tu chercher toutes ces idées Charlie ? :wub:


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#3
Duncan Edwards

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Une belle revanche ce qu'il fit par la suite avec Forest ! Il récupère le club qui lutte pour le maintien en seconde division et terminera 8ème avec. La seconde saison, il terminera 3ème et donc synonyme de montée en première divison. L'année suivante sera celle de la consécration avec la participation de Forest en coupe d'Europe des clubs champions, qu'il remportera..deux fois d'affilée (choses encore jamais égalé en Angleterre). Il a  aussi obtenu le record de match sans défaites en championnat (42) avant qu'Arsenal ne le brise en 2004. Un sacré personnage ce Clough et tout aussi important son assistant, qui a grandement contribué à ses succès et avec qui il s’était brouillé dans la fameuse période Leeds. 

J'avais d'ailleurs vu ce film il y a quelques temps sur le sujet. La gloire et l'enfer à son arrivée à Leeds. Pas mal du tout. 

 

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#4
Charlie

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ET BOBBY INVENTA CHARLTON

 

 

Il est sans conteste le plus grand. Pendant vingt-deux ans, Bobby Charlton a donné de l'amour au football après avoir failli quitter le monde prématurément lors d'une après-midi enneigée à Munich. Champion du monde 66, Ballon d’or la même année et vainqueur de la C1 deux ans plus tard, l'homme qui a popularisé la raie sur le côté est devenu un héros à Manchester. Pour y rester à vie, avec son style unique.

 

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« La souffrance est toujours là. Bien au fond. Vous ne vous en débarrassez jamais. Elle fait partie de vous. Vous êtes seul et d’un coup, sans prévenir, elle revient. Alors, vous pleurez. » Sur la poitrine, des marques. Le long des côtes, des cicatrices. La démarche est lente. Le tableau est pénible. L’homme peine à marcher, mais il refuse de s’aider d’une canne. Alors, pour rejoindre son bureau, il s’appuie difficilement sur les murs délimitant les couloirs. Matt Busby veut se remettre au travail. Hier, il ne voulait pas rouvrir ses cahiers, mais sa femme, Jean, l’a convaincu par ces mots : « Ce ne serait pas juste pour ceux qui ont perdu quelqu’un qu’ils aimaient. Je suis sûre que ceux qui sont partis auraient voulu que tu continues. » Busby est resté à l’hôpital pendant dix semaines. Il a prié pour mettre fin à ses jours, car, par moments, il aurait préféré ne jamais rouvrir les yeux ce 6 février 1958. La douleur est trop intense, les images aussi. Et les noms, encore les noms, ceux que l’on est venu lui énumérer sur son lit à l’établissement Rechts der Isar de Munich le lendemain matin : Walter Crickmer, Bert Whalley, Tom Curry, Roger Byrne, Tommy Taylor, David Pegg, Eddie Colman, Mark Jones, Geoff Bent, Duncan Edwards, Frank Swift, H. D. Davies, Tom Jackson, Henry Rose… 21 noms au total. Le secrétaire de Manchester United, deux adjoints de Busby, des joueurs, des journalistes. Et, dans le silence d’Old Trafford, Matt Busby a craché à travers les haut-parleurs surplombant la foule de supporters réunis depuis plusieurs jours autour du Théâtre des Rêves. Celui où Manchester United était en train de bâtir l’une des équipes les plus redoutables d’Europe. « Ladies and gentlemen, je vous parle depuis l’hôpital de Munich. » L’entraîneur de Manchester United n’est pas mort. C’est un miraculé. 

 
Pourquoi moi ?

Le 6 février 1958 était un lendemain de fête. Manchester United venait d’assurer sa qualification pour la demi-finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, sa deuxième consécutive, après un nul à Belgrade contre l’Étoile rouge (3-3). Avec Busby, les Red Devils avaient déjà remporté trois titres de champion d’Angleterre (1952, 1956, 1957) et développé la volonté féroce de marcher sur l’Europe du foot. Sauf que ce jour-là, l’avion qui ramène l’équipe à Manchester ne décollera jamais, terminant sa course dans une maison lors d’un troisième essai fatal. On connaît la suite : une aile qui embrase un réservoir de pétrole, des morts, de la neige, des images dans les cinémas britanniques, des journaux noircis, la mort de Duncan Edwards, la pudeur de l’histoire. Il était 15h03 quand tout s’est arrêté. Le milieu offensif Liam Whelan aura même lâché au moment du décollage : « C’est peut-être la mort, mais je suis prêt. » Dans les décombres, une mèche aura résisté. Le symbole d’une génération, un gamin de vingt ans repéré cinq ans plus tôt par le recruteur de Manchester United, Joe Armstrong, où il deviendra un membre des Busby Babes. Bobby Charlton vient de voir la mort droit dans les yeux : « Je me suis dit :"Pourquoi moi ? Pourquoi suis-je encore ici sain et sauf avec une petite éraflure à la tête ? C’est injuste !" Il m’a fallu énormément de temps pour me remettre de tout cela. » Comme pour Busby, le personnel de l’hôpital de Munich viendra lister les disparus à Charlton. Matt Busby, lui, vient de se lancer un nouveau défi : gagner la Coupe d'Europe pour honorer ses enfants disparus. Il philosophait en expliquant que « c’est certainement le sens de la vie : bâtir, créer, surmonter les échecs, espérer. (…) Je savais que d’une manière ou d’une autre je devais gagner à nouveau, pour ceux qui étaient partis. Sinon, ma vie n’avait aucun sens. » Alors ce sera avec Charlton et à partir de Bobby.

 

 

 

 

 

 

 

La Sainte Trinité

C’est donc l’histoire d’une rencontre. C’est aussi le récit de la vie de Bobby Charlton qui reste encore aujourd’hui le plus grand joueur de l’histoire du football britannique. Tout simplement car il était le plus élégant, le plus fin, le plus doué de sa génération. En réalité, il était surtout le plus complet. Le plus génial était sans aucun doute George Best, arrivé à Manchester en 1961. Le plus impressionnant était Denis Law, débarqué à United en 62, car l’attaquant écossais avait ce sixième sens qui dessine les héros. Charlton-Best-Law, la Sainte Trinité, celle qui s’affiche aujourd’hui sur le parvis d’Old Trafford. Jamais Manchester United n’a connu une telle grâce. Trois Ballons d’or : Law, en 64, Charlton, en 66, et Best, en 68. Dans ses discours, Matt Busby aimait évoquer le « cœur United » . Lorsqu’il remporta la C1 en 1968 contre Benfica (4-1) avec un doublé de Charlton, Bobby fut le premier salué par Busby. Sous sa pipe et son blouson gris, l’entraîneur écossais n’était pas un maître tactique. Le tableau noir n’était pas quelque chose qui le passionnait. Il aimait gérer l’humain, refusait d’être second et voulait reprendre le dessus sur la vie. Bobby Charlton, lui, avait créé la sienne. C’est sa force : en vingt-deux années passées sur les pelouses, Charlton a dessiné son style, il a inventé son football. Celui d’un milieu sans réel poste, un gentleman qui n’aura reçu qu’un seul carton jaune au cours de sa carrière et qui inventa le ballon piqué. 

 

L'héritage de Busby

Charlton était l’homme d’un club. Il était aussi l’étendard d’une nation toute entière qui sera championne du monde pour la seule fois de son histoire, en 1966, sous sa direction, avec notamment un doublé en demi-finales contre le Portugal d’Eusébio. Bobby, c’était aussi un style. Une mèche ramenée sur le crâne, une allure fine, un geste élégant. On l’aimait pour ça, mais aussi pour ses buts, ses nombreux buts pour l’Angleterre (49 - record battu il y a quelques mois par Wayne Rooney). Car Charlton était le genre de mec à pouvoir allumer la lumière n’importe où. Souvent, il expliqua prendre du plaisir « à inventer et pousser dans ses limites » le foot. C’est noble. C’était avant de vouloir l’honorer. Car, aujourd’hui, Bobby Charlton est entré dans cette nouvelle mission : assurer l’héritage de Busby à Manchester United et veiller au respect des valeurs d’un club pour lequel il lâchera ses derniers souffles. Il faut le voir dans les tribunes d’Old Trafford, épaulé par sa femme, Norma Ball. Charlton est une voix qu’on écoute, il a sa place dans le board et est souvent consulté, notamment dans les choix d’entraîneur : c’est notamment lui qui refusa Mourinho pour succéder à Ferguson en 2013. Alors, comme pour chaque légende, il faut de l’honneur. Celui d’un peuple qui ne cesse de le vénérer et de le chercher du regard à chacune de ses visites. Et le 3 avril dernier, l’histoire a embrassé Bobby et l’a serré fort dans ses bras. Manchester United venait alors d’inaugurer la tribune en son honneur sous une marée rouge historique. Norma d’un côté, Bobby Charlton de l’autre, les larmes communes et Sir Alex Ferguson avec le sourire. C’est le United de Busby. Celui qui gagne à travers ces visages et qui cherche, désormais, à retrouver les sommets. En attendant, la Sainte Trinité veille, en silence. 

 

 

 

 

 

 

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LES DERBYS : UNE HISTOIRE ANGLAISE

 

En début d'après-midi, la Mersey s'apprête à vivre son derby. Liverpool - Everton, un confrontation fratricide comme il en existe tant chez nos voisins anglo-saxons. Mais ces rivalités ont-elles les mêmes origines ? Entre histoire, violence et anecdotes, rencontre avec Douglas Beattie, spécialiste de la question, qui raconte avec passion ses sept duels au sommet.

 

 

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Liverpool – Everton

«  Les gens pensent souvent que la rivalité vient de la teinte religieuse des deux clubs. Liverpool serait protestant et Everton catholique. En réalité, c'est à cause de John Houlding que les deux clubs ont commencé à devenir ennemis. Houlding était le propriétaire d'Anfiel Road, le terrain où jouait Everton. Mais quand celui a décidé d'augmenter le prix de la location et des places, le club a quitté l'enceinte pour s'installer à Goodison Park. Houlding a alors choisi de monter sa propre équipe, Liverpool. Mais la plus grosse "affaire" entre Liverpool et Everton reste le drame du Heysel en 85 (39 morts, 600 blessés lors de l'effondrement d'une tribune causé par les supporters des Reds : ndlr). La même année, Everton gagnait la Coupe des vainqueurs de Coupes contre l'Austria Vienne mais a été privé de compétition européenne l'année suivant à cause de cet épisode(l'interdiction faite à Liverpool de participer à la Coupe d'Europe a touché tous les clubs anglais : ndlr). Du coup, lorsque les fans deLiverpool ont subi le drame de Hillsborough en 89 (96 morts après un mouvement de foule lors d'un match entre les Reds et Nottingham : ndlr), et qualifié les policiers d'"assassins", Everton s'est souvenu de l'épisode du Heysel. Ils se sont mis à employer le même terme pour les supporters des Reds, rajoutant encore de la tension entre les deux camps. » 

Birmingham City – Aston Villa

« L'un des derbys les plus violents d'Angleterre. On y retrouve la différence d'origine sociale, entre les ouvriers de Birmingham et la classe moyenne d'Aston Villa qui a surtout investi les extérieurs de la ville. Si ce dernier a connu la gloire, Birmingham a toujours eu des difficultés. Ce n'est pas rare d'entendre des fans de Birmingham dire aux Villans qu'ils se reposent sur leur passé. Eux rétorquent évidemment qu'il vaut mieux se reposer dessus que de ne pas en avoir du tout. Mais le derby a pris une autre ampleur avec la création à Birmingham d'un groupe de supporters assimilés à des hooligans dans les années 70 : les Zoulous. En son sein, il y a une mixité raciale et politique inédite, et des individus violents que la police à parfois eu du mal à maîtriser. Ce sont ces fans de Birmingham qui contrôlent la ville face à la bourgeoisie de banlieue plus tranquille d'Aston Villa. »

 

 

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Arsenal – Tottenham
«  La rivalité est surtout venue d'un homme. Henry Norris est devenu président du club en 1912 et a grandement influencé ce derby. Au départ, il faut savoir qu'Arsenal n'est pas un club du nord de Londres mais qu'il était basé dans le sud de la capitale. Pour se rendre au stade, les transports étaient complètement inadaptés et Henry a alors décidé de changer d'enceinte pour s'installer à Highbury, à quelques pas de White Hart Lane. Les Spurs ont vécu ça comme une invasion. Ensuite, il y eu la saison 1914-1915 à l'issue de laquelle Arsenal, qui avait fini 5e de deuxième division, est monté à l'échelon supérieur. C'est Norris qui a arrangé ça avec la Ligue car il était très influent et riche. Tottenham, qui est descendu cette saison là, n'a jamais digéré cette escroquerie. Au fil des ans, Arsenal est devenu plus fort que Tottenham, surtout avec Arsène Wenger. Je me souviens aussi du premier match de Sol Campbell avec les Gunners(il jouait auparavant pour Tottenham : ndlr) et les fans n'ont pas arrêté de l'appeler "Judas". La grosse différence maintenant, c'est qu'Arsenal est plus européen, Tottenham reste plus attaché à ses racines londoniennes.  » 
Manchester City – Manchester United
«  Les deux clubs ont maintenu des bonnes relations jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, Old Trafford a été détruit et City avait proposé à United de jouer dans son stade. Mais ils ont préféré refuser et reconstruire. En fait, le réel point de départ de la rivalité, c'est le crash de l'avion de United en 58 (8 membres de l'équipe sont tués : ndlr). À partir de ce moment-là, tout le monde en Angleterre a été particulièrement gentil avec le club qui venait de vivre une tragédie. City a mal vécu d'être dans l'ombre et cela s'est accentué en 68 lorsque malgré le titre de champion, ils ont vu United gagner la Coupe d'Europe. Les supporters de City ont souvent estimé qu'ils étaient une "only-fan team" comparé à leur voisin qui était doté de moyens financiers importants. Évidemment, l'arrivée de gros capitaux à City a changé la donne. En tout cas, vous ne verrez jamais un supporter de United porter du bleu ou un supporter de City mettre du rouge.  » 
 
 
Manchester United - Liverpool

«  Entre eux, c'est avant tout une histoire de suprématie sportive. Savoir qui est le meilleur club d'Angleterre, qui a le plus beau palmarès… Mais il y a aussi un contexte historique qui a favorisé la naissance du derby. La ville de Manchester n'avait pas accès à la mer jusqu'en 1894. Un canal de transport a alors été construit, passant notamment par Liverpool qui a perdu de son avantage maritime. Après, la rivalité tient vraiment du sportif. À son arrivée, Ferguson avait annoncé que son seul objectif était de dépasser lesReds dans les livres d'histoire. Cela a donné lieu à des matchs tendus entre supporters avec des fans gazés ou des jets d'excréments à Anfield. Avant que City n'ait de l'argent, c'était le match le plus important de la saison de United.  » 

 

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Newcastle – Sunderland

« Ce derby est un peu spécial car ce sont deux villes différentes du nord-est de l'Angleterre mais très proches (12 miles de distance : ndlr). Ils partageaient leur gouvernement, les transports… Mais le conflit remonte à très longtemps. Pendant la Guerre Civile, Newcastle a brillé par une victoire militaire en 1644 et s'est attiré les grâces du royaume. Du coup, la ville est devenue plus riche et a fait beaucoup d'ombre à Sunderland. En plus, Sunderland et Newcastle se sont toutes deux spécialisées dans la construction de bateau, avec un avantage pour le second. Maintenant, on retrouve ce conflit de classe. D'un côté il y a une ville cosy, Newcastle, et de l'autre une ville peu accueillante. L'un des meilleurs exemples de la rivalité reste tout de même Lee Clarke, le capitaine des Black Cats(Sunderland : ndlr) à l'époque, qui lors de la finale de la Cup 99 entre Newcastle et United est arrivée dans le stade avec un tee-shirt insultant Sunderland ! Le garçon était un natif de Newcastle et il n'a pas pu résister même s'il a regretté par la suite son geste et a été transféré dans la foulée à Fulham. Quoi qu'il en soit, gagner les deux derbys est l'objectif principal des deux clubs lors de la saison. » 

 

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Sheffield Wednesday - Sheffield United

«  Ce n'est pas le plus connu des derbys mais c'est un match symbolique. À Sheffield, le football a pris une place importante avant même la création de la FA (football association) à laquelle il a d'ailleurs transmis les règles. Du coup, le match entre Wednesday et United est sans doute le plus vieux derby d'Angleterre. Le conflit de classe a forgé la rivalité. Les fans de Wednesday sont issus de la classe ouvrière. D'ailleurs, le club tient son nom du fait que ces derniers se retrouvaient le mercredi pour jouer après le travail. Ceux de United en revanche sont issus du centre-ville, sont plus aisés. Ils se retrouvent néanmoins sur un point : les supporters des deux camps se surnomment les "Pigs".  » 

 

 

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TANT QU'IL RESTE L'IVRESSE

 

 

Vinnie Jones a joué avec ses parties, Maradona l'a regardé dans les yeux, il a été invité par le pape, et pourtant. Pourtant, si l'on devait garder pour la vie une image de Paul Gascoigne, ce serait celle d'une gourde lâchée en plein visage lors d'un championnat d'Europe à la maison. Pourquoi ? Tout simplement pour ça

 

 

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Sur le coup, c’est un cri d’alarme : « Essayez d’être Paul Gascoigne une semaine dans votre vie. Et vous verrez. Je suis assailli partout où je vais, et cela m’atteint les nerfs. Je voudrais que vous le compreniez. Je ne suis que l’un des vôtres. Je n’utilise pas du papier à cinq épaisseurs aux toilettes et je ne me baigne pas dans du lait. » Prendre un bain avec Gazza est pourtant une expérience. Plusieurs fois, au cours de la carrière du gamin de Newcastle, c’est là que l’histoire démarrait. Là où il commençait à chauffer ses partenaires pour continuer la soirée. Dans son autobiographie, Gazza : My Story, publiée en 2004, Paulo s’interrogeait alors : « Si je reste sobre, est-ce que je vais devenir une personne ennuyeuse ? J’étais toujours drôle quand j’étais bourré. » Paul Gascoigne est alors en Arizona, dans sa chambre, et il goûte à l’une de ses premières cures de désintoxication. Drôle, Gazza l’a toujours été. Il avançait comme ça, le sourire aux lèvres. Au cœur de ses tourments, l’international anglais exprima souvent sa volonté de « retrouver cette joie de vivre permanente » qui l’animait hier. À l’esprit vient alors une image qui est le plus beau condensé de la vie selon Gazza. Il faut remonter le temps, gratter l’histoire d’une nation qui accueillait alors le premier championnat d’Europe de son histoire, trente ans après le seul sacre de son histoire. Paul Gascoigne n’était pas encore né. 

Le souffle de Gazza

1996, Paul a alors vingt-neuf ans. Le temps des blessures semble enfin derrière lui. Terry Venables, son ancien patron à Tottenham, a pris les commandes de la sélection en 1994 et l’a même rappelé dans le groupe national en juin 95 pour un match amical contre le Japon. Dès lors, Gascoigne devient un membre incontournable de l’armée qui doit défendre les couleurs de la nation britannique lors du championnat d’Europe. C’est une question d’honneur. Lorsqu’il débarque au printemps, Gazza vient de claquer un doublé coupe-championnat avec les Rangers. Glasgow commence doucement à dévorer les démons de Gascoigne, mais l’Angleterre attend tellement de lui qu’il ne peut en être autrement. Venables sait comment gérer son poulain. Problème, Paul s’est toujours laissé envahir par une pression intérieure. Il sait la pression populaire qui pèse sur ses épaules, il peine à la gérer donc, souvent, il picole. Tout seul, même. Mais peu importe, il faut masquer les ombres. Et, avec lui, l’Angleterre doit avancer après un nul décevant contre la Suisse (1-1) en ouverture. C’est alors que Paul Gascoigne va prendre le dessus sur son Gazza intérieur. En arrêtant le temps, à Wembley, le 15 juin 1996. Rien n’est simple avec lui, donc il faut dessiner le parfait. 
 

 

L’Angleterre affronte alors son ennemi le plus intime : l’Écosse. Avant la rencontre, Terry Venables est clair avec ses joueurs : « Si on les écoute, ils racontent que ce match est plus important pour l’Écosse que pour nous. Montrez-leur que ce n’est pas la vérité. » La sélection écossaise est parsemée de joueurs des Rangers, des potes de Gascoigne. Le scénario de la rencontre, lui, est anxiogène. Wembley est mutique. Le temple redoute un copié-collé du match contre la Suisse où, après l’ouverture du score d’Alan Shearer, les Helvètes étaient revenus à six minutes de la fin sur un penalty de Kubilay Türkyilmaz. Le 15 juin, c’est le même bordel : Shearer a fait péter le tableau d’affichage peu avant l’heure de jeu, mais, à vingt minutes de la fin, Gary McAllister a l’occasion de faire taire Wembley. Il expliqua il y a quelques années auSun la scène : « La balle bougeait. J’ai toujours tiré mes penaltys de la même façon. J’ai souvent comparé cette situation à celle d’un golfeur qui doit frapper avec le vent. Sauf que là, ça n’a pas marché. » De la puissance de la moustache. Celle de David Seaman. Et là, tout va trop vite, beaucoup trop vite, vraiment trop vite. 

S’il ne devait en rester qu’un

Après le match d’ouverture raté, la presse anglaise avait craché sur les choix de Venables. Celui de prendre, et titulariser, Gascoigne le peroxydé notamment. Le sélectionneur anglais, lui, est sûr de son coup et préfère fermer les yeux sur l’hygiène de vie de son poumon offensif. Contre l’Écosse, rien ne semble changer. Le joueur des Rangers passe la moitié de la rencontre à deux doigts de l’implosion physique, rougi par la chaleur, et semble en quête d’un souffle qui ne vient pas. Mais Gascoigne est maître du temps. Il ne reste alors que vingt-deux minutes de jeu, et Seaman vient de relancer après un corner écossais raté. Teddy Sheringham. Darren Anderton. Paul Gascoigne. Le visage de Colin Hendry. Le temps. Les pieds de Hendry dans la pelouse. Et la grâce. Dans un entretien donné à So Foot en 2009, Gazza : « C’était trop facile. Surtout, ce qui était incroyable, c’est que j’avais en face neuf de mes coéquipiers des Rangers. (…) Je suis désolé pour Colin Hendry, je crois qu’il ne s’en est jamais remis. D’ailleurs, je crois qu’il est toujours à Wembley à l’heure qu’il est. » L’esprit de Gazza aussi.

 

 

C’est fou le poids que peut avoir une image. Paul Gascoigne n’a jamais trop su le gérer, mais, ce jour-là, il fracassa l’opinion publique à sa manière. Par le génie, d’abord, et par la folie, ensuite. Il a la gueule dans le gazon, les bras en V. Sheringham, lui, chope une gourde et asperge avec tendresse le visage de son pote. Pourquoi ? Comment ? Teddy Sheringham, au Daily Mirror : « Je n’oublierai jamais le moment où Gazza a relevé la tête. Il m’a demandé pourquoi Gorram avait essayé de l’empêcher de marquer en plongeant. Et ensuite a lâché ceci : "Où est Hendry ? Est-ce qu’il a essayé de me donner une tarte ?" » Rien n’est plus intense qu’une célébration de but. Depuis toujours, c’est le moment de faire passer un message. Gascoigne : « Le sentiment, sur le moment, était indescriptible. On m’avait tellement tapé dessus à cause de l’épisode de la chaise du dentiste. On avait fait une tournée en Chine avant l’Euro. Ça se passait à Hong Kong. C’était mon anniversaire, j’étais bourré et je m’étais affalé sur une chaise de dentiste. Quelqu’un avait pris une photo et elle s’était retrouvée dans tous les tabloïds peu de temps après. J’ai donc prévenu mes coéquipiers avant le match que je fêterais un but de cette manière si je marquais. C’était ma façon de répondre à tous ces gens qui me prenaient pour un pochtron.  » Et aussi sa manière de gifler les bien-pensants. L’instant a frappé les mémoires, et ce, malgré l’élimination - une nouvelle fois - contre la RFA en demi-finale aux tirs au but. Gazza n’était pas qu’un p***** d’alcoolique. C’était avant tout un génie du foot. Qui sait la carrière qu’il aurait eu si la bouteille ne l’avait pas embrassé ? « Si Pelé ou Maradona avaient marqué ce but, tout le monde aurait dit que c’était le plus beau jamais vu. » Terry Venables avait raison. Mais Gazza dérangeait autant qu’il fascinait. Mais s’il ne devait en restait qu’un, ce serait Paul Gascoigne. Car la seule question qui vaille est : « Qu’est-ce qui est arrivé après ? » 

 

http://www.sofoot.co...sse-221300.html

 

 

 

Info bonus' puisque c'est le jour du Derby:

 

 

 

POURQUOI MANCHESTER UNITED ET LIVERPOOL SE DÉTESTENT

 

 

 

http://sport24.lefig...etestent-685014


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BRYAN ROBSON, LE GÉNIE OUBLIÉ

 

Numéro 7 mythique des Red Devils, dont il a été capitaine pendant 12 saisons, Bryan Robson a terminé sa carrière en officiant en tant qu'entraîneur-joueur, à Middlesbrough. Retour sur un joueur mythique, parfois injustement oublié au moment de citer les très grands. 

 

 

 

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Il y a quelques semaines, lorsqu'il assurait la promotion de son nouveau livre, Sir Alex Ferguson déclarait qu'il n'avait eu que quatre joueurs « de classe mondiale » durant ses 25 ans passés à la tête deManchester United, avant de les nommer : Éric Cantona, Paul Scholes,Ryan Giggs et enfin, Cristiano Ronaldo. Si le manager écossais est évidemment le mieux placé pour porter un jugement sur les joueurs qu'il a dirigés, de nombreuses voix s'étaient pourtant élevées pour déplorer l'absence de Rooney, de Ferdinand, de Roy Keane ou encore de David Beckham. 
 

 

Pourtant, au milieu de ces grands noms et de la myriade de trophées qui leur sont associés, l'on peut avoir le sentiment qu'un homme manque à l'appel. Cet homme, c'est évidemment Bryan Robson, ses 13 saisons chez les Red Devils, ses 461 matchs et ses 99 buts. Surtout, Robson a eu un rôle primordial dans les années les moins favorables de ce qu'est aujourd'hui l'une des institutions de sport les plus célèbres de la planète. Celui qui totalise 90 sélections avec les Three Lions était un joueur que l'on pourrait qualifier d'en avance sur son temps. Rapide, physique, doté d'une technique fine, d'un œil aguerri pour la passe et d'un sang-froid rare pour un milieu de terrain à l'époque, Robson a été une sorte de bande-annonce des milieux ultra-complets, tels que Scholes, Lampard ou Gerrard, qui allaient apparaître dans le Royaume dans les décennies suivantes. Transfert le plus cher de l'histoire de la première division anglaise (1,5 million de livres) lorsqu'il débarque en provenance de West Bromwich Albion en 1981, remporte deux FA Cup, en 1983 et en 1985, sous la houlette deRon Atkinson

Le capitaine des années sombres

Mais il sera surtout le premier fidèle lieutenant de Sir Alex Ferguson. En effet, il est d'abord l'un des joueurs dont l'hygiène de vie inquiète le manager écossais, qui lui reproche son penchant un peu trop prononcé pour la bière. Mais convaincu par le discours de celui qui aura sa statue devant Old Trafford, Robson applique les consignes, et porte son équipe, brassard au bras, pendant les cinq premières saisons blanches de Ferguson à la tête des Red Devils. La consécration viendra finalement tard, à 36 ans, avec son premier titre de champion à l'issue de la saison 93-94, bien qu'il ait vu Brian McClair lui prendre progressivement sa place au milieu de terrain. Après une dernière saison, couronnée d'un deuxième titre de champion, mais au cours de laquelle Sir Alex Ferguson l'a progressivement écarté de l'équipe - une décision qu'il décrira plus tard comme « l'une des plus difficiles de sa carrière » - Bryan Robson, qui avait dû lâcher son mythique numéro 7 pour l'offrir à Cantona, décide de prendre le large. 

Entraîneur-joueur, à succès

Alors, une deuxième vie s'offre à « Robo » . En effet, Middlesbrough, alors en Division One (Championship), lui propose le poste d'entraîneur-joueur. Et autant dire que Robo montre autant de prédispositions sur le banc que sur la pelouse, puisque sa première saison est couronnée d'une montée en Premier League. Après une première saison à l'étage supérieur passée à flirter avec les places européennes, avant de dégringoler au classement, la faute à une cascade de blessures, pour finalement terminer à une honorable 12e place, Robson attaque la saison 96-97, qui marquera un énorme tournant dans sa vie d'entraîneur et de joueur. En championnat, la saison est extrêmement difficile, et Middlesbrough ne parvient pas à s'extirper de la zone de relégation. Pire encore, le club se voit retirer trois points après qu'un virus frappant 23 de ses joueurs empêche Robson d'aligner une équipe pour le match face à Blackburn censé se tenir le 21 décembre, et finalement reporté. 

96-97, la saison des tournants

Lors de la 22e journée, et alors que son équipe est 19e, Robson s'aligne, à 40 ans, pour ce qui sera sa dernière apparition sur un terrain lors d'un déplacement à Highbury (défaite 2-0). Pourtant, dans les coupes nationales, la musique est tout autre, puisque l'ancien capitaine des Red Devils parvient à qualifier son équipe pour ses deux premières finales domestiques. Deux finales finalement perdues, face à Chelsea en FA Cup, et Leicester, après prolongation, en League Cup. En championnat, un match, à Old Trafford, pour le compte de la 26e journée, marque un tournant pour les deux clubs. Face à son ancien mentor, Robson aligne une formation très offensive et mène 1-0, puis 3-1, avant de se faire rejoindre en seconde mi-temps, grâce au premier but de Gary Neville, et un but du tout jeune Solskjær. 

United file alors vers le titre, et Middlesbrough voit la relégation devenir progressivement inéluctable. Si Robson restera au club, et le fera remonter en Premier League au bout d'une saison dans l'antichambre, nombreux sont ceux qui portent un jugement plutôt négatif sur son passage dans le North Yorkshire. À ceux-là, Robson répond, comme pour se justifier, dans son autobiographie : « J'ai laissé Boro en Premiership, ce que j'avais toujours voulu faire. En fait, ce n'est pas entièrement vrai. Je les ai emmenés en finale de trois coupes, ce qu'ils n'avaient jamais fait auparavant. Mais mon objectif était de devenir le premier manager de leur histoire à ramener un trophée majeur. » Comme quoi, la reconnaissance se joue finalement sur des détails. 

 

http://www.sofoot.co...lie-210910.html


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C'est où sur Sofoot que tu trouves les vieux articles comme ça Charlie ? Tu fais juste une recherche sur un sujet précis ?


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#9
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Je fais des recherches sur un sujet précis, et généralement c'est sur So Foot qu'on peut retrouver ce type d'articles. Je vais tenter d'en trouver sur d'autres sites, des fichiers PDF, des chroniques, etc... Mais en attendant c'est difficile de trouver mieux que sur So Foot qui ont le mérite de ratisser large.


Modifié par Charlie, 16 janvier 2017 - 13:44.

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Pas si oublié que ça le Robbo, il est dans mon 11 type récent :D

 

Sinon: http://www.stretford...s/bryan-robson/c'est en anglais, c'est sympa à lire, au pire our ceux qui galèrent, il y a google traduction qui vous donnera les grandes lignes ;)


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- "Une équipe a la valeur de ses trois joueurs les plus faibles." Sir Alex Ferguson
- "Aujourd'hui, les règles de vie que nous suivons à Manchester United sont celles que Roy Keane, a édictées." D. Fletcher


#11
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Charles Reep, le père du long ball

 

Le kick and rush fait partie de l'ADN du football anglais. Même si aujourd'hui, cette stratégie semble révolue au plus haut niveau, pendant de nombreuses décennies, elle a été une marque de fabrique sous une forme élaborée appelée long ball. Sa crédibilité, elle la doit avant tout à Charles Reep, un ancien pilote de la Royal Air Force.

 

 

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Mars 1950, le 18 pour être plus précis, dans les tribunes d'un banal Swindon Town-Bristol Rovers. Un spectateur se démarque de tous les autres : il n'est pas venu se divertir, il est en passe d'écrire l'histoire. Cet homme, c'est Thorold Charles Reep, commandant d'escadron dans la Royal Air Force et vétéran de la guerre. Armé d'un crayon et d'un bloc notes, il commence alors - à partir de la seconde mi-temps du match - à compiler des données. 2500 matchs plus tard, le bonhomme a tiré quelques conclusions : 80 % des buts sont marqués sur des actions de trois passes ou moins, 60 % des buts sont marqués sur des mouvements démarrant dans les trente derniers mètres adverses… Des chiffres a priori anodins, mais qui vont marquer un demi-siècle de football anglais.

 

 

Kick and rush, long ball et Herbert Chapman

 

« Le principe général de Charles Reep, c'est que le ballon doit être envoyé dans le dernier tiers du terrain aussi vite que possible et maintenu dans cette zone le plus longtemps possible » , résume Richard Pollard, auteur d'une biographie de Charles Reep pour le Journal of Sports Sciences. La théorie peut se découper en quatre axes : plus on passe de temps à proximité de la surface de réparation adverse, plus on augmente ses chances de marquer, plus on frappe au but, plus on a de chances de marquer (un but pour une moyenne de huit tirs selon Charles Reep), il ne faut pas garder la balle derrière, mais l'envoyer rapidement devant à chaque récupération, dans les POMO (Positions of maximum opportunities), et enfin, plus on fait de passes, plus on augmente la probabilité de perdre la balle. Or une perte de balle est une attaque en moins. Lecteur espagnol, s'abstenir. Tout ça, c'est la théorisation du kick and rush, même si les futurs adeptes prendront bien garde de refuser ce terme, au profit du moins péjoratif « long ball » .

À la base, Charles Reep est un fan de la méthode Herbert Chapman avec Arsenal, le fameux WM et son jeu ultra direct. Le militaire a été séduit en 1933 par une conférence du capitaine londonien Charles Jones, ses explications sur les schémas chapmanien et l'utilisation des statistiques dans la préparation. Sauf que comme l'écrira plus tard Bernard Joy dans son livre Soccer Tactics, Imitation of Arsenal's Tactics Brings in Kick-And-Rush Football. Et c'est exactement ce que va produire Charles Reep : une théorisation de la tactique la plus rustre de l'histoire du football. Mais pour imposer une philosophie, encore faut-il un public et des faits d'armes.

 

Brentford, Wolverhampton, les laboratoires de Charles Reep

 

Un modeste club de division 2, Brentford, lui offre son opportunité en février 1951 : alors qu'il reste 14 matchs à jouer et que le club est sur la corde raide, il décroche 20 points sur 28 possibles tout en augmentant son efficacité offensive grâce aux conseils de Reep. Pur hasard ou vrai génie ? Charles Reep gagne en légitimité et repart pour une nouvelle croisade statistique entre 1953 et 1967, cette fois-ci accompagné de Bernard Benjamin, patron de la Royal Statistical Society. L'Angleterre a beau se faire dérouiller à Wembley par la Hongrie de Puskás le 25 novembre 1953 (6-3), Charles Reep décide de persévérer. Aux côtés de Stan Cullis, coach de Wolverhampton, il approfondit ses méthodes visant à développer le jeu direct ultime. L'entraîneur des Wolves explique la philosophie du duo : « Nous insistons pour que chaque joueur en possession du ballon lance une attaque le plus vite possible, nos attaquants ne sont donc pas "encouragés" à exhiber leurs aptitudes de manière ostentatoire, ce qui ravirait une petite partie du public au prix de notre efficacité. Le nombre d'occasions de but est en lien direct avec le temps passé par le ballon devant les cages adverses. » Et encore une fois, les faits semblent donner raison à Reep.

Le 13 décembre 1954, Wolverhampton, meilleure équipe anglaise du moment, accueille le Honved Budapest, qui compte six internationaux ayant marché sur l'Angleterre un an avant, dont Puskás et Kocsis. Devant les 55 000 spectateurs entassés à Molineux, les Wolves l'emportent 3-2 et font dire à la presse que les Anglais et leur « long ball  » sont les champions du monde, car ils ont terrassé ce qui est censé être l'équipe de référence du continent... Or, ce qui est présenté comme la victoire d'un système n'est probablement que celle du pragmatisme sur les principes rigides, comme l'écrit Jonathan Wilson dans son livre référence sur les tactiques du football Inverting the pyramid : le matin du match, Cullis a repensé à la manière dont la Hongrie avait souffert dans la boue lors de la finale du Mondial contre l'Allemagne de l'Ouest. Il a donc envoyé trois stagiaires, dont Ron Atkinson, pour arroser la pelouse. « On pensait qu'il avait perdu la tête, car c'était décembre et il n'avait pas cessé de pleuvoir pendant quatre jours  » (source : la biographie de Cullis écrite par Jim Holden). Résultat, les conditions de jeu se dégradant au fil du match, les joueurs du Honved ne pouvaient plus développer leur jeu au sol, alors que le jeu aérien des Anglais n'était pas affecté...

 

Cullis, Graham Taylor et le Crazy Gang, les apôtres

 

Il était sûrement écrit que l'Angleterre devrait vivre un certain temps avec le kick and rush, ou long ball pour ses partisans, que ce soit par conviction ou par nécessité. Car si les idées de Charles Reep sont assez généralement critiquées en Angleterre - When Saturday Comes l'a surnommé « le sombre secret du foot anglais  » -, elles n'en continuent pas moins de survivre : avec le Wolverhampton de Stan Cullis dans les années 50, puis dans les années 80 avec le zèle de Charles Hughes - futur DTN anglais qui imposera cette tactique dans toutes les sélections -, mais aussi les succès du Watford de Graham Taylor et du Crazy Gang de Wimbledon. Richard Pollard se souvient qu'il a également contribué à l'exportation des idées de Charles Reep lorsqu'il présenta ce dernier à Egil « Drillo » Olsen, alors sélectionneur de l'équipe de Norvège et partisan du jeu direct. C'était en 1993, année charnière dans l'histoire du football anglais avec l'élimination de l'Angleterre de Graham Taylor de la course au Mondial 94, et la naissance de la Premier League, qui allait ouvrir la perfide Albion à une réelle influence tactique européenne.

Il aura fallu beaucoup de temps au football anglais pour laisser de côté des principes de jeu d'une autre époque, et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir été prévenu. En 1960, après une victoire 4-0 de son Barça sur Wolverhampton en quart de finale aller de Coupe d'Europe, Helenio Herrera se moquait en ces termes du foot anglais : « Vous, en Angleterre, jouez un football que nous, les continentaux, utilisions il y a de nombreuses années, avec avant tout de la force physique, mais aucune méthode, aucune technique. Quand on parle de football moderne, les Britanniques ont loupé l'évolution. Les Anglais sont vraiment des créatures routinières : tous les jours, thé à cinq heures ! » Et pourtant, certains héros du foot anglais comme Bob Paisley, mythique manager de Liverpool, avait déjà compris dans les années 70 : « On abordait chaque match comme une guerre. La force du jeu britannique résidait dans les duels, mais les continentaux nous ont pris de vitesse en apprenant à intercepter. » Ironie de l'histoire ou preuve de la capacité de contagion des idées de Charles Reep, trois mois avant sa mort en 2002, le premier sélectionneur étranger de l'équipe nationale anglaise, Sven Göran Eriksson, faisait écho aux théories du statisticien : « Si vous regardez les statistiques dans les matchs de clubs et de sélections, plus de 80% des buts sont inscrits avec moins de 5 passes. » Chassez le naturel...

 

 

lien vers l'article : http://www.sofoot.co...all-193947.html

 


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Ah uais Jiminy carrément :D
 
 
Kung-fu Cantona
 
 
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Punaise charlie, je viens de découvrir ta nouvelle rubrique, super intéressant. Franchement rien à dire très beau travail.
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" Loin d’être une bête bourrue sans technique, Roy Keane n’en est pas moins un animal qu’il vaut mieux éviter de croiser sur son carré de jeu. Hard man. Un psychopathe incapable d’accepter la défaite. Quand il entre sur le terrain, Keane est prêt à tout manger, y compris le gars d’en face, pour satisfaire son désir obsessionnel de vaincre et faire son boulot à la perfection. Mais inutile de chercher une quelconque satisfaction ou une émotion sur le visage. C’est la force même de son jeu, qui inspire la crainte et intimide l’adversaire."

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Le Best et le pire :

 

George Best reste la première et ultime rock star du football, brûlée par une vie de « sexe, alcool et ballon rond ». Et le symbole d’une génération.

 

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John Lennon est la seule rock star à disposer d’un aéroport à son nom (à Liverpool) et il en va de même pour George Best (à Belfast) en ce qui concerne les footballeurs. Cela suffit à situer la postérité de l’attaquant nord-irlandais, le destin voulant que soient célébrés fin 2015 le 35e anniversaire de la disparition du chanteur originaire de Liverpool, et le dixième de la mort du joueur de Manchester United, qui s’est éteint le 25 novembre 2005, à l’âge de 58 ans. Contrairement à Lennon, assassiné dans sa 41e année, Best s’est suicidé à petit feu, miné par l’alcool, après une existence marquée par des frasques et des excès qui n’avaient rien à envier à ceux des musiciens de rock. Cette « hygiène de vie » a contribué à édifier et entretenir sa légende, autant que ses exploits sur le terrain.
 

Le rapprochement entre Lennon et Best est lié aussi au surnom dont a été gratifié le footballeur pour l’éternité : « le Cinquième Beatles ». Celui-ci est absurde, tout fan du groupe sachant que le poste était déjà occupé par leur producteur, George Martin. Best, quant à lui, ne pouvait être membre que d’une équipe, celle de Manchester United, éternelle rivale de Liverpool. Il n’a jamais rencontré les Beatles, et préférait les Rolling Stones – il apparaît d’ailleurs en 1965 comme spectateur de l’émission « Top of the Pops » pendant que Mick Jagger chante The Last Time.

Dans l’imaginaire collectif, les « Fab Four » et Best n’en continuent pas moins d’incarner l’esprit des années 1960 et d’un « Swinging London » largement fantasmé. Une décennie comprise comme une ère d’émancipation, de liberté et de créativité, de couleurs, de gaieté et d’insouciance, qui trancherait avec la grisaille actuelle. Après quoi, Best, comme les Beatles, s’est sabordé au début des années 1970. Il est mort en 2005 des ­suites d’une infection pulmonaire. Les 300 000 personnes qui lui ont rendu hommage lors de ses obsèques, il y a dix ans à Belfast, au son de The Long and Winding Road, des Beatles, ont adressé un énième adieu aux sixties en enterrant un homme unique, pour le meilleur comme pour le pire, dans l’histoire du football.

 

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« Je suis né avec un talent pour lequel d’autres auraient été prêts à mourir »

 

 

Avec Best, on ne s’ennuyait jamais, ce qui est loin d’être le cas avec ses successeurs. C’est pourquoi il a déjà fait l’objet d’un biopic en 2000, et un nouveau film est en préparation pour 2016 ou 2017. Une comédie musicale à sa gloire, Dancing Shoes, a même été créée. Sur le front éditorial, il est l’un des sportifs qui comptent le plus grand nombre de biographies, parfois à la lisière du roman (Le Cinquième Beatles, de Vincent Duluc, Stock, 2014), avec cette vie placée sous le signe de la trilogie « sexe, alcool et ballon rond ». En dépit d’un titre ronflant, la dernière en date, Immortel. George Best, de Duncan Hamilton (Hugo Sport, 443 pages, 22,50 euros), permet de comprendre la fascination qu’il continue d’exercer.

« Je suis né avec un talent pour lequel d’autres auraient été prêts à mourir », a constaté Best, qui savait manier la forfanterie et l’humour. De fait, il a tout pour lui. Son patronyme, source d’inépuisables jeux de mots − jusqu’au message déposé avec une gerbe de fleurs sur sa tombe : « Maradona good, Pelé better, George Best ». Encore le 25 novembre, dans les travées d’Old Trafford, l’enceinte de Manchester United, une banderole était déployée en son honneur : « Georgie… simply the Best ».

 

 

Un physique de tombeur, yeux bleus, traits fins, fossette au menton, qui contribuera à massivement féminiser le public d’Old Trafford. Le séducteur soigne une garde-robe conforme aux canons des boutiques de Carnaby Street. « Il ressemblait à un chanteur de “Top of the Pops” ou à un guitariste de “Ready Steady Go” ! [autre émission télé] (…)écrit Hamilton. Ses vêtements, la longueur de ses cheveux et sa nonchalance devant les objectifs : tout chez lui illustrait le schisme entre le milieu des années 1960 et ce qui s’était passé avant. »

La pop star s’offre rapidement la Jaguar type E, popularisée à l’écran par Steve ­McQueen, et connue pour être « le piège à filles le plus efficace dans le monde ». Il vit à cent à l’heure, multipliant les virées en boîtes de nuit et les conquêtes féminines, avant les entraînements, sinon les matchs (« Je rentrais sur le terrain fatigué et j’en sortais lessivé »). Jamais Best ne s’étonne de sa situation, persuadé depuis son plus tendre âge d’être un élu.

« Georgie boy » a pourtant grandi loin des paillettes et des bulles de champagne, dans un milieu ouvrier de Belfast, presbytérien et orangiste. Ce qui ne l’empêchera pas de supporter Glentoran, le club catholique de la ville. Apolitique, il plaide en vain pour une équipe unifiée d’Irlande, seule chance, pense-t-il, de disputer une Coupe du monde – il en sera à jamais privé, comme du championnat d’Europe.

Le phénomène a été découvert à l’âge de 15 ans par un recruteur de Manchester United, qui adresse ce télégramme à l’entraîneur Matt Busby : « Je pense avoir trouvé un génie »« Ses pieds, ajoute Hamilton, étaient si précis qu’il s’amusait souvent à déposer une pièce sur le bout de ses chaussures pour l’envoyer directement dans la poche de sa veste. » Les « Red Devils » sont encore traumatisés par le désastre de Munich de 1958, l’accident d’avion qui a coûté la vie à huit protégés de Busby. Avec un rescapé, l’Anglais Bobby Charlton, et l’Ecossais Denis Law, Best forme la « sainte trinité » qui symbolise la renaissance du club – les trois hommes ont été statufiés en 2008 à l’entrée d’Old Trafford.

 

« Evidente supériorité »

 

Vif, imprévisible et insaisissable sous des airs de dilettante, Best est conscient de l’effet qu’il exerce sur les foules. « Il arrivait sur le terrain en se pavanant, sans jamais ressentir le besoin de cacher son évidente supériorité », constate Hamilton, sans relever que, dans ce registre, son héritier Eric Cantona a su l’imiter. Mieux, « il dribblait parfois le même défenseur deux fois d’affilée, quand bien même cela ne servait à rien. Il le faisait juste pour le plaisir ».

United remporte en 1965 le titre national, qui lui échappait depuis 1957, et remet cela en 1967. La renommée continentale de Best naît en mars 1966, lors d’un quart de finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, au stade de la Luz, à Lisbonne. Les hôtes, le Benfica d’Eusebio, y sont réputés invincibles. Ils seront laminés 5-1, Best devenant, à 19 ans, le héros de la soirée avec ses deux buts. Au coup de sifflet final, un adolescent le poursuit avec des ciseaux pour couper une mèche de ses cheveux. Le lendemain, la presse portugaise s’extasie devant ce « Beatles » qui parade en sombrero à l’aéroport.

C’est encore face à Benfica qu’il obtiendra en mai 1968 le plus prestigieux trophée de son palmarès, la Coupe d’Europe des clubs champions, cette fois à Wembley (4-1, après prolongations). Le Ballon d’or 1968 dira ne pas avoir le moindre souvenir de ce qu’il s’est passé après la finale. Déjà perdu dans un nuage éthylique.

La gloire lui a tendu tous ses pièges, courrier de ministre et sollicitations publicitaires. Son désir d’être célèbre ne le porte pas à refuser : « Si un photographe m’avait demandé de faire le poirier, je l’aurais sans doute fait. » Les gueules de bois s’additionnent et son talent ne brille plus que par intermittence – un sextuplé en Coupe d’Angleterre contre Northampton, alors en quatrième division, en février 1970.

 

 

 

Quelques anecdotes:

 

Lors de la saison 1967-1968, George Best avait parié avec Mike Summerbee, attaquant de City, l'équipe rivale de United, que le vainqueur du championnat se ferait payer le champagne par le gagnant au Manchester's Cabaret Club. Lorsque les SkyBlues ont finalement remporté le titre national, Summerbee pensait que son adversaire ne tiendrait pas parole. Mais, George Best répondit présent. "Il m'a dit 'bien joué' et on a bu un coup. Il était comme ça. Même s'il était dévasté, il ne pouvait pas me laisser tomber et gâcher ma soirée", se souvenait Summerbee. Best ne savait combattre sa tristesse et sa déception qu'en faisant la fête toute la nuit. 
 

 

 

En 1968, George Best et Manchester United laissent échapper le titre de champion d'Angleterre mais le numéro 7 des "Red Devils" est élu Joueur de l'année, une dizaine de jours avant de soulever la Coupe des clubs champions face au Benfica Lisbonne. Pour célébrer son titre de meilleur footballeur britannique, Best enchaîne les verres de vodka dans un club londonien avec son trophée toujours dans les bras et finit la nuit chez une inconnue, dans un état pitoyable et toujours déterminé à ne pas lâcher son prix. Le lendemain matin, George Best se retrouve dans les rues de Londres, la pluie tombe à seaux alors il décide de trouver un abri et s'endort pour être réveillé plus tard par un policier. Best montre à l'agent sa statuette de Joueur de l'année ce à quoi le policier répond : "Si j'étais vous, je retournerais à mon hôtel, sinon vous allez choper une pneumonie et le trophée sera posthume."

 

 

 

Même s’il avait beaucoup de respect – et d’admiration – pour Johan Cruyff, George Best se considérait comme un joueur largement plus talentueux que le triple Ballon d’Or hollandais. En 1976, le natif de Belfast avait été appelé avec la sélection nord-irlandaise pour affronter les Pays-Bas. Après seulement cinq minutes de jeu, Best avait infligé un petit pont à son rival puis il avait levé le bras au ciel une fois l’action effectuée – comme lorsqu’il inscrivait un but. Le geste n'était pas annodin. Dans le bus qui avait conduit George Best et ses coéquipiers au stade, un journaliste du Daily Express avait osé demander à l’éternel numéro 7 de Manchester United qui de lui ou de Cruyff était le meilleur. Best avait balayé la question… et promis de mettre un petit pont au joueur de l’Ajax Amsterdam dès que l’occasion se présenterait.

 

 

 

Avant de disputer un match amical de début de saison à Copenhague, George Best était tombé sous le charme d'une jolie Danoise de 21 ans, grande blonde aux yeux bleus, venue lui demander un autographe. Pour retrouver la jeune fille, le footballeur avait décidé de solliciter un journal local qui publia alors un appel à témoins et réussit à débusquer Eva Haraldsted, la groupie en question. Best la contacta et la fit venir rapidement dans le Nord de l'Angleterre. "J'étais tombé amoureux d'une paire de seins. Ca aurait pu arriver à tout le monde", expliquait alors Best qui avait parlé de grand amour un peu trop vite. Les tabloïds avaient à peine eu le temps d'annoncer les fiançailles du couple que George Best indiquait à un journal la fin de l'histoire... sans avoir pris la peine de prévenir Haraldsted. Le "Red Devil" décida de verser 500 livres à son éphémère compagne Danoise pour éviter un passage devant la justice – à l'époque la rupture de promesse demeurait un délit punit par la loi.

 

 

Son histoire avec Eva Haraldsted posa d'autres problèmes à Best. Le numéro 7 de Manchester United avait dû témoigner lors d'un procès qui visait son ami et coéquipier Paddy Crerand, coupable d'avoir défendu Best à la suite d'une altercation avec l'entourage de la Danoise dans un club. Crerand avait fait appel à George Carman, qui deviendra un avocat très reconnu outre-Manche. La veille de l'audition, ce dernier avait proposé à Best de passer la nuit chez lui pour s'assurer de la présence du Mancunien le lendemain. Mal lui en a pris. Après avoir bu des verres ensemble, Best, Carman et Malcom Wagner – coiffeur de Best qui ouvrira en 1973 la boîte de nuit "Slack Alice" à Manchester avec le footballeur – étaient rentrés saouls. Carman s'était effondré dans le canapé tandis que Best avait rejoint Mme Carman dans le lit conjugal. Deux ans plus tard, Carman avait de nouveau défendu Best dans une autre affaire. Le footballeur entretenait alors une nouvelle relation avec la femme de son avocat. Le couple finit par se séparer. 

Enfant déjà, George Best était obsédé par ses performances et voulait déjà être le meilleur. Alors qu'il jouait encore sur un terrain vague situé près de la maison de ses parents, du côté de Belfast, le futur Ballon d'or 1968 gravait chacun des buts qu'il inscrivait dans le cuir de ses chaussures, à l'aide d'une allumette. Toute sa vie, Best a conservé cette paire de crampons.
 

http://www.gqmagazin...anecdotes/30021

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=SodR5gTPvYM

 

 

 

Je vous conseille ce livre (il existe en français ;) ) : http://www.lirelespo...n-hamilton.html

 

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"L'essence d'un tour de magie réussi est toujours la feinte. Quand des pièces ou des cartes à jouer se matérialisent dans les airs et que d'autres choses apparaissent et disparaissent, ce qui nous trompe est une illusion visuelle - la capacité du magicien à retourner l'attention et à embobiner. Best leurrait de la même façon."

 

"Tout le monde croit que l'alcool a eu raison de George Best.

 C'est faux. C'est le football qui l'a détruit."


Modifié par Duncan Edwards, 18 janvier 2017 - 22:01.

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Redhouane

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Un grand merci

Surtout pour l'article sur Bryan Robson Le joueur qui a fait que je suis un fan de United grâce aux 02 buts contre la France au mondial 1982

Modifié par Redhouane, 19 janvier 2017 - 08:38.

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LE JOUR OÙ ALEX FERGUSON A FAILLI SE FAIRE VIRER…

 

 

Fin des années 1980, Alex Ferguson n’est pas encore assis confortablement sur le banc de Manchester United. Comme il le dit lui-même : « C’est la période la plus sombre de ma vie » . Avec une série de huit matchs sans victoire et une zone de relégation en forme d'épouvantail, la saison 1989-1990 est un véritable désastre. Ce match de coupe d’Angleterre du 7 janvier, contre Nottingham Forest, prendrait même l’allure d’un ultimatum lancé par ses dirigeants. Une défaite ? C’est la porte. Visiblement, personne n’en n’a jamais trouvé la clé… Souvenir. 

 

 

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« En fin de compte, ce n’était pas un si bon match que ça » . Au micro de BBC Sport, l’attaquant Mark Robins est d’un flegme étonnant. C’est pourtant lui, d’une tête rageuse, qui vient de donner la qualification àManchester United contre Nottingham Forest, au troisième tour de FA Cup. « Ce n’était pas un moment particulièrement mémorable pour moi, ni pour l’équipe. Mais c’est évident qu’il est resté longtemps dans la mémoire des gens » . Pour sûr, ce 7 janvier 1990, une pression folle pèse sur les épaules des Red Devils et de leur manager écossais AlexFerguson, 49 ans, zéro victoire depuis la mi-novembre. Pour le journaliste du Daily Express, John Bean, cette rencontre marque à coup sûr « le baroud d’honneur » de l’entraîneur mancunien. « Le résultat en coupe de United contre Nottingham Forrest est absolument crucial… Et il le sait » . Le match se joue à l’extérieur, sur le terrain hostile du City Ground. Mais à la maison, une banderole est restée accrochée sur les hauteurs de la Stretford End, la tribune côté ouest d’Old Trafford : « Trois ans d’excuses et c’est toujours la m****, Fergie » . Sur le pré, la tension est palpable. La qualité du jeu est pour le moins médiocre, presque dangereuse pour l’intégrité physique des spectateurs. « Ce match fait mal à l’œil nu. Il faut regarder le match à la télévision » , note David Lacey, cité par ESPN et plume du Guardian,présent en tribunes. Pourtant dès la reprise, d’un centre diabolique de l’extérieur du pied droit, Mark Hughes délivre un caviar pour la tête gagnante de Mark Robins, tout juste 20 ans. Score final dans la douleur : 1-0 pour Manchester. Merci Robins ? « Sir Alex a écrit un livre et, dedans, il s’est posé une question : ‘Est-ce que ce but a sauvé ma peau à la tête de Manchester ?, poursuit Mark sans amertume. Moi j’ai la réponse. Ainsi ai-je sauvé son emploi ? Oui. M’a-t-il déjà remercié pour cela ? Non, jamais » . 

 

Far West, bières et noms de famille 

Depuis son arrivée à Manchester en 1986, Alex Ferguson tente de refondre tous les aspects de la vie du club. Du centre de formation, surtout, aux méthodes d’entrainement, en passant par la culture alcoolique de certains de ces jeunes joueurs. De la bière, exclusivement. « J’ai eu du mal à me faire au changement rapide entre la liberté que nous donnait Ron Atkinson et l’approche moins ‘libérale’ de SirAlex, explique Norman Whiteside, l’un des beaux de biberons de l’effectif, dans son autobiographie Determined : The Autobiography. Peu de temps après son arrivée, alors que Fergie était allé faire des courses un après-midi lors d'un voyage du club à Bahreïn, toute l'équipe s'est enfilée quelques bières. Nos chansons et nos plaisanteries ont fait tellement de bruit qu'il a fait irruption dans le bar, claquant la porte comme dans un saloon du Far West, serrant toujours son sac à provisions. Il m’a ordonné de partir. Je me suis immédiatement excusé et dit : ‘Allez patron, prenons un taxi et rentrons à l’hôtel’. Il s’est écrié : ‘Un taxi ? Tu te fous de ma gueule, tu vas marcher petit con’. J’ai marché. Mais ça faisait quand même 7 kilomètres ! » Au début de la saison 1989-1990, Ferguson met fin aux beuveries en éjectant Whiteside et son compère des « Booze Brothers United » (surnom donné par la presse à ce duo infernal en hommage au Booze Brothers, un groupe de punk irlandais, ndlr) Paul McGrath. Au total, Alex vend seize joueurs, achète 18 nouvelles têtes et conserve seulement Bryan Robson et Mike Duxbury dans son équipe-type. Malgré tout, sur le terrain, cette nouvelle mixture ne prend guère. La période de Noël sent bon le sapin et la zone de relégation : quatre défaites et un nul en cinq matchs, un affligeant 9-0 encaissé contre Liverpool ; un titre attendu depuis 23 ans qui s’éloigne définitivement puis une méthode Ferguson « acharnée, méthodique et terne » , lit-on sur le site d’ESPN, qui ne séduit guère les fans. 

Un limogeage ? Les meilleurs managers du pays se tiennent prêts, car un ultimatum serait fixé pour le match de coupe contre Nottingham Forest. « Le match à Forest était un objectif important, ne vous méprenez pas, je ne pense pas que cette victoire ait sauvé mon emploi. Qui peut dire ce qui serait arrivé sans elle, hein ? On ne sait jamais dans le football, contre-attaque Ferguson quelques années plus tard. Une chose est sûre, cependant. Bobby Charlton n’aurait rien laissé (le changement de manager) faire. Il connaît mieux que quiconque le pouls de ce club de football, qui avait besoin de la jeunesse pour faire du bon travail » . En effet, avec Mark Robins, Deiniol Graham, Russell Beardsmore ou Lee Martin, une nouvelle génération de jeunes joueurs formés au club pointe le bout de son museau. On les appelle les « Fledglings’s Fergie » . Première génération. « Il avait toujours du temps pour nous les jeunes, et Dieu sait qu’il était très occupé, se souvient Mark Robins. Je suis arrivé au club à 16 ans, et je me suis tout de suite senti accepté.Vous le croisiez, vous le regardiez, vous aviez tout de suite compris. Puis je me demande encore aujourd’hui comment il a réussi à apprendre tous nos noms par cœur ? » Aligner autant de jeunes pouces dans un match aussi capital, quand votre survie est en jeu, qui plus est, c’est peut-être le coup de maître le plus déterminant dans la carrière de Ferguson. L’histoire d’un pari réussi. « Après le match contre Forest, les supporters applaudissent ces jeunes joueurs dans une atmosphère délirante et teintée d’une légère incrédulité, poursuit rageur David Lacey. Pour l’instant, malgré les signes avant-coureurs d’une catastrophe, un sursis heureux est offert à leur manager » .

« La période la plus sombre de ma vie » 

La catastrophe durera finalement 27 ans. Histoire pour Ferguson d’écrire les plus belles pages de son club en remportant, notamment, 13 titres nationaux et deux Ligues des champions. Un sursis de 27 ans pour 49 trophées au total. Pour ce qui reste de l’année 1990, « la période la plus sombre de ma vie » , dit-il, l’Ecossais évite le pire et termine à la 13ème place du classement. Mais comme un joli clin d’œil, il arrache la coupe d’Angleterre en finale contre Crystal Palace. Ce soir-là, les joueurs se réunissent dans une boite de nuit de Londres pour célébrer le premier titre de l’ère Ferguson. Exceptionnellement, l’alcool coule à flot. Même le « grandpa » du club Matt Busby, 80 printemps et tout sourire, est présent. « Cette nuit était magique,rappelle Bobby Charlton au Daily Mail. Le vieil homme était si heureux. Il aimait beaucoup Alex, qui a changé beaucoup de choses et posé les bases de notre succès » . Pour le Ballon d’or 1968, toute cette histoire autour du match contre Nottingham n’est finalement qu’un délire de journaliste, sans réel fondement : « Ce sont les médias qui ont fait pression pour son éviction. Ils avaient leurs petites habitudes avec l’ancien staff, leur petit confort. Mais en coulisses, il n’y avait aucune réflexion sur son avenir. Même si nous avions perdu à Nottingham Forest, rien ne serait arrivé. En aucune manière » . Pour Mark Robins, aujourd’hui entraîneur du petit club d’Huddersfield Town en deuxième division, cette confrontation n’est peut être pas le meilleur souvenir de sa carrière. Néanmoins, il se rappellera toute sa vie d’un homme assis sur son banc de touche, un grand Écossais, gouailleur, sans chewing-gum et pas encore anobli par la reine d’Angleterre. Le prototype parfait d’une future légende : « Dès le premier jour, j’ai su qu’il entraînerait jusqu'à son dernier souffle » . 

 

 

 

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#17
MacLeod

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Quand on y repense, à quoi ça tient parfois un statut de légende absolue...


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#18
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Sur Alex la référence absolue du management

#19
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Comme quoi parfois l'histoire se joue à rien du tout.

 

Je ne l'ai pas connu (j'étais encore un spermatozoïde à l'époque :P ), mais je me suis rematé la 38ème journée de PL d'Arsenal de 1989 il y a quelques mois. Un match d'anthologie. Pour le petit cours d'histoire, Arsenal et Liverpool sont au coude à coude pour remporter le titre cette année là et le hasard a voulu que le dernier match de la saison voit les Reds accueillir les Gunners, quelques semaines seulement après la tragédie d'Hillsborough. Pour qu'Arsenal soit sacré champion, il faut impérativement l'emporter par deux buts d'écart. Alan Smith a ouvert la marque en première période pour Arsenal. On joue la 90ème minute, les supporters des Reds fêtent déjà leur titre de champion dans les tribunes. Un peu trop tôt, puisque Lee Dixon adresse le ballon à Alan Smith qui remise instantanément pour Michael Thomas qui marque et entre dans la légende à quelque secondes du coup de sifflet finale.

 

C'est un contexte totalement différent, mais comme pour Fergie il s'en est fallu de peu. C'est aussi ce qui rend le football si attrayant. Parfois, ça se joue vraiment à rien du tout. 


Modifié par Calum, 19 janvier 2017 - 18:34.

"Le fanatisme conduit irrémédiablement les hommes à commettre des actes d'une rare sauvagerie"

"Pourquoi adopterais-je une religion ? La religion divise les peuples. Seule la foi permet de les unifier"

"Parmi tous les maux de l'humanité, c'est au nom de la religion qu'on dénombre le plus de victimes"


#20
MacLeod

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Ne t'inquiètes pas Calum, un jour tu vivras peut-être un titre de champion d'Arsenal en direct. :P


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